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 [TERMINER] Une découverte innatendue...

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Délégation Elfique - Imprévisible Incarnation de la Magie Chaotique et Vagabonde

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MessageSujet: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Jeu 6 Aoû - 21:33

Se promener hors du Bois Immortel, hors des Forêts Elfiques, devenait décidément une habitude pour lui, ses temps-ci. Bien sûr, il ne s'était pas encore aventuré au-delà du couvert des autres arbres... Autrement dit, il était resté dans les bois, faisant juste quelques brèves incursions dans les plaines herbeuses et désertes. Il n'était pas près encore à s'aventurer dans les villages Humains, et moins encore dans les aberrations qu'ils appelaient « cité »... C'étaient en vérité d'horribles cimetière de pierre et de bois, arraché à une nature qui ne leur avait rien fait, sur des endroits jadis fertiles, ou, bien pire encore, sur le site de vertes forêts qu'ils avaient rasées pour pouvoir y construire leurs soit-disant villes...

Comme on pouvait le voir, Gil-Galad Vorondwë, Magicien personnel du Roi des Elfes Llandon, ne portait pas le Peuple des Hommes dans son coeur, bien loin de là. C'étaient des êtres rustres et irréfléchis, bien trop sots pour réguler leur population naturellement. Ils avaient donc recours aux guerres pour éviter de se marcher les uns sur les autres au bout de quelques unes de leurs ridiculement courtes générations, et ce sans même s'en rendre compte. Le problème, c'était qu'ils détruisaient tout autour d'eux dans ces conflits meurtriers, qu'ils ravageaient les plantes, tuaient les animaux et teintaient de pourpre la terre entière... Enfin, ça et le problème numéros deux : malgré tout, ils continuaient de croître à grande vitesse...

Les Humains étaient pire, bien pire que des animaux. Seuls les Fomoires étaient plus vils qu'eux. A vrai dire, il les considérait un peu comme l'étape entre eux et sa propre race. Une étape non nécessaire, bien sûr. Mais ils posaient un problème différent de celui des Fomoires, qui méritaient juste d'être éradiqué, peut-être après qu'on ait sondé les profondeurs de leur Magie pour ajouter tout ce qui n'était pas maléfiques aux arcanes elfiques. Contrôler le feu pourrait être utile dans les rares cas d'incendies forestiers qu'on ne parvenait pas encore à réprimer de façon satisfaisante. Car ceux qui avaient brisé la Massue de Dagda bien des années plus tôt ne méritaient pas mieux que l'effacement pure et simple.

Pas ceux qui avaient reçu l'Epée de Nuada. Le Mage l'avait longtemps pensé mais en fait non. Certains étaient suffisamment civilisés pour donner une conversation intelligente, et sans doutes auraient-ils été plus intéressant encore s'ils avaient eu un cadre satisfaisant... C'était donc une réforme dont cette espèce sans nul doute possible inférieure avait besoin. Mais ce n'était pas lui, Gil-Galad, qui allait s'en charger. Pas de sa propre volonté, en tout cas. Si son Souverain jugeait bon de s'impliquer dans ce genre de choses, il exécuterait ses ordres, bien entendu. Comme toujours et dans tous les domaines... Mais le Magicien ne pensait pas que cela arriverait... Détruire les Hommes, peut-être, les encadré, c'aurait été étonnant...

Voilà comment songeait notre héros tout de noir vêtu en avançant dans les bois. Il s'arrêta de penser et de marcher en arrivant devant un sentier, un sentier Humain, bien sûr. Quel besoin les Elfes auraient-ils eu besoin de sentier, eux qui savaient avancer parmi les arbres comme personne, que ce soit entre eux ou sur eux ? Un instant, il hésita à l'emprunter, puis se dit qu'il lui faudrait bien le faire quand il viendrait avec la Délégation. Il devrait même marcher sur leurs routes hors des forêts, résider dans leurs agglomérations, sentir cette vie perdue, cette absence de vie... En comparaison de cela, qu'était-ce donc que de marcher sur ce simple sentier ? D'autant que ce n'était pas la peur qui l'habitait, oh non ! C'était plutôt une sorte de dégoût...

Toujours est-il que c'est ainsi qu'il arriva jusqu'à un bâtiment en ruine. Après examen, il s'avéra que c'était un vestige de cette nouvelle religion, une « chapelle », comme ils disaient, où on prêchait la parole de « Jésus » le « Christ » qui pouvait soit disant vaincre la mort... Bah, un beau tissu d'imbécilité, oui ! Gil-Galad pouvait admettre que ce Jésus ait vécu, qu'il ait fait tout ce qu'on disait qu'il avait fait. Les Humains aussi devaient bien avoir leurs propres Mages, et peut-être même que certains étaient doués, assez pour faire tout ça. Mais ressuscité... Non. A la limite, il était possible qu'il ne soit pas vraiment mort, qu'on l'ait cru mort et qu'il se soit lancé un puissant sort de soin. Oui, ça l'était, mais ça n'avait rien de « divin », en tout cas...

Par curiosité, parce qu'il n'avait jamais vu un de leur lieu de culte en détail, même abandonné, le Magicien entra dans le bâtiment. Son regard couleur océan balaya la pièce. Buta sur toute une série de détail. Revint sur l'un d'entre eux. Un homme, un homme gravement blessé, qui gisait contre un mur. Un Humain, bien entendu. Juste un Humain... Pourtant il restait Mage, il restait Elfe. Il s'avança pour l'aider. Ca faisait partie de sa vocation. Et puis ses yeux trouvèrent autre chose. Prêt de l'inconnu, une épée. Mais pas n'importe quelle épée. Il était Mage, il était Elfe... Il était Gil-Galad Vorondwë. Et parce qu'il était tout cela il vit immédiatement que c'était l'Epée. L'unique. Le cadeau de Nuada au Peuple des Hommes.

Et d'un coup il eût beaucoup moins envie d'aider cet inconnu qui ne l'était pas vraiment. Non pas qu'il en ait eu vraiment envie dès le départ, mais maintenant bien moins qu'avant... Car il n'y avait qu'un homme pour être aussi prêt de cette Epée que son peuple appelait Excalibur. Son Porteur : Arthur Pendragon. En gravant les traits du Roi de Bretagne dans son esprit, notre héros se demanda s'il ne devrait pas plutôt l'achever. Il était la source de tous ses problèmes... Sans Arthur plus personne pour demander à la Délégation Elfique de venir, donc pour le forcer à quitter sa forêt. Sans Arthur plus de quête du Chaudron de Dagda, du « Graal » pour tourmenter sa Race. Sans Arthur plus de guerre pour déchirer les Humains en incommodant les Elfes.

Car si Arthur disparaissait, comme ça, sans que personne ne le retrouve jamais ni lui ni son Epée, le Royaume de Bretagne volerait en éclat. Morgane arracherait la victoire, installerait son fils bâtard sur le trône et ferait régner une paix comme il l'entendait chez de pareilles êtres, une paix basée sur la peur. Un sourire naquit sur ses lèvres. Il y avait mieux. Offrir cet homme à sa demi-soeur pourrait donné une base à une paix durable entre les Elfes et les Hommes. Il serait bien plus enrichissant de traiter avec une Enchantresse qu'avec un vulgaire guerrier, qui n'avait de pouvoir que par son artefact, un pouvoir très limité puisqu'il avait été vaincu et laissé pour mort dans les ruines de cette chapelle.

Oui, il n'avait aucune raison de sauver cet homme, que du contraire. S'il avait répugné au meurtre, il aurait même pu ne faire que le laisser mourir-là. Mais il n'avait plus ce genre de tabous depuis longtemps, aussi tendit-il la main pour prononcer un sortilège de mort... Puis se ravisa. Ce fût un souvenir qui stoppa son élan, celui d'une petite Humaine, qui lui avait fait voir que cette race n'était peut-être pas totalement perdue, mais sa logique l'écarta aussitôt, au point qu'il fût oublié dans les brumes de son esprit tortueux. Sauver la vie d'Arthur pourrait bel et bien avoir un intérêt, lors des négociations. Morgane était sans merci, comme il convient de l'être... Lui avait un absurde sens de l'honneur exacerbé, ce fils de Pendragon, ce bâtard couronné.

Il serait bien plus facile pour le Roi de tirer profit de la reconnaissance de celui-là. Cette pensée fini de lui faire baisser la main. Il n'avait pas le droit d'agir ainsi sur les plans du Roi, c'aurait-été folie, surtout quand, comme c'était le cas à présent, il pouvait voir des avantages aux deux actes. Sans cette histoire de Délégation, sans doute la vie du souverain de Bretagne se serait-elle arrêtée là... Puisqu'il y allait avoir négociation, elle fût donc sauvée. Une fois une décision prise, ce n'était pas le genre de Gil-Galad d'hésiter plus longtemps. Il s'agenouilla à moitié près d'Arthur et ce mit à chanter. Car tous ses sorts de soin étaient des chants. Celui-là, un soin d'ensemble, massif et puissant tout en aillant cette délicatesse propre aux arcanes elfiques, était aussi de toute beauté...

Ainsi le son merveilleux retentit-il sous les voûtes du temple de cette absurde religion qu'était la foi chrétienne. Car sa voix était belle quand il chantait la Magie. Comme tout acte de Magie qu'il accomplissait... Magnifique. Il entendit le souffle de l'Humain se rétablir, et puis vit ses yeux s'ouvrir, continuant son chant pour finir de réparer la masse des dégâts infligés au monarque.

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Dernière édition par Gil-Galad Vorondwë le Mer 19 Aoû - 20:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Ven 7 Aoû - 15:02

Notre héros chanta longtemps sur le corps d'Arthur Pendragon, Roi de Bretagne, avant que celui-ci ne puisse ouvrir les yeux. Il chanta en modulant la Magie autant par l'esprit que par la voix, et la tâche était ardue, car l'Humain était gravement blessé. Mais il était Gil-Galad, Gil-Galad Vorondwë... Il était le Magicien du Roi Llandon, Souverain des Elfes, et il était le meilleur des meilleurs parmi tous ceux du Beau Peuple. Il ne connaissait pas le mot défaite, et l'échec était pour lui une notion abstraite, qu'il avait observé chez les autres seulement. Si profondes que soient les plaies, si mortels qu'aient été les coups, l'homme était encore en vie quand il l'avait trouvé, et il le resterait ! Il s'était décidé à temps... Mais pas de beaucoup.

Quand il ouvrit les yeux, le Mage le considéra comme sauvé... S'il ne s'arrêtait pas là. Le chant continua donc à dérouler ses notes dans le bâtiment vide et froid. Notre héros avait une conscience aiguë de ce qu'il réparait, et il se demanda ce qui avait pu causer de pareilles blessures, surtout à un homme armé de l'Epée de Nuada. Ce n'était pas un autre Humain, car ce n'étaient pas des plaies causés par une lame. Aucun animaux des bois n'aurait pu faire cela, même enragé ou poussé par la faim profonde, même en meute, aucun loup, aucun ours, aucun lynx... Il le savait, car en bon Elfe qu'il était il connaissait la Nature et ses enfants. Il parlait avec eux, il avait découvert leur forces, leurs faiblesses... Et leurs capacités.

C'était donc l'acte d'un être « conscient ». Puisqu'il avait écarté les Humains, et qu'il pouvait le faire aussi pour les Elfes, fusent-ils Gris, il ne restait pas grand choix... Gil-Galad n'était pas un expert des Fomoires, mais il en savait assez pour voir que ce n'était pas de leur fait non plus. Même eux n'avaient pas la bestialité nécessaire pour cela. Restaient donc les Créatures du Sidh... Mais laquelle ? Car les races étaient variées dans ce Peuple-là. Certaines, comme les Sylphes et les Sylphides, valaient autant que les siens, d'autres étaient des animaux à peine plus nobles que les autres... En l'état, le Magicien aurait plutôt penché pour un Bisclaveret... Avec leur puissance et leur résistance, un d'entre eux aurait pu autant amoché Arthur, même avec l'Epée...

Oui, c'était parfaitement logique... Sauf que le Breton était encore en vie et que le corps du Bisclaveret n'était pas visible... Pourquoi donc aurait-il laissé son adversaire en vie, si on pouvait appeler ça comme ça ? Ca devait avoir un rapport avec sa partie « conscient », il ne voyait pas d'autres explications. Il était d'ailleurs bien décidé à demander des explications à son patient quand il serait en état, Roi ou pas Roi, car il n'était qu'un monarque mortel...

« Merci... »

Un mot unique, prononcé avec douceur et non sans faiblesse. Le Mage hocha une fois la tête pour faire signe qu'il avait entendu, n'interrompant pas son sort, même s'il variait au fil du temps et de la guérison. S'il s'arrêtait, il devrait probablement en recommencer une partie, et tout cela ne serait pas à l'avantage de l'homme qui gisait prêt de lui. De longues minutes passèrent encore, et Gil-Galad fini par poser les deux genoux à terre, les mains toujours au-dessus d'Arthur. Quelle scène étrange, tout de même... Si on lui avait prédit qu'il en viendrait à soigner cet Humain-là entre tous, il aurait probablement rit au nez du prophète en lui conseillant d'aller faire réviser ses pouvoirs ou les sources qui lui faisaient dire pareille folie.

Mais il le faisait tout de même, et, en Magie, ce qu'il faisait il le faisait bien. Même si sa voix était beaucoup moins sûre en chantant les derniers mots qu'elle ne l'avait été en commancant, il finit par baisser les mains et admirer son travail. Beaucoup de blessures avaient disparues, beaucoup d'autres formaient des cicatrices vouées à disparaître rapidement, et peut-être qu'une ou deux demanderaient encore un peu d'attention, une autre formule de guérison ou des soins plus classiques... Là, il n'avait plus de force à gaspiller pour elles, car elles ne mettaient plus l'homme en danger, ni même ne risquaient de lui donner un handicap permanent. Il glissa à côté de lui et se laissa aller contre le mur de pierre, reprenant son souffle pendant un bon moment.

« Vous pouvez en effet me remercier, Humain. Vous étiez bien loin, et sans mon intervention, vous auriez été perdu... Si j'étais arrivé un peu plus tard, il est même possible que j'aurais échoué à vous sauver. »

Sa voix était sans amitié, mais sans haine non plus, ni mépris ce qui était plus étonnant de sa part... Elle était surtout fatiguée, peut-être même épuisée.

« Ce ne fût pas une guérison facile, et vous avez eu beaucoup de chance... Un autre que moi vous aurait peut-être laissé échapper. »

Nulle arrogance dans ses paroles, ni même la fierté qui les auraient teinté habituellement. Juste l'énoncé d'un simple fait... Il ferma les yeux quelques instants en silence, puis se reprit en regardant à nouveau son patient de ce regard océanique qui était le sien.

« Vous excuserez, j'espère, mon manque de cérémonie, Roi Arthur. Je n'ai jamais été un courtisan, et les circonstances ne se prêtaient pas vraiment aux cérémoniels que les souverains Humains jugent généralement bon qu'on adopte à leur cour. »

Un peu de son ironie habituelle était revenue, signe qu'il se remettait, mais ce n'était encore qu'une ombre de ce qu'il aurait dit et fait en temps normal.

« J'ai aussi bien peur que vous habits soient perdus... Je ne suis pas un couturier, et je n'ai plus assez d'énergie pour réparer cela... Pas plus que je n'en ai pour finalisé certaines de vos blessures... J'y regarderai plus tard, et je vous conseille de voir un guérisseur quand vous serez revenu dans votre... château... »

Le dernier mot avait été craché avec mépris, car il ne pouvait rien imaginer de pire au monde que cet amoncellement de rocher qui avait coûté tant de vie à la Nature... Pourtant cela ne se ressentit pas dans le reste de ses paroles, ni celles qu'il prononça avant, ni celle d'après, encore que les dernières pétillaient d'une pointe d'ironie.

« Autre chose pour le service de sa majesté ? »

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MessageSujet: Re: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Sam 8 Aoû - 20:53

Gil-Galad regarda l'Humain se remettre debout avec difficulté, lâchant au passage un gémissement. Il avait de la force de volonté, notre héros devait bien l'admettre, mais il était Roi parmi le Peuple des Hommes... Il était à près logique que de tels êtres soient plus décidés que les autres, pour arracher le pouvoir par la force. Et puis celui-là, Arthur, possédait l'Epée, l'Epée de Nuada, cadeau des Dieux mourant aux Humains mortels, si fragiles et éphémères. Les artefacts de ce genre ne devaient pas rester bien longtemps aux mains des premiers venus. Après tous, c'était aux Souverains du Peuple Elfique, aux ancêtres du Roi Llandon, son respecté Monarque, qu'était revenue la responsabilité de cacher le Chaudron de Dagda...

Cette pensée lui rappela que ce Pandragon voulait justement s'emparer du Chaudron, de cette relique qui n'appartenait ni à lui ni à sa Race ! Il aurait dû se contenter de son « Excalibur » et ne pas tenter de chercher le soit-disant « Graal »... Mais les membres de cette maudite fratrie semblaient vouloir à tout prix s'accaparer les dons du Grand Alchimiste... Ce qui n'arriverait jamais. Car le Mage savait bien que son Roi ne laisserait jamais le cadeau jadis fait aux Elfes tomber entre ses mains. Non seulement parce qu'il était à eux, en bien propre pour l'éternité, mais aussi pour toute la puissance qu'il recelait. Si même le Beau Peuple ne s'était pas jugé digne de l'utiliser, comment diable les Humains le pourraient-ils ?

Il était possible, mais ô combien improbable, que cet homme qui venait à présent de faire quelques pas pour se laisser tomber sur un banc soit assez digne de confiance pour user du Chaudron. C'était folie pure que de le penser, mais même si ça avait été le cas, combien de temps aurait-il pu garder cette confiance ? Ses années toucheraient si vite à leur terme ! Et ses enfants pourraient bien être les pires des scélérats... C'était entre autres pour cela que les miracles de Dagda ne devaient jamais tomber entre les mains des Humains si éphémères et inconstants. Les Elfes savaient, les Elfes perduraient, les Elfes se souvenaient. Ils avaient vu tant d'erreurs des Hommes ! Comment donc avoir confiance en eux ?

Mais de tout cela, cet homme qu'il venait de ramener des frontières de la Nuit ne le comprenait pas... Le Roi Llandon saurait bien lui montrer, en prenant le plus grand avantage pour lui-même, et donc pour le Beau Peuple. Car, dans l'esprit de Gil-Galad, bien-être des Elfes et bien-être du Monarque se mêlaient au point qu'il ne les considérait plus comme deux choses séparées... Pourtant, avant qu'il puisse approfondir ces pensées, l'Humain le sortit de ses réflexions en se levant brusquement... pour être forcé de se rattraper quelques instants plus tard...

"Ma Dame..."

Sa Dame ? Sa Reine voulait-il dire ? Guenièvre, si notre héros ne se trompait pas... Avait-il rêver d'elle dans son délire ? Il savait que la psyché de certaines personnes avaient des visions quand ils frôlaient la mort... Ou bien avait-il eu la folie d'affronter le Bisclaveret pour lui laisser le temps de fuir ? C'était possible connaissant les Hommes, mais il aurait aussi bien pu combattre la Créature par pur esprit... « Chevalresque » ? Oui, ce devait être ce mot...

"Elfe, je vous remercie pour ce que vous avez fait et comme vous l'avait dit, je suis Arthur Pendragon, roi de Bretagne. Je n'aurais jamais cru que vous m'aideriez alors que vous ne m'appréciez guère mais je vous suis redevable. Laissons de coté les titres. Nous ne sommes pas à la cour et d'ailleurs, je ne les ai jamais vraiment apprécié. Appelez moi Arthur, cela suffira"

L'homme se releva, le souffle court, et porta son regard sur l'Epée... Le Magicien resta donc silencieux, respectant l'instant où le Roi de Bretagne regardait l'emblème de son pouvoir qui était surtout, aux yeux de l'Elfe, une relique de la Magie des anciens Dieux. Ors, divine ou non, il n'était rien dans l'immensité des univers qu'il aimait autant que la Magie. Il fût donc étonné d'entendre l'Humain remercier son arme... Presque malgré lui, il dût admettre que l'autre remontait dans son estime... Peut-être qu'Aerin avait raison, peut-être l'avait-il jugé un peu trop vite... Mais les erreurs dans son jugement ne devaient pas être grandes, il en était certain.

« Bien... Arthur donc. Voilà une familiarité à laquelle je ne me serais pas attendu de la part d'un Roi Humain. En ce cas appelez-moi Gil-Galad, et puisque vous vous êtes présenté, laissez-moi vous rendre la pareille. »

Notre héros considéra l'état de ses forces qui se régénéraient rapidement, la fatigue qui s'était insinué dans son corps depuis son âme ainsi que la lassitude de son esprit, et abandonna dans l'immédiat l'idée de ce remettre sur ses jambes... Ca pouvait attendre encore un peu.

« Sachez donc que je suis Gil-Galad Vorondwë, magicien personnel du Roi Llandon... Sachez aussi que j'aurais bientôt l'occasion de vous rendre visite, bien malgré moi je vous l'assure... »

Un sourire passa sur son visage et dans sa voix pendant sa dernière phrase. Malgré sa fin il n'y avait aucune amertume... Il avait eu l'occasion de démanteler la Bretagne par la mort de son chef laissé sans héritier, et l'avait laissé passé... Le temps de l'amertume l'était donc aussi, passé...

« Et puis... Même si je sais que c'étaient des paroles de gratitudes et que je ne m'en offusquerai donc pas, sachez encore que mes sentiments pour vous n'ont aucune place dans mon aide. Je suis un Mage, un Mage Elfique... Si vous ignorez ce que cela impliquez, apprenez que j'ai prêté serment de préserver la Vie autant que possible. Vous êtes peut-être un Humain, et bien des morts aurraient peut-être été évitée par votre trépas, mais je ne puis en être certain. Vous êtes un être vivant comme les arbres de la forêt, les poissons de la rivière ou les oiseaux du ciel. Il n'y avait aucune raison pour que vous mouriez, je vous ai donc ramené... C'est tout... »

Essoufflé d'avoir dit tant de choses d'un seul coup, le Magicien s'arrêta pour respirer un peu... Puis sourit encore.

« D'après ce que j'en ai compris ce n'est pas si différent de vos serments de Chevalerie. J'ai choisi il y a longtemps de cela d'embrasser la voie du Mage pour aider tout en chacun et faire avancer la quête infinie qu'est la Magie... Je suis un adepte de la découverte plus que de l'aide, mais ce n'est pas pour autant que je ne suis pas adepte d'aider les autres... Le fait qu'à cause de vous je vais devoir quitter mes forêts pour la première fois alors que je m'en serait bien passé, pour une cause totalement vaine, ne pèse pas grand-chose en face de cela... »

Rassemblant finalement ses forces, car il s'était dans un sens indigne d'être effondré devant cet Humain debout, Gil-Galad se remit debout tant bien que mal, s'appuyant toujours un peu contre le mur de pierre solide derrière lui.

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MessageSujet: Re: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Mar 11 Aoû - 21:23

Arthur, qui était visiblement encore épuisé par son épreuve contre la mort, fini par enfuir son visage entre ses mains, apparemment tourmenté... Etait-ce ses semi-reproches, qui n'en étaient pas vraiment, parlant des morts qu'il aurait possiblement pu éviter en ne le sauvant pas qui le mettaient dans cet état ? Que les Humains étaient émotifs ! Comme des enfants... Mais ils n'avaient pas vraiment le temps d'être des enfants dans leur si courte jeunesse, et leur vie tout aussi éphémère était une bien mince période pour s'affirmer et devenir pleinement adulte... Lui-même n'était devenu ce qu'il était qu'apèrs cent ans d'errances indésices et incertaines...

"Je..."

Frapper par l'émotion, selon toute probabilité, le Roi de Bretagne s'interompit et tourna vers notre héros un regard ou brillait l'amorce de larmes... Oh non... Il n'allait pas se mettre à pleurer, quand-même ! Aller quoi, il était souverain des Hommes, il n'allait pas faire ça ! S'aurait été humiliant, gênant pour les négociations... Mais un Humain ne pouvait pas faire un truc pareille, non ? Gil-Galad n'aimait pas vraiment être témoin de ce genre de choses. Lui-même étant très peu sentimental... La plupart du temps, tout du moins...

"Croyez-vous que cela m'enchante de prendre des décisions qui ont couté la vie à d'innombrables personnes ? Croyez-vous qu'en haut de mon trône, cela ne me touche pas ? Je n'ai jamais souhaité une telle vie mais les dieux en ont décidé autrement. Le peuple de Bretagne réclamait un roi et en tirant Excalibur, mon destin fut scéllé. Je fais mon possible malgré le sang qui coule sur mes mains..."

Et à cette dernière phrase il laissa couler une larme sur sa joue... Bon, une seule, c'était déjà ça. Là, sans doutes notre Mage aurait-il dû prononcer des paroles de réconfort emplies de la sagesse d'un Peuple tellement supérieur à celui de son interlocuteur. Mais il était fatigué, car la Magie, même pour lui, demandait de grands efforts, et le réconfort n'avait jamais été sa tasse de thè de toute façon... Il parla donc franchement, en partie par fatigue, en partie par sa propre nature.

« Cela leur est sûrement d'un grand réconfort... A tous ces gens qui sont mort, à tous ceux qui mourront, à ceux qui on perdu ou perdront un proche dans votre petite querelle de famille... De savoir que vous avez fait « votre possible » pour les sauver malgré votre échec... Si toutefois Mort et Tristesse peuvent reculer devant un si maigre réconfort... »

Ses paroles étaient dénués du mépris et de l'ironie qu'elles auraient eu s'il les avaient plus réfléchit, mais n'avaient non plus aucune chaleur à offrir...

« Vous avez choisit d'être Roi, Arthur... Malgré tout ce que vous dites. Vous avez tiré l'Epée de Nuada du rocher, vous l'avez brandie, vous avez rêvé de pouvoir ! On a toujours le choix, ô Pendragon, toujours. Vous auriez pu refuser la courone, ne jamais vous approcher de cette lame, la remettre au rocher et nier l'avoir jamais enlevé de là. Les Dieux ne décident pour personne, pour peu qu'il y ait des Dieux, ce dont je doutes... Jamais je n'ai eu de preuve que quelqu'un ait prit la place du Grand Alchimiste et de sa Cour après qu'ils soient passé dans les enfants du Sidh. On vous offre un choix, et c'est vous qui avez décidé, Arthur, juste vous... »

Gil-Galad ne croyait pas au destin ou à la prédestination. On était ce qu'on était, on faisait ce qu'on faisait... Et rien n'était jamais immuable.

« Vous avez aussi choisit comment règner. Vous avez été clément, si clément envers votre soeur ! Vous l'avez si facilement laisser survivre et partir, sans pour autant renoncer à la combattre. Vous avez choisit de ne pas la décapiter à l'instant même où elle vous a fait connaître ses prétentions, vous avez choisit d'être clément... Un Roi juste et bon, voilà ce que vous semblez vouloir être, mais vous êtes faible, si faible sur bien des points... »

Maintenant qu'il avait commencé, les paroles sortaient, sans haine certes mais avec régularité, fruit de longues réflexions d'un homme qui se voyait contrait de quitter tout ce qu'il avait toujours connu pour un voyage futile, à cause de sa fidélité et de la folie de celui qui ce tenait devant lui.

« Vous, encore vous, choisisez de vous accrochez à ce pouvoir que vous prétendez ne pas vouloir. Vous choisisiez de risquer la colère des Elfes pour sauvegarder votre confort. Car vous n'aurez jamais le Chaudron de Dagda. Jamais. Les pouvoirs du Grand Alchimiste ne sont pas fait pour cette terre. Et certainement pas pour les Humains. Nous demandons-vous le don de Nuada ? Allons nous chercher la Lance au Sidh, voulons-nous trouver la Pierre de Fael ? Rien de tout cela... Vous devriez vous contenter de ce qui est à vous si vous voulez absolument garder votre trône, et ne pas chercher à dérober ce qui n'est pas à vous et ne le sera jamais. D'autant que vous vous perdirez vite dans les limbes du savoir... »

Les Rois Elfes, plus sages, plus forts, plus grands que lui, ô combien plus, y avait renonçé... Ne voyait-il pas sa folie ?

« Accablez votre soeur, votre destin si vous voulez, mais vous pourriez mettre fin à cette guerre, aujourd'hui. Qu'est-ce qui vous empêche d'abdiquer le trône à votre fils, Arthur Pendragon. Serait-il bâtard... comme vous ? Fruit d'une union nons consetie par les deux parties... comme vous ? Né de la tromperie... comme vous ? Aurait-il été influancé par les mots d'une adepte des Enchantements... comme vous ? Est-il si différent de vous ? Avez vous une preuve, une seule, qu'il soit un monstre ou un incompétent ? Que vous valez mieux que lui ? Lui avez vous seulement parler comme un père parle à son fils ? Non, Arthur fils d'Uther, non... Vous n'avez jamais essayer une de ces choses. Vous préférez vous accrocher à ce que vous avez, vous y accrocher avec désespoir, et laisser l'occasion à l'amertume de grandir chez un enfant rejeté par son père... »

Logique. Logique pure, voilà ce que c'était. Gil-Galad ne comprenait pas, n'avait jamais comprit, le comportement de celui qu'il avait sauvé. Il ne voyait qu'une motivation possible : la soif de pouvoir des Humains.

« Je vais vous dire une chose, Roi de Bretagne... Si j'étais arrivé trop tard, si je n'avais pu vous sauver, j'aurais prit votre corps et votre épée, et je me serais arrangé pour les faire parvenir à Morgane, pour que tout ceci prenne fin. Mais je suis arrivé à temps, et j'ai choisit de vous soigner malgré cela... Tant que vous et votre soeur serez tous les deux en vie et ennemis, la paix ne règnera jamais dans votre royaume. Voilà la simple vérité... »

HRP/Bug du correcteur, désolé pour les fautes.../HRP

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MessageSujet: Re: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Sam 15 Aoû - 22:04

Après être resté un instant immobile, Arthur se releva, visiblement habité par une force nouvelle. Détermination ? Résolution ? Haine ? Notre héros n'aurait sû le dire, il ne parvenait pas à percevoir clairement le Chant de l'homme, que se soit à cause de sa fatigue ou d'autre chose... D'ailleurs, vu le peu de force qui lui étaient revenue, il ne pourrait pas faire grand-chose contre l'Epée de Nuada s'il décidait de l'attaquer. Pourtant il se redressa, arrêtant de s'appuier au mur, soutenu par la fierté, par cet orgeuil qui était le sien, et qui lui commendait de faire face debout, et de mourir ainsi s'il n'avait pas d'autres choix en ce jour. Ses dernières forces seraient alors consacrées à un appel... Si toutefois le Pendragon voulait bel et bien le tuer...

"Si je suis trop faible pour diriger un peuple avec bonté et justice, si vous pensez que mort, je serais plus utile au royaume de Bretagne, vous n'avez qu'à offrir mon épée et ma tête à Morgane."

Tout en parlant, il lui tendit sa fameuse lame, ce cadeau d'un Dieu aux Humains. Et, machinalement, Gil-Galad la prit. Au moment où elle fût dans sa main, il perçu une puissance contenue, et un instant il la convoita, avant de comprendre qu'elle n'était pas pour lui. Non, définitivement pas. Alors il lu aussi autre chose. Le Chant d'Arthur. Et dedans il vit sincérité et détermination.

"Mais sachez une chose elfe, je ne déroberai jamais un artefact à aucun des peuples, jamais je n'aurai tué ma soeur de sang froid car mon sang coule dans ses veines et jamais je ne laisserai mon fils gouverné ce peuple par la peur. Je n'ai jamais souhaité le pouvoir, je ne voulais que le bien de mon peuple. Si cela vous semble ridicule, c'est que vous êtes sans coeur alors que au fond de vous, vous agissez de la sorte pour le peuple elfe. Nous sommes semblables sur ce point. Nous voulons offrir le meilleur pour nos peuples. Maintenant, faites votre office vous qui nous jugez sans nous connaître."

Le Mage réfléchit. Longuement. Pesant le pour et le contre, car s'il était bien des choses il n'était pas impulsif. Sa mort résoudrait tant de choses ! Plus de voyage, plus besoin de quitter son havre bien-aimé. Un bon bain de sang le temps que les Bretons reconnaissent son rejeton comme Roi, Excalibur à la main, puis la paix. Plus d'idiots qui viennent se perdre dans les bois. Un souverain Humain qui aurait été élevé dans une idée plus saine que celle de pouvoir imposé la paix aux Hommes avec de jolies paroles. Il leva l'Epée avec une facilité qui l'aurait étonné dans un autre contexte... Puis la rabaissa. Pour son Chant. Parce qu'il était Gil-Galad, et qu'il n'avait jamais été Roi... Bourreau souvent, juge à l'occasion... Mais...

« Je devrais vous tuer... Sans vous plus de guerre, plus de sang... Sans vous je ne serais plus obligé de quitter mon foyer pour cette monstruosité de pierre que vous osés appeler une Cité. Tout serait tellement plus simple... »

Il hésita encore un instant, et un souvenir remonta brusquement. Il avait aussi envisagé de le tuer, un peu plus tôt. Pourtant il l'avait soigné à sa place. Parce que ce n'était pas à lui de décider de sa vie ou de sa mort, pas ici, pas aujourd'hui. Il sourit et lui rendit son arme.

« Mais je ne puis. Ce n'est pas mon office, comme vous le dites si bien. Pas maintenant. Parce que vous êtes sincère, et que vous n'êtes pas une menace pour les miens. Pas une vraie menace. C'est au Roi de dire s'il faut vous tuer ou pas. Moi je ne suis que le modeste outil de sa volonté et de son jugement. Il n'en a jamais été autrement, et sans doutes est-ce mieux ainsi. »

Oui, il le pensait vraiment. Lui non plus n'avait jamais voulu le pouvoir, tout simplement parce qu'il savait ne pas être le mieux qualifié pour l'exercer.

« Toutefois vos paroles sont étranges, Roi de Bretagne... D'un côté vous ne voulez pas que votre fils gouverne par la peur, mais de l'autre vous n'avez jamais chercher à le rencontrer pour tenter de le rallier à votre cause... Car si vous refusez de faire couler le sang des vôtres, je vois mal comment vous pourriez les combatre par l'épée, lui et sa mère, toute enchantée que fût votre lame. Il ne vous reste donc plus que les mots, et à votre place je ne les sous-estimerais pas. Les mots portent bien des Magies, celle des Mages et Enchanteurs, certes, mais bien d'autres encore. »

Bien sûr, il ne parlait pas d'expérience, car il était loin d'être un grand diplomate. Mais là encore il prenait le seul point de référence qu'il avait, le meilleur de tous : son propre monarque, qui maniait les mots comme personne. Combien de conflits l'avait-il vu résoudre ainsi ? ... Et combien qui n'avaient pu l'être malgré tout, et où il avait dû faire jouer ses Arts ?

« N'oubliez pas que c'est encore un enfant, malgré son corps... Quand à votre soeur, je crains que finalement vous n'aillez pas le choix. Dites-moi, Arthur Pendragon, les liens du sang entre une traîtresse et vous seraient ils plus importants que le bien-être de votre peuple ? Vous avez dit que nous partagions ce soucis, et dans un sens vous avez raison... Mais si pour sauver des centaines d'Elfes il me falait tuer un seul fou sanglant, je n'hésiterais pas, tout proche de moi que fût ce fou... »

Pourquoi dire tout cela ? Il ne savait pas vraiment. Peut-être pour comprendre ce qui motivait cet homme...

« Et puis il y a une dernière chose... Pourquoi envoyer vos chevaliers aux quatre vents pour rechercher le Chaudron si vous ne voulez pas nous le dérober ? Si vous le trouvez et que vous le prenez sans notre accord, ne serait-ce pas un vol ? »

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MessageSujet: Re: [TERMINER] Une découverte innatendue...   Mer 19 Aoû - 17:25

Dans l'esprit de Gil-Galad, il était clair que l'Humain sauterait sur cette occasion de se justifier pleinement. Lui, à sa place, c'est ce qu'il aurait fait, afin que tous sachent qu'il n'avait rien à se reprocher... Mais ses réactions n'étaient pas celles d'Arthur Pendragon...

"Mordred est mon fils, soit, mais vous, vous sous-estimez la puissance de Morgane et sa haine qu'elle me porte. Si j'avais souhaité le rencontrer, ma demi-soeur ne m'aurait jamais laissé faire. Vous dites que les mots comportent de la magie ? Sa langue de vipère sait trés bien manier cette magie alors. Jamais je n'aurai pu en faire mon fils à cause d'elle. Vous parlez comme si vous connaissiez tout de notre monde, de nos affaires mais il n'en n'ai point. A part votre forêt, vous ne savez rien de nous."

Tsss... Cette attitude défaitiste était bien digne d'un pauvre mortel... Ainsi donc, il avait renoncé à retourné son fils contre sa mère sans même essayer de faire quoi que ce soit. C'était franchement pitoyable, à son avis. Lui, il aurait essayer, juste pour voir. Certes, il ne connaissait pas tout du monde des Hommes, mais il en savait bien assez pour affirmer une chose : quand on n'essayait pas, on ne risquait pas de réussir ! S'il s'avouait vaincu d'avance, comment ce soit-disant Roi aurait-il pu parvenir à quoi que se soit ? D'autant que Mordred aurait pu être un atout considérable pour son camp : maintenant, il serait sa faiblesse et probablement l'instrument de sa perte... Navrant, vraiment navrant, surtout de la part de celui que l'Epée de Nuada reconnaissait comme « juste »...

D'ailleurs, elle s'était éteinte dans sa main, cette Epée. Lui n'était donc pas « un juste »... Etait-ce cela, être juste selon cette lame divine ? Se laisser faire comme une chiffe molle, devoir redouter sa propre famille, hésiter entre une seule folle ténébreuse et l'avenir de son peuple ? Et bien s'il en était ainsi, il ne serait sans doutes jamais juste, et préférait de loin rester injuste, du reste... Justice ou non, c'était tellement subjectif qu'il ne voyait pas ce que pouvait y comprendre ce cadeau de Nuada aux Humains, encore moi comment il pouvait jugé... Mais ça ne le tracassait pas vraiment...

"J'ai rencontré une dame elfe il y a peu et par rapport à vous, elle a fait preuve de courtoisie envers moi et nous avons tous les deux grandement appris l'un de l'autre. C'était Dame Aerin. Je vous conseille de discuter avec elle de notre rencontre, mage."

Dans une réaction de réflexe pur, notre héros éclata de rire. Pour une dizaine de raisons, au moins... Cet homme osait parler de courtoisie ? N'avait-il pas déjà eu la plus grande des politesses pour un être tel que lui, en lui sauvant ainsi, ralongeant ainsi son existance pitoyablement courte de quelques années bien ridicules ? Qu'aurait-il voulu, qu'il soit tout sucre tout miel avec lui, qu'il lui dise qu'il était un bon roitelet, grand, juste et tout et tout ? Qu'il lui mente, peut-être ? Pour Gil-Galad, la seule courtoisie se nomait franchise, et la seule politesse vérité. Il n'usait certes pas des deux tout le temps, et il savait aussi user de ce vernis que l'on nomait « bonnes » manières, parfois sans s'en rendre compte, mais ce n'était que faux-semblants.

Il riait aussi parce qu'il n'avait jamais été un courtisan. Il ne tournait pas spécialement ses phrases avec art, n'était pas plus compatissant qu'un autre et n'était charmand que quand ça lui venait naturellement. Il était Mage, un Mage qu'on ne dérangeait pas sans bonne raison, n'aillant pas pour but de parler, mais d'écrire. De découvrir, et aussi de servir. C'étaient ses talents qui lui donnaient son rang, pas de jolis mots, et il n'allait certes pas changer cela pour ce pauvre petit mortle. Et puis apprendre... Apprendre de lui ! Qu'avait-il à apprendre de lui ? Des Humains en général, oui, de cet Humain-là non. N'était-il pas le plus grand de tous les Magiciens du Beau Peuple, premier de tous dans la Magie elle-même ?

Son rire saluait aussi Aerin, dont il comprenait enfin le comportement lors de leur dernière conversation, et surtout ses convictions à propos d'Arthur. En supposant même qu'il ait quelque chose à apprendre de lui, ce serait déjà fait par son billet. Et le salut s'adressait aussi à l'arrogance de ce Breton qui croyait pouvoir le conseiller. A tout cela s'ajoutaient la fatigue, le contexte et d'autres choses encore, compréhensibles ou non, ce qui expliquait cet éclat inopiné... Et innatendu pour un Elfe, cette race connue en partie pour son flegme.

"J'ai fais des erreurs mais jamais je ne les reproduirais."

Ces paroles arrivèrent comme le rire finissait, et il retrouva aussitôt le sérieux qu'il n'avait perdu en surface. Le fils d'Uther, refusant visiblement de s'attarder sur des questions aux quelles il n'avait pas de réponse satisfaisantes à apporté, prenait une fuite à peine déguisée vers la sortie.
« Heureux de vous l'entendre dire, Arthur Pendragon ! Et pour ce qui est de la courtoisie, je crains que la Magie m'ait privé du peu que j'ai à offrir dans se domaine. La prochaine fois, je ne l'utiliserais pas avant de m'adresser à vous. »

Comme l'autre franchissait la porte, ses forces déclinantes l'abandonnèrent maintenant que la fierté et la nécéssité ne les nourissaient plus. Il ne pu donc que lancer une dernière phrase, de la même voix forte, que l'accoustique de l'église porta jusqu'au dehors.

« Adieux, donc, jusqu'à notre prochaine rencontre ! »

Car des adieux définitifs n'étaient malheureusement pas d'actualité... Cette pensée le fit presque sourire tandis qu'il glissait jusqu'au sol, décidant de se reposer un peu, et de laisser ce misérable Humain s'éloigner, avant de retourner dans la forêt où ses réserves se régénéraient rapidement...

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