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 Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]

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Vagabonde des Rêves dans les Flammes du Chaos

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MessageSujet: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Ven 18 Déc - 20:35

Alwine regardait le village, d'un regard qui aurait pu être aussi bien concentré que distrait. Elle était tout à la fois plongée dans une rêverie qui évoquait les flammes brûlantes du brasier que songeuse quand à la raison de sa présence ici. Ce deuxième centre d'attention de son esprit était toutefois le plus important. Elle était ici pour une bonne, une excellente raison : son papa chéris le lui avait demandé ! Ors, non seulement il était son père, celui à qui elle devait la vie autant qu'à sa merveilleuse et incomparable mère, mais il était aussi le second de la dite mère, qui était leur cheftaine à tous. « Tous », c'est à dire tous les gens dotés de deux sous de bon sens minimum, ceux qu'on avait appelé « les Traîtres ». Avec un grand « T », pour les différenciés de toutes les petites frappes qui trahissaient des causes quelconque et sans grand intérêt. Eux avaient trahis – ou plutôt les autres avaient trahis, elle elle était née ainsi – la cause de l'usurpateur du trône de Bretagne, le soit-disant Roi Arthur, au quel elle pensait généralement encore sous le nom de « méchant onctre Tutur ».

Si ça mère était Morgane, la Fée Rouge, la souveraine de droit de ce pays, son père était Accolon de Boron, le plus grand de tout les chevaliers... Et c'était lui qui lui avait donné rendez-vous ici, pour « un peu de formation ». Non pas pour détruir le village – dommage, l'odeur de la chaume brûlée était bien agréable dans le petit matin, surtout mêlée à celle de la chair carbonisée – mais pour le protéger. Car les gens, à l'intérieur de ce village, faisaient partie de la part la plus intelligente de la populace bretone : celle qui s'était rangée sous la protection des Traîtres ! Des sujets de son frère aîné, Mordred, à présent... En théorie quoi. Mais en tout cas, ça voulait dire qu'on devait les défendre contre toutes les grosses tuiles qui leur tombaient dessus... Attaques de partisants de Tutur un peu trop zèlés aillant apprit leur allégeance, attaques de barbares de passages, attaques de pillards qui trainaient dans le coin... Ce genre de choses quoi. Ca devait être de quelque chose de ce genre dont il s'agissait, à moins qu'ils n'aient commit quelque actes contre sa mère ?

Cette pensée amena un sourire sur le visage de la jeune femme, un sourire aussi beau qu'il était inquiétant, mélange troublant de l'éclat d'une damoiselle et du rictus d'une psychopate prête à se déchaînée... Elle était autant l'une que l'autre, et sans doutes aurait-on pu le dire un peu folle...

« Brûle, brûle, brûle... Crame, crame, crame... Jamais, jamais plus, que de la cendre et des larmes... »

Sa voix, douce, chantonait à mis-voix une de ses vieilles comptines... Enfin, veille, tout était relatif. Alwine n'avait que quelques semaines de vie derrière elle, même si elle paraissait bien la vingtaine. Encore un tour de sa formidable maman ! Le seul et unique point négatif là-dedans, c'était qu'elle n'avait pu profiter de son enfance qu'une journée et que, conséquence nécéssaire de l'histoire, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de faire connaissance en profondeur avec son père, comme le faisaient les enfants. A peine quelques câlins dans ce fameux jours où sa mère l'avait laissée en « pause croissance », alors que son corps devait avoir dans la douzaine ! C'était vraiment trop peu ! Mais si elle ne pourrait sans doutes pas rattraper les câlins de si tôt, elle allait par contre profiter de cette occasion pour renforcer ses liens avec son géniteur, parole de pyromane ! C'était d'ailleurs peut-être aussi la raison pour laquelle Accolon lui avait demander de venir ici, aller savoir... Il était si génial, son papa, que tout était possible !

Voilà à quoi songeait Alwine, perchée sur sa jument noire... Enfin, la jument noire qu'elle avait prit dans les écuries du Château, bien entendu. Elle aussi était toute de noire vêtue. Pour l'occasion, qu'elle prévoyait guerrière – on ne demande pas à sa fille de venir près d'un village pour une simple discution, tout de même, quand on est le Chevalier de Boron – elle avait délaissée les robes au profit d'une tenue plus fonctionelle. Elle était donc en pantalon et tunique large, le tout en noir bien entendu, tout comme ses bottes de cavalière. Elle avait eu l'occasion de s'entraîner à monter à cheval, et était maintenant assez bonne à ce petit jeu. Pour toute arme, elle portait un coutelac, à la ceinture, remplaçant son habituelle dague, par comodité. De toute façon, elle n'avait pas besoin d'arme, elle avait ses propres dons... Elle n'avait pas non plus de bouclier ou un quelconque accecsoire du genre, n'en voyant pas l'utilité. Et elle était belle, ainsi dressée sur sa scelle, songeuse, contemplant le village depuis une petite élévation de terrain.

Mais belle, elle l'était toujours, avec ses longs cheveux d'un brun si sombre qu'il semblait presque noir, selon la lumière, et ses yeux tout aussi obscure, à telle point que ses pupilles n'étaient que difficilement différenciable de ses iris. Et puis il y avait son visage, son visage aux traits fins, harmonieux, nobles même, son visage à la peau bien pâle, surtout en comparaison de tout le noir qui l'entourait. Aussi pâle que ses mains, sous ses gants de cuirs... Elle attendait son père, donc, et il ne devrait plus tarder...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Ven 18 Déc - 22:46

Accolon balança une violente claque dans la tête de son "destrier". Le terme méritait des guillemets tant le canasson était stupide, et le geste du traître n'était plus qu'agacement devant le retard qu'il avait accumulé. Il avait diablement envie de prendre une gorgée de vin, mais il se forçait à diminuer sa consommation depuis la naissance des jumeaux - et finalement, le chevalier constatait qu'il était plus dépendant à cette boisson que le simple goût des bons crus ne le laissait supposer.
L'amant de Morgane se força à respirer calmement. Il était de plus en plus sanguin récemment, un rien l'énervait. Un peu plus, et on aurait pu croire que l'état de rage bouillonnante d'Accolon était revenu au moment où son ancien souverain l'exaspérait, quand il avait quitté Arthur. Faut dire que rien ne tournait rond ces derniers temps.

Il était père. Quelle blague, pensa-t-il ironique. L'esprit étriqué du traître avait du mal à concevoir comment faire son devoir, s'il devait à la fois se consacrer à sa souveraine et à ses enfants. La petite mission qu'il avait organisée tombait à pic, Morgane n'était pas dans ses basques et il pourrait parler librement à l'extérieur du château. Accolon serra les dents à la pensée d'Alwine... Il ne disait pas grand chose sur Mordred - il n'était pas son père après tout - mais là, ce serait différent.
Le traître avait l'impression que son petit monde implosait. Et la perte de son fidèle destrier dans sa dernière intrusion à Camelot n'arrangeait vraiment rien !

Les flocons de neige s'écrasaient doucement sur la pèlerine grise qui cachait ses plaques d'armure. Son casque était accroché à sa selle et sa hache... même pas à portée de main... Les troubles d'Accolon déteignaient sur son travail, chose assez rare pour être notée. Il compensait par une certaine auto-suffisance, et puis après tout, ils ne risquaient presque rien n'est-ce pas ? Le vieux crouton qui dirigeait ce village les avaient appelés car un groupe de, combien déjà ? - 4 ? 5 ? - bandits leur réclamaient des rançons ou quelque chose du genre.
Accolon ferma les yeux. Il avait vu la silhouette de sa fille à l'horizon. Fille ou femme, en une semaine elle avait déjà une soi-disant 20taine d'années derrière elle. Comme le traître aimerait régler simplement la question d'Alwine, pouvoir la ranger dans la catégorie "objet" comme toutes les autres choses qui peuplaient son monde et ne plus devoir que la manipuler sans état d'âme pour arriver aux objectifs de la Fée. Mais Accolon n'y arrivait pas. Et c'était là tout le problème.

- J'espère ne pas t'avoir trop fait attendre, ma fille. Accolon s'excusait de son retard. Et l'idée de lancer des banalités sur la beauté de la neige ou des histoires sur les plaines lui traversa l'esprit. Au nom de tous ces serments, qu'est-ce que c'était dur d'avoir l'esprit focalisé sur le travail en présence de son enfant.
- Sais-tu pourquoi nous sommes ici ? Ce village nous a appelé pour régler un problème concernant quelques brigands qui les dérangent. C'est une chance pour notre camp d'affirmer que nous sommes une alternative sûre par rapport à la protection d'Arthur, et donc que nous pourrions faire de bons dirigeants une fois la guerre finie. Accolon fit jouer ses talons pour lancer son cheval au pas tout en parlant. Et il se mordit l'intérieur de la lèvre, de rage, en constatant qu'il fuyait la discussion, parlant à sa fille comme à l'un de ses soldats. Logiquement, tout n'est pas rose. C'est un village minable de périphérie, où les gardes mettent souvent plusieurs jours pour venir rétablir la paix et où les visiteurs sont rares, et il y a très peu de chances pour que les gens prennent le risque de se vanter ouvertement d'avoir fait appel à nos services. Il faut aller voir le doyen du village, dans cette maison, là-bas - Accolon désignait du doigt une batisse comme les autres, il devait y avoir eu un code dans le message qu'il avait reçu pour qu'il puisse la deviner.

L'amant de la Fée ne s'était pas montré très attendri par sa fille, même s'il l'avait peu vue en tête à tête. L'effet "jeune femme" était sans doute plus ravissant mais moins attendrissant que celui "gamine", même si Accolon ne pouvait s'empêcher de coller toutes les expressions et humeurs de la petite fille sur le visage de la dame.
- Alwine, je... Le devoir passe avant tout et il vaut mieux ne pas faire attendre le village. J'aimerai voir comment tu te débrouilles, et... si ça ne te dérange pas, je te laisse les commandes à partir de maintenant. Je resterai à tes côtés bien entendu, et n'hésite pas à demander si tu as besoin de quoique ce soit...ahem... Et il serait bon que nous ayons une petite discussion par la suite, concernant... concernant pas mal de choses à vrai dire. Accolon réfréna un soupçon d'énervement.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 20 Déc - 23:12

Elle entendit les pas d'un cheval étouffé dans l'herbe, derrière elle, un bruit qu'elle n'aurait probablement pas perçu si elle n'avait été si attentive. Quelque chose, comme un instinct, lui disait que c'était bien son père, et pas un quelconque quidam de passage qui aurait eu l'audace de l'approcher, voir la folie de croire pouvoir s'en prendre à elle. Car elle n'était pas sans défense, loin de là, et que le quidam en question aurait largement eu l'occasion de le regretter... En l'état, elle eût vite la confirmation que c'était bien son géniteur qui s'était approché d'elle.

 « J'espère ne pas t'avoir trop fait attendre, ma fille. »

Elle se tourna vers Accolon pour croiser son regard, et y lu, presque avec surprise, une excuse. Le sien, laissant passer ses émotions comme il savait parfois le faire, lorsqu'elle le permettait, et alors seulement – même si, pour l'instant, il lui arrivait d'avoir des ratés, par manque de mise au point – transmit une grande affection pour son papa-chéris, de même que son sourire rayonnant... Et tout à fait charmant, du reste.

« Sais-tu pourquoi nous sommes ici ? Ce village nous a appelé pour régler un problème concernant quelques brigands qui les dérangent. C'est une chance pour notre camp d'affirmer que nous sommes une alternative sûre par rapport à la protection d'Arthur, et donc que nous pourrions faire de bons dirigeants une fois la guerre finie. »

Tout en écoutant attentivement les paroles du chevalier, Alwine reporta son regard vers l'avant en faisant avancer son cheval en même temps que celui de son père, d'une légère pression des genoux. Pour elle, la prise de pouvoir de Mordred, à la fin de la guerre, avait surtout évoquer les palais, les richesses, les armées de serviteurs prêts à assouvir tous ses désirs, l'or, l'argent et les pierres précieuses ! En un mot, le luxe. Mais c'était vrai qu'il y avait tout le reste, et qu'il faudrait aussi protéger la population en plus de profiter d'elle et de lui imposer des impôts. Enfin, si on lui demandait son avis, à elle, quelques empalements, une légion de bûchers plus une poignée de crucifictions... Et voilà, une fois qu'ils auraient bien peur du Roi – le vrai Roi, s'entend – les brigands ne moufteraient plus, et puis il n'y avait qu'à mettre le feu à leur fichue forêt s'ils persistaient à s'y planquer !

« Logiquement, tout n'est pas rose. C'est un village minable de périphérie, où les gardes mettent souvent plusieurs jours pour venir rétablir la paix et où les visiteurs sont rares, et il y a très peu de chances pour que les gens prennent le risque de se vanter ouvertement d'avoir fait appel à nos services. Il faut aller voir le doyen du village, dans cette maison, là-bas. »

Il était vraiment trop fort, son paternel ! Il savait ça, comme ça, sans avoir besoin de demander à qui que ce soit. Donc en gros c'était un village de plouks qui était trop minus pour que les sbires de Turur se bougent assez pour le protéger efficassement, alors ils avaient implorer l'aide de la toute-puissante Fée pour ne pas trop se faire massacrer par les bandits. Enfin, ça lui faisait une occasion de crâmer du hors-la-loi, c'était déjà ça... Et de passer du temps avec son géniteur, ce qui était encore mieux !

« Alwine, je... Le devoir passe avant tout et il vaut mieux ne pas faire attendre le village. J'aimerai voir comment tu te débrouilles, et... si ça ne te dérange pas, je te laisse les commandes à partir de maintenant. Je resterai à tes côtés bien entendu, et n'hésite pas à demander si tu as besoin de quoique ce soit...ahem... Et il serait bon que nous ayons une petite discussion par la suite, concernant... concernant pas mal de choses à vrai dire. »

Tout ce qu'elle pouvait demander ! Elle souriait de nouveau, son regard revenu sur le chevalier. Le commandement était optionel, même si ça promettait d'être intéressant. Nan, le mieux, l'important, c'était qu'elle allait pouvoir parler sérieusement avec son papounet !

« D'accord ! Moi aussi j'ais envie de discuter avec toi... Si tu veux bien... »

Il y avait un petit accès de timidité dans sa voix, mais cela passa très vite. Alwine n'était pas vraiment du genre à laisser de telles émotions l'envahir bien longtemps.

« Et puis pour le reste, on va exploser leur bande de brigands, bien sûr ! Tu vas voir, je m'en tirerais très bien pour parlementer avec les villageois. »

Alors oui, elle était confiante. Elle avait encore cette confiance invinsible de la jeunesse, surtout quand elle était heureuse, comme maintenant, près de son père. Les moments avec lui étaient bien trop rares, depuis qu'elle était née... Il ne fallait pas oublier qu'elle était encore bien jeune, justement, n'aillant même pas un mois d'existance... Elle était intelligente, froidement intelligente, et avait été déjà bien élevée par sa mère, mais il lui fallait encore forger sa propre expérience dans certains domaines... D'ailleurs, Accolon ne l'avait sûrement pas amené ici par hasard. Il aurait très bien pu s'adjoindre n'importe quel Traître et régler ça lui-même, mais il avait décidé de lui laisser les rênes, sûrement pour voir ce qu'elle valait et lui permettre de forger un peu sa technique...

« Je te ferais honneur... »

Décidément, elle était presque partie pour être timide avec son paternel, tant sa voix était douce... Mais à l'approche du village, car ils avaient avancer depuis tout ce temps, elle se redressa sur sa scelle et reprit son assurance naturelle. Leur passage n'alla pas sans être remarqué, d'ailleurs, au milieu de cet hameau isolé... Ils arrivèrent devant la maison indiquée par son père, où, prévenu par ses concitoyens, le doyen les attendait.

*Lui, il est vraiment très doyen...*

L'homme, appuié sur un bâton noueux, avait en effet les cheveux et la barbe blanche comme neige, chose assez rare tout de même, et on aurait pu raisonnablement se demander comment il avait fait pour survivre aussi longtemps... La jeune femme ne le fit point, ne s'attardant pas à ce genre de considération.

« Noble seigneur, gente dame, que nous vaut l'honneur de votre visite ? »

Il s'adressait clairement à Accolon en parlant, mais, noble, presque régalienne dans son expresion, Alwine lui répondit tout de même, le toisant.

« Nous sommes les envoyés de la Reine Morgane, la Fée Rouge, venus résoudre votre problème de brigandinerie. »

L'homme paru assez décontenancé, et le fit d'ailleurs savoir... Il était des gens, comme ça, aux idées préconçues, qui ne devaient pas tenir tant que ça à la vie...

« C'est que, Dame, je m'attendais à parler au seigneur de Boron, à qui j'avais envoyé le message. »

« Vous parlerez à la demoiselle de Boron... Cela vous poserait-il un problème ? »

Son ton était resté calme, comme toujours, posé même... Elle gardait presque toujours son calme, et quand elle le perdait... Ce n'était pas bon signe...

« Heu... N... Non bien sûr... »

Bien sûr, les flammèches qui dansaient dans sa barbe sous le regard presque indiférent de la dite demoiselle n'étaient peut-être pas pour rien dans son acceptation rapide... Oui, oui, Alwine savait être convainquante en gardant très bien son calme.

« Bien ! J'étais sûr que nous nous entendrions ! Après tout, nous devons tous allégeance à notre Dame la Fée Morgane et à sa Majesté Mordred, le Roi légitime, bien sûr. »

Elle était toute douce, maintenant, toute sympatique, souriante même, totalement adorable et magnifique, comme la Dame qu'elle était... Les flammèches évanouies en ne laissant derrière elles qu'un tout petit peu de fumée et des poils un peu roussis...

« Bien entendu, bien entendu... »

« Parfait... Et si vous nous exposiez en détail ce problème de brigandinerie dont nous parlions un peu plus tôt. »

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Mar 29 Déc - 18:01

Le sourire de sa fille faillit le désarçonner, et un
instant il se dit même qu'il pouvait laisser tomber ce village minable pour se
consacrer directement à sa fille. Accolon sourit rapidement en retour avant de
continuer ses explications.



Père et fille avançaient tout en parlant. Malgré le sérieux, une pointe de
chaleur ne cessait de se dégageait entre eux. Accolon ne put s'empêcher de
faire le parallèle avec Morgane, c'était un peu comme quand il était avec elle.
Ils faisaient tous partie de la même famille maintenant.


Etrange comme Alwine pouvait lui rendre ses émotions. La fillette désirait une
discussion elle-aussi, et Accolon eut de nouveau le loisir de constater qu'il
était bien loin d'être au courant de ce que devenait sa fille. Elle avait moins
d'un mois d'existence, mais elle n'était pas une poupée loin de là. Une
certaine intelligence brillait dans sa petite tête, d'un éclat assez acéré
d'ailleurs. Mais ce n'était pas non plus une adulte, elle manquait de recul et
de perspective.



Le timide "Je te ferai honneur" rencontra un léger rire et le sourire
carnassier du traître, celui qu'il avait quand il s'attendait à un bon duel
sans pour autant laisser la moindre chance à son adversaire. C'est pas gagné
petite fille, je suis plutôt difficile à satisfaire. Mais j'ai hâte de te voir
en action ! Hahaha, Accolon avait réussi à placer une petite pique et son
humeur s'en trouvait améliorée.



En retrait, Alwine occupant le devant de la scène, l'amant de la Fée prenait
son temps à détailler le village. Le doyen avait l'air d'avoir vu passer bien
des hivers, et il semblait assez à même dans son rôle - bien qu'avoir des
"traîtres" en face de lui le destabilisait quelque peu. Moins d'une
centaine d'âmes, mais la répartition des tâches était bonne. Un village indépendant,
qui finirait par attirer du monde ou bien à mourir au profit de l'attrait d'une
autre grande ville de la région. Accolon remarqua combien il était devenu
ignorant de ces problématiques depuis qu'il n'avait plus accès aux ressources
des chevaliers de la Table Ronde et de l'administration royale.


Bien joué ma fille. Remets-le en place pour asseoir ton autorité, sans trop le
brusquer pour autant... Accolon esquissa un sourire, les flammes, c'étaient un
peu quitte ou double mais voir la barbe du vieux s'embraser partiellement était
des plus distrayant. Le traître en rajouta une couche en pressant d'un signe de
tête le doyen de répondre aux questions.


- Oui, oui tout de suite Demoiselle de Boron. Il y a trois jours, un petit groupe de cinq bandits est venu harceler notre village. Nous n'étions pas en position de résister mais malheureusement, ils ont quand même tué l'un d'entre nous pour l'exemple.

J'aurais fait pareil, ne put s'empêcher de penser le traître. Outre la peur qui favorisera les plus faibles à coopérer, la hargne des jeunes à la vengeance pressera justement les autres de donner plus pour tenter de calmer les pillards.

- Ils voulaient nos richesses, aussi maigres soient-elle. Par chance, j'ai réussi à gagner du temps en arguant que nos richesses en or ne valaient pas grand chose mais qu'avec une semaine de délais nous pourrions vendre nos provisions récoltées et ainsi avoir de l'or. Ils nous ont laissés trois jours, ce qui était déjà bien : il parait que vous êtes assez réactifs dans la région. Normalement ils reviennent donc ce soir. Nous avons vendus une partie de la récolte et préparé un petit sac d'or et de bijoux si vous désirez l'utiliser dans vos stratagèmes.

Faibles richesses mais faible risque, on pouvait comprendre le calcul des brigands. Il restait quelques indications à demander au vieux, sa fille aurait ensuite tous les éléments pour décider comment disposer.

- Et au niveau de leur nombre et de leur armement ?
- Evidement, évidement... Ils sont seulement 5, si ma mémoire est bonne, et en comptant qu'ils avaient tout leur équipement, comptez au moins l'un d'eux avec une arbalète, les autres ont des épées et dagues. Leur armure se compose de simple protections en cuir.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 2 Jan - 11:09

L'homme était visiblement convaincu qu'obéir à Alwine était une bonne idée, quand on voulait éviter le bûcher-minute... Où en tous cas, c'était ce qu'il semblait à la jeune femme... Et puis l'important, c'est qu'il lui répondit docilement.

 « Oui, oui tout de suite Demoiselle de Boron. Il y a trois jours, un petit groupe de cinq bandits est venu harceler notre village. Nous n'étions pas en position de résister mais malheureusement, ils ont quand même tué l'un d'entre nous pour l'exemple. »

N'empêche, elle avait beau savoir que c'était juste des paysans féblards et pas bien malins, le côté « mouton » des gens l'étonnait toujours... Enfin, pas qu'elle ait pu être souvent étonnée, vu le peu de temps qu'elle avait passé dans ce monde, mais tout de même ! Ils étaient cinq. Cinq brigands. Si ces types avaient été un peu dégourdis, ils les massacraient eux-mêmes ! C'était peut-être pour cela qu'ils avaient besoin de dirigeants... Enfin... Sous le joug de Mordred, ils auraient tout le loisir de ce conduire comme le bétail qu'ils élevaient...

« Ils voulaient nos richesses, aussi maigres soient-elle. Par chance, j'ai réussi à gagner du temps en arguant que nos richesses en or ne valaient pas grand chose mais qu'avec une semaine de délais nous pourrions vendre nos provisions récoltées et ainsi avoir de l'or. Ils nous ont laissés trois jours, ce qui était déjà bien : il parait que vous êtes assez réactifs dans la région. Normalement ils reviennent donc ce soir. Nous avons vendus une partie de la récolte et préparé un petit sac d'or et de bijoux si vous désirez l'utiliser dans vos stratagèmes. »

De bijoux ? Tient, ça devenait intéressant, ça... La protection de la Fée était-elle gratuite ? Il faudrait qu'elle pense à le demander à son père dès qu'elle en aurait l'occasion. Il y avait peut-être des trucs intéressants dans son sac, au vieux crouton... Ce ne serait qu'un petit avancement sur les impôts qu'ils verseraient plus tard à sa famille, après tout...

 « Et au niveau de leur nombre et de leur armement ? »

Voilà son papa qui intervenait d'ailleurs, pour poser la question pertinante qui relançait tout ! Elle l'aurait sans doutes fait quand elle y aurait pensé, mais lui il le faisait directement, allant droit au but, sans fioriture, figure d'autorité martiale et absolue... Il était trop fort !

« Evidement, évidement... Ils sont seulement 5, si ma mémoire est bonne, et en comptant qu'ils avaient tout leur équipement, comptez au moins l'un d'eux avec une arbalète, les autres ont des épées et dagues. Leur armure se compose de simple protections en cuir. »

Cinq contre deux quoi... Les pauvres. Le seul qu'elle pensait dangereux était celui avec son arbalète, et encore, une fois qu'il aurait tiré son premier carreau il n'aurait probablement pas le temps qu'en charger un second. Et même ainsi... Alwine n'avait que faire de l'honneur guerrier... Elle frapait au bon endroit pour avoir la victoire, et contre des soldats, il y avait toujours un point faible, un point faible tellement criant qu'il devenait obligatoire de l'exploiter...

« Bien bien... Nous allons pouvoir régler votre problème, comme je m'y attendais. Auriez-vous l'amabilité de me donner ce sac dont vous parliez tout à l'heure. Il pourrait nous être utile. »

Bon, elle ne savait pas vraiment si ça lui serait utile... Mais au pire elle pourrait toujours fouiller pour voir s'il n'y avait pas quelque chose de joli dedans...

« Bien sûr, tout de suite. »

Et il donna rapidement des instructions à un jeune homme près de lui, qui s'engoufra dans la bâtisse qui servait de résidence au doyen.

« Quand vous disiez « ce soir », c'était vers quelle heure ? »

« Bientôt, demoiselle. Dans une heure tout au plus. »

« Bien. »

Sur ce entre-faits, le sac, de taille modeste aux yeux de la petite « princesse » – enfin presque – était arrivé, et son porteur le lui remit. Distraitement, elle le posa devant elle sur le dos du cheval.

« Quand les bandits arriveront, faites comme si de rien n'était et envoyez quelqu'un chercher le sac, mais plus loin que dans votre... maison... Oh, et puis envoyez-en deux. Ca fait plus prometteurs. Nous interviendrons à ce moment-là, et une fois que le combat aura commencé, allez vous planquer quelque part... »

Alwine avait légèrement hésité à appeler cela une « maison », mais ne trouvant pas de meilleur mot elle c'était rapidement décidée... Peut-être un manque de vocabulaire... Oubliant cela, elle planta son regard d'ébène dans les yeux du doyen.

« Si vous bougez trop tôt où que vos actes nous trahissent, vous le regretterez très, très longtemps avant de clamser... D'accord ? »

Son ton, froid comme la glace, c'était refait chaleureux sur le dernier mot, et elle eût un grand sourire. Elle fit ensuite tourner sa monture pour s'éloigner un peu, en compagnie de son géniteur, cela allait de soit... Histoire de lui expliquer le plan assez rudimentaire qui germait dans sa petite tête...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Mer 13 Jan - 0:41

Etre en arrière-plan, regarder l'action se faire, jauger. Les yeux d'Accolon pétillaient et son esprit s'amusait tout seul à s'exciter lui-même. Il avait eu plus d'écuyers que n'importe qui d'autres - chose évidente, vu qu'ils avaient une facheuse tendance à mourir prématurément - mais cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu à "modeler" quelqu'un, à "former" une recrue, à "enseigner" son art.
Le sourire d'Accolon s'accroissait alors qu'un sentiment enfoui refaisait surface : avec ses enfants, il pourrait enfin transmettre le flambeau. Une lignée, un héritage et une trace dans l'histoire. Pour quelqu'un persuadé d'être un boucher et convaincu qu'il allait un jour crever comme un chien d'un coup de lame ou de poison, Alwine devint l'être le plus cher - l'un des deux tout du moins - au monde à ses yeux. Le temps était aux réjouissances toutefois, et au plaisir sadique d'observer sans intervenir les erreurs et les réussites des candidats mis à l'épreuve.

Accolon croisa les bras sans rien dire. La présence d'Alwine, nouvelle venue et inconnue jusqu'à quelques secondes, dérangeait assez le vieil homme pour qu'il n'ait pas besoin d'en rajouter. Sa fillette semblait ne pas avoir une très haute estime de ces exemples de serfs qu'elle rencontrait, difficile de faire autrement. Le traître concédait qu'il était loin d'être le dernier quant à avoir un trop plein d'orgueil, mais la classe laborieuse avait son intérêt dans un royaume. Pris dans leur globalité, le rôle des paysans leur accordait un certain respect qui allait de paire avec leur utilité.
Par une réflexion totalement machiste, l'amant de Morgane se dit qu'Alwine devait tenir de sa mère son attrait des bijoux, diamants et autres babioles sans aucun intérêt en soi. Comportement typiquement féminin, il faudrait s'y faire. Quant au doyen et autres villageois, même s'ils avaient été quelque peu intrigué par le fait que la jeune femme prenne si facilement leur richesses, ils n'osèrent rien dire. La logique était une arme terrible : n'importe qui concevait qu'il était plus intéressant de se faire "piller" par la Fée que par de simple brigands, car la Fée savait aussi donner... parfois.

C'était mignon, sa petite fille cherchait ses mots. Le ton était très différent du sien - Accolon avait fait des discours minimalistes sa marque de fabrique pour donner des ordres depuis longtemps déjà - mais l'effet y était. L'amant de Morgane fronça néanmoins les sourcils sur la fin, les accents sadiques et fluctuants de la voix d'Alwine lui rappelait trop le comportement de Mordred.

- Bien entendu demoiselle de Boron. Il sera fait selon vos désirs. Voilà qui était dit. Alwine savait se faire obéir. Avec un petit rire que lui seul compris, Accolon prit congé du vieil homme en même temps que sa fille.

Une fois le dos tourné aux manants et à quelques pattes de cheval de là, l'ancien chevalier ne cacha plus du tout ses sourires et dévisageait sa fille avec fierté. Si elle avait été une énième recrue sous ses ordres, quelle arme terrible en aurait-il fait !
- Hahaha, l'ancêtre était dans tous ses états. Il arrive plutôt bien à gérer la pression pour son âge, je trouve. Pas mal comme prestation Alwine, pour une première fois du moins. Mais à ton bénéfice, sache que tu fais bien mieux que la plupart, le pire était Méléagant dans ce rôle... je te laisse imaginer. Enfin, on dirait que tu as un plan en tête non ? Désireuse d'en toucher deux mots à ton vieux père ?

Le doyen avait dit une heure... Accolon n'allait pas s'angoisser pour cinq simple bandits, et du coup toute son appréhension retomba sur sa conversation avec sa fille. Il ne savait vraiment pas comment s'y prendre. Il n'avait jamais appris. Le traître prit une grand inspiration et décida d'y aller d'un bloc.

- Alwine... je, c'est assez étrange et nouveau pour moi d'être père et j'avoue ne pas savoir si je m'y prend de la bonne manière. J'ai même du mal pour déterminer quelle manière je trouve bonne ou pas ! Je...ahem, excuse-moi je ne suis pas là pour m'apitoyer sur moi-même. Accolon marqua une pause, et lorsqu'il reprit, il avait l'air plus déterminé. Tu n'as pas... ou pas eu, une enfance ordinaire. Et ta vie sera sûrement en conséquence. Tu es née dans un château caché, de parents consacrant toutes leurs pensées et actions à la conquète d'un royaume et vivant comme des hors-la-loi le reste du temps. Je me demande comment cela te façonne. La figure du père regarda de toute sa hauteur le visage de sa fille. Tu sais qu'à une époque, j'ai été un chevalier de la Table Ronde. J'aimerai savoir ce que tu penses d'Arthur... de cette guerre... du bien et du mal.

Accolon se demandait s'il agissait bien en posant ces questions. Il était nerveux, anxieux à l'idée de ce que pourrait lui répondre sa fille. C'était peut-être un peu trop vague, trop complexe, évidemment trop complexe pour quelqu'un qui n'est là que depuis un mois, mais il ne pouvait s'empêcher de les poser. C'était une femme de vingt année qu'il avait en face de lui, devait-il la considérer comme assez mature pour respecter ses opinions et ne pas les influencer ?
La pensée de Morgane s'interposa telle une flèche, et Accolon paru encore plus soucieux. Il se mordit la lèvre inférieure en se disant que la Fée n'aurait jamais pu trouver meilleur moyen pour l'écarter de son rôle : lui donner une tâche aussi importante à ses yeux, comme éduquer sa fille.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 16 Jan - 16:29

Le vieux s'était applatit et avait affirmé son obéisance à la jeune femme. Quoi de plus naturel ? D'ailleurs, s'éloignant déjà aux côtés de son père, Alwine lui prêta à peine attention. Il était tellement plus intéressant de se concentrer sur le regard d'Accolon, un regard qui contenait – était-ce possible ? – de... de la fierté. De la fierté pour elle... Son coeur bondissait de joie dans sa poitrine.

« Hahaha, l'ancêtre était dans tous ses états. Il arrive plutôt bien à gérer la pression pour son âge, je trouve. Pas mal comme prestation Alwine, pour une première fois du moins. Mais à ton bénéfice, sache que tu fais bien mieux que la plupart, le pire était Méléagant dans ce rôle... je te laisse imaginer. Enfin, on dirait que tu as un plan en tête non ? Désireuse d'en toucher deux mots à ton vieux père ? »

Et il la complimentait, en plus ! Bien sûr, les compliments étaient nuancés, mais c'était normal. Elle savait bien qu'elle n'était pas parfaite... Pas encore. Toutefois, que son géniteur apprécie sa performance la remplissait d'un sentiment de bonheur qui la fit sourire... Le chevalier de Borron était l'un des rares êtres pour lesquels la petite pyromane ressentait de vrais sentiments. Il était son père, et avec lui tout semblait tellement plus... réel qu'avec tous ceux qui n'étaient pas de son sang, de sa proche famille ! Le sourire qui étirait ses lèvres était sincère, pour une fois...

« Alwine... je, c'est assez étrange et nouveau pour moi d'être père et j'avoue ne pas savoir si je m'y prend de la bonne manière. J'ai même du mal pour déterminer quelle manière je trouve bonne ou pas ! Je...ahem, excuse-moi je ne suis pas là pour m'apitoyer sur moi-même. »

Son père semblait décidé à aborder des quesitons plus graves que la défense d'un malheureux village... Village que la jeune femme avait déjà oublier, ou presque. Qu'importait quelques huttes quand elle avait une telle discution avec lui ?

« Tu n'as pas... ou pas eu, une enfance ordinaire. Et ta vie sera sûrement en conséquence. Tu es née dans un château caché, de parents consacrant toutes leurs pensées et actions à la conquète d'un royaume et vivant comme des hors-la-loi le reste du temps. Je me demande comment cela te façonne. »

Son sourire, peu à peu c'était effacer, devant le ton et le visage imposant d'Accolon... Tout ce qu'il disait était pour elle un fait établit. Elle était la fille de Morgane, la Fée Rouge, et du plus grand de tous les chevaliers ! Soeur du futur roi de tout le pays ! Comment aurait-elle pu être façonnée ?

« Tu sais qu'à une époque, j'ai été un chevalier de la Table Ronde. J'aimerai savoir ce que tu penses d'Arthur... de cette guerre... du bien et du mal. »

Oui, elle savait tout cela... Oublieuse de tout ce qui les entouraient, de l'affaire qui les ammenait ici, de son plan même, elle regardait son géniteur de ses grands yeux d'ébènes, une expression de gravité comme elle n'en avait encore jamais eu, ou presque, peinte sur le visage.

« Père... Je... »

Sa voix hésita, emplie d'incertitude, et mourru un instant. Tout cela était si... inattendu... Mais elle se reprit bien vite ! Elle n'hésiterait pas ainsi devant lui ! Elle ne voulait pas lui faire honte...

« Oui, je sais que tu as été Chevalier de la Table Ronde, au service d'Arthur, avant que maman ne réclame sa juste place à la tête du pays et soit obligée de créer le Château pour abriter ses gens. »

Car, bien entendu, sa mère était forcément dans son bon droit. C'était elle qui était la seule véritable souveraine de toute la Bretagne, et ce serait son fils qui monterait sur le trône !

« Si tu me demandes mon avis, je pense que... que cette guerre est nécéssaire. Mon oncle n'est qu'un idiot pétrit d'illusion et sans aucun véritable droit sur la couronne, ne tenant que par son épée magique et la fourberie de Merlin. »

Oui oui, on reste toujours dans le couplet partisant. Il ne fallait pas oublier qu'Alwine avait été élevée dans le Château de Morgane, par la Fée elle-même... Ses opinions étaient toutes forgées, n'est-ce pas ?

« Quant au bien et au mal... Je... je n'y ais jamais vraiment réfléchit... C'est assez abstrait pour moi... L'important c'est de gagner et puis de faire respecter notre ordre, n'est-ce pas ? Par tous les moyens... »

Même si elle ne l'avait jamais exprimée au part avant, sa pensée était sans doutes bien résumée là... On lui avait apprit à obéir à ses parents et à ceux à qui ils confiaient leur autorité, mais en aucun cas le sens de la mesure ou d'autres valeurs que son bon plaisir. Ce qu'elle voulait, elle le prenait, si ce ne lui était pas défendu, et elle se souciait bien peu de moral ou d'autre chose...

« Je sais que je ne suis pas encore très expérimentée, et que je dois te sembler bien naive... J'espère que je ne te déçois pas... »

Bien qu'elle soit aussi capable de simuler tout cela, son regard emplit d'inquiétude était vraiment sincère... Elle voulait tellement que son père l'aime et soit fier d'elle...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 7 Fév - 13:10

Accolon ne pouvait s'empêcher d'analyser les réactions de sa fille. L'apparence, le langage, et les capacités même pertubaient tout. Le chevalier avait peur de ce qu'il lisait dans le regard d'Alwine, elle buvait ses paroles comme si elles étaient un nectar, elle rougissait de la moindre de ses attentions à son égard, elle le regardait comme si elle avait été en face du dieu gouverneur de son petit monde à elle.
Nul doute qu'elle devait avoir une telle attitude avec Morgane également. Et où allait sa fascination pour Mordred, ou sa symbiose avec son frère ? Passe encore pour une gamine de 7 ans - et dire que là, elle n'avait que 3 mois ! - mais là, elle était une adulte avec des pouvoirs de sorcières Accolon se sentit légèrement amer alors que le moyen le plus réaliste de s'assurer la fidélité de la Bretagne se dessinait dans son esprit en un gigantesque lavage de cerveau de la génération suivante. Joli tableau.

Accolon n'avait pas vraiment envie d'être gentil. Ni de lui faciliter la tâche. Alwine semblait vraiment creuser pour trouver ses réponses aux questions de son père, et l'amant de la Fée n'allait pas la lâcher de son regard tant qu'elle n'aura pas gratter jusqu'au fond de son âme.
Les réponses arrivèrent, lentement mais avec une certaine fermeté. Accolon serra ses rênes de toutes ses forces, dans l'espoir que sa fille ne voit pas la rage qui commençait à s'allumer dans ses yeux. La dernière phrase l'acheva d'un coup, "j'espère ne pas te faire honte". Hahaha, oh que si Accolon avait honte, monstrueusement honte. Il se mordit la lèvre et leva son regard vers le ciel dans l'espoir dérisoire de chercher une réponse, quelqu'elle soit. L'ancien chevalier s'en voulait effroyablement. Pourquoi avoir courbé la tête face à Morgane 3 mois plus tôt alors qu'il aurait pu régler cela en amont ?
Accolon se remémora d'anciennes pensées. Morgane, sûrement sans le savoir, avait plus que jamais réussi à entacher son dévouement avec ces stupides enfants. Bordel, tout aurait été tellement plus simple s'il pouvait s'empêcher de ressentir quoique ce soit pour eux. Quelle sorcière-sanguinaire-liseuse-de-pensées-mégalomane pouvait avoir comme fichue idée minable de mettre au monde deux petits êtres qu'il serait capable d'aimer encore plus qu'elle ?!

- Non, non, non tu ne me déçois pas ! Bordel ! ... ... Quel idiot je fais de m'énerver d'une telle réponse alors que j'en suis le premier responsable. Comment pourrais-tu me répondre autre chose que ce que t'as inculqué ta mère ? Accolon dut prendre quelques instants de pause pour retrouver son
calme, et lorsqu'il repose ses yeux sur Alwine, il reprit avec plus de
tendresse, comme pour s'occuper d'une petite chose blessée qu'il devait
réparer.
Alwine, j'ai trop de respect pour toi pour te forcer à voir le monde tel que JE le vois. Mais je t'aime aussi trop pour te laisser dans l'ombre de ta mère. Tu ne SAIS pas de ce que tu parles, tu ne PEUX pas le savoir. Bon sang, bien sûr que la plus putain des guerres est juste pour le camp dans lequel on se trouve !

Le traître, nerveusement, tentait de se ronger l'ongle du pouce sans tenir compte des ses épais gants de cuir. Vieille habitude de son enfance qu'il croyait avoir écartée. Heureusement qu'il avait prévu cette conversation à l'extérieur, si jamais il avait éclaté tel qu'il venait de le faire au sein du château, qui sait les conséquences que cela aurait pu avoir. Entre la démotivation des troupes ou sa tête sur un pieu, au destin de choisir.
Merde, merde, merde, où était mon fichu calme ? Pourquoi fallait-il que ce soit l'arrivée de mon enfant qui fasse remonter en moi plus de chevalierie et de noblesse que je n'en ais jamais eu ?! A croire que j'était trop mauvais chez Arthur et que je suis trop bon chez Morgane, bon sang bon sang bon sang...

Accolon avala sa salive.
-Alwine, je ne veux pas diriger ta vie, et à vrai dire, je ne pourrai pas le faire. Je suis dévoué à ta mère, je suis dévoué à la guerre et à la victoire et pas à être un bon père. Les deux ne vont pas ensemble. ... Il y a toutefois une chose que je veux te donner, non que je DOIS te donner. Je souhaite que tes yeux soient clairs, que tes choix soient éclairés et que ta vie soit la tienne propre. Si j'ai jamais un conseil à te donner, c'est d'aller parcourir le monde. Rencontre cet oncle duquel on t'a dit penser tant de mal, et forge-toi ton opinion. Ta naissance est un secret pour le monde, tu es libre. Plus que n'importe quel "traître".

L'auto-proclamé traître eut enfin un sourire. Paisible. Cela faisait vraiment longtemps qu'il n'avait pas ressenti cette sensation, et la sérénité se lisait sur ses traits. Temporairement. Accolon reprit son sérieux devant sa fille, il avait peur de sa réaction. Terriblement. Aurait-il l'audace de refaire cet acte de rebellion avec Lleif ? Rien n'était moins sûr...
Le chevalier de Boron prit une dernière décision. Il porta les mains à son coup jusqu'à en détâcher une chaînette en or, avec une médaille à l'emblème d'un chène au sommet duquel se cachait un lion. Accolon la tendit vers Alwine.

- Tu es Alwine de Boron, fille d'Accolon de Boron. Tu portes mon nom et tu perpétues ma lignée. Que ce soit dans tes actes, quels qu'ils soient, ou dans ton coeur, où qu'il aille, ma fierté et mon amour t'accompagne. Toujours. Souviens t'en, Alwine, ma fille.


Tous les bandits du monde auraient bien pu déferler en ce moment qu'Accolon n'aurait pas daigné leur accorder la moinde once de son attention.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Ven 12 Fév - 22:42

Quelque chose n'allait pas. Elle pouvait le voir, le sentir, même si elle n'aurait pu dire comment, à quel détail particulièrement. Accolon était son père, elle était sa fille. Elle sentait que quelque chose n'allait pas, et son visage laissa transparaître un léger malaise... Ce n'était encore rien !

« Non, non, non tu ne me déçois pas ! Bordel ! Quel idiot je fais de m'énerver d'une telle réponse alors que j'en suis le premier responsable. Comment pourrais-tu me répondre autre chose que ce que t'as inculqué ta mère ? »

Il était en colère, visiblement. Et elle, elle ne comprenait pas. Qu'avait-elle dit ? Qu'avait-elle fait ? Ou bien pas dit, pas fait ? Que voulait-il dire ? Elle ne le décevait pas, mais il s'énervait, pourtant. Il le disait lui-même. Ces réponses lui déplaissaient-elles ? Avait-elle était trop catégorique ?

« Alwine, j'ai trop de respect pour toi pour te forcer à voir le monde tel que JE le vois. Mais je t'aime aussi trop pour te laisser dans l'ombre de ta mère. Tu ne SAIS pas de ce que tu parles, tu ne PEUX pas le savoir. Bon sang, bien sûr que la plus putain des guerres est juste pour le camp dans lequel on se trouve ! »

Sa voix c'était faite plus tendre, ce qui la rassurait. Mais c'était bien la seule chose. Tout le reste la troublait profondément. Dans l'ombre de sa mère... N'y avait-elle pas toujours été ? Ne devait-elle pas toujours l'être ? Derrière sa mère, qu'elle révérait plus que tout, derrière son aîné, qu'elle admirait et qui serait roi. Derrière son père, qu'elle aimait et respectait profondément... Son père qui sembait tout vouloir remettre en question, tout boulversé. Oh, par tous les dieux qui pouvaient exsiter, que voulait-il donc dire vraiment ?

 « Alwine, je ne veux pas diriger ta vie, et à vrai dire, je ne pourrai pas le faire. Je suis dévoué à ta mère, je suis dévoué à la guerre et à la victoire et pas à être un bon père. Les deux ne vont pas ensemble. ... Il y a toutefois une chose que je veux te donner, non que je DOIS te donner. Je souhaite que tes yeux soient clairs, que tes choix soient éclairés et que ta vie soit la tienne propre. Si j'ai jamais un conseil à te donner, c'est d'aller parcourir le monde. Rencontre cet oncle duquel on t'a dit penser tant de mal, et forge-toi ton opinion. Ta naissance est un secret pour le monde, tu es libre. Plus que n'importe quel "traître". »

Un doute affreux, peu à peu, légèrement, luttait pour s'imposer... La rejetait-elle ? Aussitôt que cette pensée prit corps en elle, elle la repoussa de toute la force de son esprit. Non, non, sûrement, ce ne pouvait être ça. Elle se concentra plutôt sur ses paroles, en entier. Il voulait... Il voulait qu'elle voit le monde ? Qu'elle rencontre Arthur ? Mais... Il était la source de tout, non ? C'était lui, lui qui avait déclanché tout ceci, lui qui usurpait le pouvoir des siens ! Quelle opinion pourrait-elle se forger de lui ? Quel éclairage avait-elle besoin en plus de celui que lui avait déjà donné Morgane ? Et voilà que son père souriait, serein... Qu'il portait les mains à son cou...

« Tu es Alwine de Boron, fille d'Accolon de Boron. Tu portes mon nom et tu perpétues ma lignée. Que ce soit dans tes actes, quels qu'ils soient, ou dans ton coeur, où qu'il aille, ma fierté et mon amour t'accompagne. Toujours. Souviens t'en, Alwine, ma fille. »

Muette, elle ne pu que prendre la chaîne qu'il lui tendait, la passer à son cou. Ses yeux, ses yeux si noirs, n'étaient que des miroires, des miroires sombres qui reflétaient tout mais ne montraient rien. Il ne comprenait pas, toujours pas. Il lui disait de partir. Il lui disait qu'il l'aimait, qu'il l'aimerait toujours, qu'il serait toujours fier d'elle.

« Je... »

Sa voix se brisa. Pourquoi était-ce si difficile ?! Avec tout autre que lui, tout était toujours si simple. Pas de vraies émotions. Avec tout autre homme que lui, et que ses frères. Avec tout autre être qu'eux trois, à l'exeption de sa mère. Tout était toujours si simple, si facile alors. Elle était de glace, de feu et de glace... Pourquoi avec lui les émotions la subergeait-elle ? Pourquoi ?

« Je... Merci... »

Oh, elle l'aimait tant ! C'était dangereux, pour elle, d'aimer qui que se soit, elle le comprit à cet instant avec certitude. Mais c'était fait, elle l'aimait, comme elle aimait Leif, Mordred, Morgane ! Quatre êtres. Quatre êtres en tout et pour tout. C'était simple, non ? Ca l'aurait dû... Mais c'était si complexe !

« Je t'aime aussi... Je l'aimerais toujours... Mais je ne comprend pas... Que voudrais-tu donc, père ? »

Sa voix, pleine d'amour, en vérité, s'était remplie d'amertume sur cette dernière question, et elle releva brusquement la tête qu'elle avait baiser au part avant. Et ses yeux, ses yeux... Ils étincellaient.

« Je t'aime, j'aime maman, j'aime Leif et Mordred ! Je n'aime rien d'autre, rien que le feu. Je suis un feu. Une flamme noir. Oh, père, que voudrais-tu donc pour moi ? »

Ses bras s'écartèrent sur cette dernière question, sa voix se haussa. Que lui importait d'être entendu ?Que lui importait ces gens ? Sa colère enflait en elle, mais la colère, elle avait peu d'expérience, et plus encore une rage de cette sorte. C'était si difficile à comprendre, ça l'aurait été pour n'importe qui... Alors elle... Elle ne savait même pas que la rage gonflait sa pointrine, ça ne lui était jamais arrivé, encore, à la calme Alwine.

« Mon coeur est de glace, pour tous les autres ! Mes mains de feu ! Oh père, je peux faire jaillir le feu. Je peux les tuer, les torturer ! Et je n'ais que faire d'eux ! Rien ! Rien, et moins que rien ! La seule chose qui m'intéresse chez eux, c'est de les torturer, et de les soumettre, pour Mordred, pour maman. Parce que je les aime, eux ! Je n'ais que faire de leur vie, à tous ces gens ! »

La colère coulait dans ses veines, librement, et son pouvoir était plein de colère. Il s'embrasa, dans le large mouvement de bras, et les maisons environnantes s'embrasèrent avec lui. Les bâtiments autours d'eux prirent feu, soudain, un feu dans les murs et dans la toiture, qu'elle remarqua à peine. Nulle importance dans cela. Seul l'homme en face d'elle était important, ici.

« Je torture, je brûle. Que voudrais-tu que je face d'autre, dis moi ? Quelle place pour moi auprès d'Arthur, quelle place chez les « gentils », chez les « bons ». Quelle place loin des traîtres ? Je ne suis qu'un être de destruction, et je prend plaisir à la destruction ! Mon âme est noire ! »

Elle se dressa sur sa selle, et les flammes les plus proches se dressèrent avec elle. Elle n'avait plus vraiment conscience de grand chose, sa colère obscurcissait tout, tout, tout... Tout était si compliqué. Les cendres ne savaient rien de complication...

« Pourquoi veux-tu tant me voir partir ? »

Cette dernière question avait été posée à voix très basse, mais parfaitement audible. Elle, Alwine, était retombée sur sa selle, les flammes n'étaient plus menaçante. Elle n'entendait pas les cris des villageois, elle n'étendait pas l'incendie. Ses yeux, son regard d'une douloureuse intensité, remplis de doutes, ne quittait pas un instant son père...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 13 Fév - 15:41

Le discours avai l'air de produire son effet... ou du moins "un" certain effet, quoiqu'il en résulte. Accolon sourit prudemment en remarquant les questions intérieures qui naissaient dans l'esprit de sa fille. Et il n'avait d'yeux que pour elle quand elle commença ses réponses.
Le traître remercia les dieux du fait qu'elle l'aimait toujours, bien qu'il vienne de foutre un sacré coup de pied dans le schéma sur lequel on lui avait dit de bâtir sa vie. L'idée avait du mal à s'encrer en Alwine, il en aurait été étrange autrement, et la jeune fille décidait de répondre par la colère, une colère contenue qui débordait et qui la dépassait.

Et lui il ne savait pas. L'inconnu, pour la première fois, se révélait dans un grand vide à lui qui avait toujours un plan de secours pour tout. Que voudrais-tu pour moi ? Répondre positivement était impossible, il savait simplement ce qu'il ne voulait pas.
Et il ne voulait pas cela, certainement pas cela, définitivement pas cela. Qu'Alwine choisisse Morgane pour son charisme, la douleur par le plaisir - parce que oui, les grands sadiques ça existait bien que cela tuerait sûrement Accolon d'admettre que sa fille soit aussi folle - ou la noiceur pour le pouvoir... mais PAS à cause de la fatalité ! La figure du père refit surface, en colère cette fois-ci comme s'il se nourrissait lui aussi du trop plein de rage d'Alwine. La leçon n'était pas finie finalement, malgré que sa fille soit entre larmes et flammes... et flammes...

Accolon jetta un coup d'oeil derrière sa fille, constatant en une fraction de seconde le dommage du feu purificateur que la sorcière dressée sur sa selle déchainait. Ils étaient venus sauver un village et voilà qu'il parait en fumée. Survivants ? Peut-être. Les faire taire et faire porter la culpabilité aux bandits, mais entacher l'afficacité des traîtres. Laisser faire, et laisser la rumeur transformer définitivement sa fille en déesse de flammes. Putain, pas question d'arriver à faire des choix logiques dans ces conditions. Se concentrer sur Alwine, revenir au présent !

Alwine s'était calmée, et cela appaisa Accolon aussi. L'envie de la sermoner de nouveau lui était passé. Il allait expliquer les choses calmement.

- C'est ce que je t'ai conseillé en effet et c'est ce que je pense. Accolon frissona devant ce qu'il venait de dire. Pour sûr que son père lui aurait dit ça qu'il lui aura mis son poing dans la gueule, tout noble qu'il pouvait être. Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas dans un an, mais un jour oui je l'espère. Parce que le monde ne se résume pas à ce que tu vois et ce que tu entends depuis l'intérieur du Château, et que, quelque soient les choix que tu fasses dans le futur, tu saches exactement ce qu'ils représentent. Le traître eut un instant peur. Et si en fait il ne faisait que reporter ses épreuves sur les épaules de sa fille ? Trop tard pour ça maintenant. Parce que quand bien même mon statut me donne quelque indépendance, au château, je ne ferai que t'utiliser et te manipuler pour la bonne réussite de notre camp. Parce que si cette conversation doit se reproduire et que Morgane, tout autant que je l'aime, ou Mordred, pour ce que je le respecte, me disent de me taire, je ne sais pas ce qu'il se produira ensuite.

La dure réalité s'affichait à lui. Accolon se tairait si Morgane le lui demandait. Tout comme il s'abaissait quand Arthur le lui disait. Sa fille lui redonnait un goût d'indépendance et de volonté propre, mais elle ne suffirait pas toujours.

- Je te fais douter. Je te fais du mal peut-être. J'en suis désolé, mais j'ai confiance en toi. Tu es ma fille, tu as mon sang et tu as ma volonté. Pour autant que mes paroles te brisent, tu trouveras en toi la force de te relever. Accolon fit un geste de la main pour désigner les alentors sans pour autant quitter le regard de sa fille. Quant à tout cela, je n'y crois pas une seconde, ton âme n'est pas noire. Ne viens pas me parler de destin et de fatalité alors que tu n'as que 3 mois. Tu peux faire jaillir du feu de tes mains, tu peux brûler des villages entiers, soit ! Que tu ais des pulsions destructrices, très bien ! Mais ne me dit jamais que tu es obligée et condamnée à le faire.
Car tu as la volonté de chosir autrement. Même si je n'ai jamais dit que c'était facile. De même que ce n'est pas facile d'aimer quelqu'un tout en ne partageant pas toutes ses opinions... hé, j'en sais quelque chose
, conclut-il, amusé, à voix basse.

Alwine avait aussi dit que les autres ne l'intéressaient pas. Accolon résista à l'envie d'aborder ce sujet également. Il y a des leçons qui sont mieux apprises seules, et la fillette devait être assez perturbée jusque là. Qu'elle apprenne à les connaître, on ne peut aimer quelque chose que l'on ne connait pas, même si on peut en être curieux. Et connaître, c'est déjà aimer en partie.
- Qu'importe ce que tu fasses, que tu brûles des maisons ou que tu ailles vraiment voir Arthur ou même quoi que ce soit d'autre, je m'en finche. J'ai dit, et je le pensais, que je serai fier ! Je ne te demande pas de tout accepter maintenant, loin de là. Mais ce qui a été dit a été dit, c'est ce que j'avais envie de te léguer et c'est chose faîte. A toi de voir ce que tu en feras dorénavant. Car je ne pense pas que j'aurai la force et le courage de te les redire un jour.

Le vent faisait voler quelques cendres, les flammes continuaient et des villageois criaient. C'était un autre monde à bien des distances d'eux deux. Accolon ne voulait pas conclure cette conversation de lui-même.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 14 Fév - 2:00

Alwine, elle, n'avait même pas eu un regard pour ce qui l'entourait. Ils n'étaient rien. Moins que poussière, moins que cendre... Rien de rien... Elle attendait les paroles de son père...

« C'est ce que je t'ai conseillé en effet et c'est ce que je pense. »

Son coeur manqua un battement. Ce qu'il pensait... Qu'elle devait partir ? Qu'elle devait s'en aller ? Qu'il... Qu'il ne voulait plus d'elle ? Elle avait peur, elle était perdue, elle ne comprenait plus... Et tout ça était à un rien de se transformer en rage, une rage destructrice et aveugle...

« Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas dans un an, mais un jour oui je l'espère. Parce que le monde ne se résume pas à ce que tu vois et ce que tu entends depuis l'intérieur du Château, et que, quelque soient les choix que tu fasses dans le futur, tu saches exactement ce qu'ils représentent.»

Elle devait partir... Un jour ? Du Château Spectral voulait-il dire ? Partir pour aller où, hein ? Pourquoi devrait-elle quitter son foyer, si ce n'était pour aller s'instaler à Caamelot à la place, quand son frère occuperait le trône qui lui revenait de droit, et que son usurpateur d'oncle serait mort, une lente et douloureusement mort ? Pour savoir ce que représentaient ses choix ? Mais qu'auraient-ils bien pu représenter, si ce n'était l'intérêt des siens ?!

« Parce que quand bien même mon statut me donne quelque indépendance, au château, je ne ferai que t'utiliser et te manipuler pour la bonne réussite de notre camp. Parce que si cette conversation doit se reproduire et que Morgane, tout autant que je l'aime, ou Mordred, pour ce que je le respecte, me disent de me taire, je ne sais pas ce qu'il se produira ensuite. »

Ce qu'elle ne comprenait pas, définitivement, c'était le mal qu'il voyait dans tout cela... Elle serait utilisée, manipulée peut-être, pour la victoire de son frère et de sa mère. Mais elle n'avait aucun problème à cela ! Rien en elle ne se rebellait, au contraire ! Elle voulait être utile aux siens, elle voulait participer à cette guerre, bon sang ! Elle était là pour cela ! Mordred serait roi, ceux qui s'y opposeraient seraient cendre. Pourquoi voulait-il changer, voulait-il brouiller, ce schéma si simple et si juste par tant de complication ?

« Je te fais douter. Je te fais du mal peut-être. J'en suis désolé, mais j'ai confiance en toi. Tu es ma fille, tu as mon sang et tu as ma volonté. Pour autant que mes paroles te brisent, tu trouveras en toi la force de te relever. »

Et voilà des paroles gentilles, ensuite. Des paroles qui, malgré tout, lui réchauffèrent le coeur... Elle croyait bien que son père pourrait faire n'importe quoi qu'elle l'aimerait et le respecterait encore. Au-delà de tout. Parce qu'il était son père, tout simplement. Mais il disait vrai, il la perdait dans ses méandres, il la blessait même dans tout ce à quoi elle avait toujours cru au cours de sa courte vie.

« Quant à tout cela, je n'y crois pas une seconde, ton âme n'est pas noire. Ne viens pas me parler de destin et de fatalité alors que tu n'as que 3 mois. Tu peux faire jaillir du feu de tes mains, tu peux brûler des villages entiers, soit ! Que tu ais des pulsions destructrices, très bien ! Mais ne me dit jamais que tu es obligée et condamnée à le faire. »

Tord... Son père pouvait-il vraiment avoir tord ? Ou alors était-ce elle qui était totalement fausse... Non, cela ne se pouvait. Elle était noire, elle était glacée, une flamme sombre et froide, qui n'offrait nulle lumière et nulle chaleur pour réconforter, seulement pour semer la destruction et la souffrance.

« Car tu as la volonté de chosir autrement. Même si je n'ai jamais dit que c'était facile. De même que ce n'est pas facile d'aimer quelqu'un tout en ne partageant pas toutes ses opinions... hé, j'en sais quelque chose. »

Oui, visiblement, il pouvait avoir tord... Et raison en même temps. La colère d'Alwine s'évacuait lentement. La colère n'était pas dans sa nature, généralement, peut-être une précaution du destion ou d'un quelconque dieu pour contre-balancer ses pouvoirs qui se nourrissaient si facilement de sa haine... Il n'y avait que les rares êtres qu'elle aimait qui pouvaient la faire fracasser son calme, que ce qui avait trait à eux, ou presque... Elle devait bien vite le découvrir...

« Qu'importe ce que tu fasses, que tu brûles des maisons ou que tu ailles vraiment voir Arthur ou même quoi que ce soit d'autre, je m'en finche. J'ai dit, et je le pensais, que je serai fier ! Je ne te demande pas de tout accepter maintenant, loin de là. Mais ce qui a été dit a été dit, c'est ce que j'avais envie de te léguer et c'est chose faîte. A toi de voir ce que tu en feras dorénavant. Car je ne pense pas que j'aurai la force et le courage de te les redire un jour. »

Il y avait tant de choses qu'elle ne comprenait pas, au fond. Néanmoins, elle comprenait qu'il l'aimait, qu'il était fier d'elle, qu'il ne voulait pas l'abandonner. C'était le doute le plus affreux qui avait étrint son coeur. Le principal. Elle secoua la tête, doucement.

« Tu sais, je t'aime. Profondément. Et à jamais.Tu es mon père... Je n'en éprouve aucune difficulté... Et pourtant, je ne partage pas ton avis. Non... »

Sa voix, aussi, était douce, à présent. Personne, en arrivant là, n'aurait pu se douter que c'était elle qui avait déclanché l'incendie, qui avait fait naître les flammes... Des flammes qui ne s'approchaient pas d'eux-deux à moins de trois mètres...

« Oh, père, père... Je ne veux pas choisir une autre voie. Je ne veux pas choisir autrement. Je n'en n'ais nul désir. Pas la plus petite aspiration dans la partie la plus reculée de mon coeur. J'aime être ce que je suis, je veux continuer à l'être. Je suis une flamme noire, glacée... Et je n'ais nulle envie de devenir autre chose. »

Elle s'amait comme elle était. Elle aimait l'odeur du feu et de la cendre. Elle aimait la brûlure sur la chair des autres, elle se délectait de leur souffrance. Le brasier la facinait. Pourquoi aurait-elle changer ? Au nom de quoi ?

« Et si tu dois m'utiliser pour la cause de maman, de Mordred... N'hésite pas, fait le. Si tu dois me manipuler, ne recule pas. Ils sont ma famille. Leur cause est la mienne. C'est aussi simple que ça. Mais j'ai confiance en toi... »

Elle secoua de nouveau la tête. Ce n'était pas à elle qu'il revenait de lui dire comment faire son métier. Il le savait mieux qu'elle, de toute façon, et, il l'avait dit, son devoir de père devait passer après son devoir de second de Morgane.

« Mais je te suis reconnaissante de tout ceci, si tu dis que c'est important, même si je ne comprend pas... Peut-être comprendrais-je plus tard, s'il le faut... »

Ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire. Fini, la pyromane enragée qui avait probablement condamner ce village qu'elle était venue protéger. Elle était redevenue une jeune femme douce... Douce avec quatre personnes dans le monde...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Mer 17 Fév - 10:59

"Tu sais, je t'aime. Profondément. Et à jamais. Tu es mon père... Je n'en éprouve aucune difficulté... Et pourtant, je ne partage pas ton avis. Non..."
Les émotions partageaient Accolon mais un sourire se dessinait néanmoins sur ses lèvres. Il pensa rapidement à tout ce qu'il aurait pu faire pour la forcer : il aurait pu organiser une mission où elle se serait faîte capturer, il aurait pu prétexter vouloir l'infiltrer comme domestique ou noble à Camelot, il aurait pu la manipuler comme il manipule tous les autres. Et elle n'était pas de son avis, il lui avait expliqué son point de vue les yeux dans les yeux et elle n'était pas de son avis Accolon sourit encore plus grandement, cette fichue gamine avait l'audace et le culot de lui tenir tête. Il l'adorait. Sincèrement.

Elle voulait ainsi rester une flamme noire. Accolon inspira et hocha la tête à ces paroles. C'était une affirmation plutôt claire, et si tel était son désir, l'amant de la Fée n'avait pas à s'y opposer. Un vrai père l'aurait fait peut-être se prit-il à penser. Son père lui l'avait fait, toujours fait en fait, et trop fait même. Qu'importe, il n'avait jamais ressemblé au reste de sa famille, pourquoi commencer maintenant ? La tâche n'était quand même pas aisée : réussir à voir ce petit bout de sa chair comme un outil à user et à user encore quitte à le briser pour la cause juste après lui avoir parlé à coeur ouvert, petit temps d'adaptation nécessaire.
Leurs pensées se rejoignirent et Accolon gloussa brièvement en entendant pour la première fois de sa vie que la victime de ses manigances lui faisait entièrement confiance. Mais son esprit logique ne put que noter cela dans un coin de son esprit, pour plus tard. Peut-être.

- Peut-être, Accolon haussa les épaules visiblement bien plus détendu. Il avait tenté de modifier l'avenir et, de retour dans sa pauvre condition humaine, il laissait de nouveau le temps filer au travers de sa fille. Il se sentait tellement plus léger. Sa main ébouriffa gentillement les cheveux d'Alwine. Petite flamme noire adorée, je t'aime aussi.

Accolon resta un moment ainsi, prolongeant ce moment le plus qu'il le pouvait. Jusqu'à ce que sa notion du devoir s'infiltre comme toujours au plus profond de ses veines, chassant le père et faisant revenir le soldat, la mission, la cause. Son sourire attendri disparut et son regard quitta enfin sa fille pour s'attarder longuement sur le paysage. Il fit faire quelques pas à son stupide canasson pour prendre de la distance et réfléchir calmement. Alwine n'était plus qu'un paramètre au même titre que le vent ou les cendres.

Sauver le village ? Il était un peu tard pour cela. Même pas sûr que les bandits se pointent vu le carnage qu'avait déjà accompli le feu. La situation ne méritait plus leur attention pour qu'elle reste au statut-quo, mais Accolon flairait un certain potentiel. Une chose qui lui faisait presque peur. Serait-il capable d'arrêter un tel plan s'il devenait incontrolable ? La religion et l'Etat ne faisait pas bon ménage quand le peuple devenait plus fanatique que le gouvernement lui-même. Mais quel autre type d'obéissance pouvait s'octroyer une Fée mystique et son futur tyran de fils métamorphe et mégalomane ?
Un certain schéma se mettait en place dans sa tête. Les villageois survivants en auraient pour un petit moment avant de regrouper les blessés et les morts, cela laissait le temps d'aller trouver ces bandits qui ne devaient pas être bien loin. Une exécution publique serait la touche finale idéale pour finir de déifier les pouvoirs d'Alwine et lui fournir des adeptes dévoués. Et au pire, si la Fée ou Mordred s'opposaient à ce plan par la suite, il serait facile de tuer la machine dans l'oeuf avant que cette foi créée de toute pièce ne se répande trop.

Accolon fit demi-tour pour regarder de nouveau Alwine.
- Bien. Laissons le temps au village de se regrouper un peu après cette pagaille et profitons-en pour pister les brigands. Je veux les ramener vivants, si possible peu brûlés. L'épreuve du feu sera pour plus tard. Le traître fit signe à sa fille de le suivre alors qu'il talonnait son cheval pour se lancer dans la direction supposée le plus probable pour l'arrivée de bandits. Réfléchis à un objet t'appartenant que tu pourrais donner à l'un des villageois, une mèche de cheveux ou un peu de ton sang. Pour faire une sorte de relique. J'aimerai aussi savoir s'il t'ait possible de guérir, ou du moins cicatriser les brûlures ? Cela pourrait être utile.

L'ancien Chevalier avait retrouvé son rôle. Sa voix était posée et grave et ne souffrait aucune hésitation. Deux traîtres en mission, rien de plus et rien de moins.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Ven 19 Fév - 22:35

Tout semblait calme, à présent. Autours d'eux, oui selon le point de vue de la jeune, et aussi dans le coeur d'Alwine. Appaisé... Son père lui semblait calme lui aussi, heureux, ou tout du moins content, et cela lui faisait plaisir. Il était content, elle était heureuse. Tout était donc pour le mieux... Pour eux deux, tout du moins...

« Peut-être. »

Et, après avoir haussé les épaules, il lui ébourriffa les cheveux, tendrement. Moment merveilleux pour la pyromane, qui lui rappelait toute la beauté de son enfance. Sa très courte enfance, puisqu'elle n'avait durée qu'une unique journée. Il l'avait prise dans ses bras, alors, avec tendresse. Elle était une petite fille, et sans doutes était-ce plus simple. Mais cette simple main passée dans sa chevelure de jais ammena un sourire sur son visage, un sourire sincère, emplit d'un bonheur épanouit.

« Petite flamme noire adorée, je t'aime aussi. »

Cela lui faisait aussi beaucoup de bien de l'entendre dire ça. Il confirmait qu'il tenait à elle, mieux encore, qu'il l'acceptait. Quelques moments comme celui-ci, de temps en temps, c'était tout ce à quoi elle aspirait dans ce domaine, avec lui. Le reste du temps, il devait être le second de Morgane, la terrible et toute-puissante Fée Rouge, et elle un élément de valeur tout entier dévoué à la cause de l'Enchantresse et de son fils. La tendresse, l'amour, n'avait à s'exprimer que dans des occasions comme celles-ci. Pour l'instant. Tant que durerait cette guerre. Et Alwine, flamme sombre en vérité, se satisfaisait très bien de cette situation. C'était ainsi, pas autrement, et elle n'aurait échangé sa vie avec aucune autre, pour rien au monde. Du reste, elle n'aurait non plus abandonné cet instant privilégié avant son terme, et visiblement son père non plus, ce qui lui fit également plaisir.

Mais bien sûr, finalement, il s'écarta. Parce qu'il le devait. Et, tandis qu'il le faisait, Alwine elle-même prit conscience de ce qui les entouraient. Le feu couvant. Les cendres. Les morts, les blessés, les pleurs. Tout ça à cause d'elle, d'elle seule, par son pouvoir dévastateur, nourrit par la rage. Elle avait probablement détruit la vie de ces gens, alors qu'elle était venue les protégés, au départ. Une autre en aurait peut-être été désolée, ou peinée, ou même gênée. Pas elle. Ce n'étaient que des serviteurs, de simples gratteurs de terre. Oh, il en fallait, et en quantité, mais ils en auraient bien assez une fois Mordred arrivé à sa légitime place, sur le trône. Quant aux conséquences plus réelles pour eux, comme l'image des traîtres et tout le reste, elle faisait confiance à Accolon pour trouver les solutions les plus appropriées. Faire croire à une fourberie de Merlin, rayer complètement le village de la carte... C'était lui le stratège des traîtres, c'était lui qui donnait les ordres.

Pourtant, il y avait au minimum un point positif.

Elle pourrait toujours garder les bijoux...

Certes, il n'y aurait sans doutes pas grand-chose de haute valeur, mais c'était toujours ça de prit. Elle tenterait peut-être de manipuler un peu le métal, d'en faire quelque chose, puisqu'elle pouvait contrôler le feu à loisir. Ce serait peut-être amusant... Et au pire, ce n'était pas son argent qu'elle gaspillerait, où même celui de sa famille. Non, seulement celui de ces gens, qui n'avaient défénitivement qu'une importance ridicule. Surtout maintenant que beaucoup étaient morts ou sur la bonne voie pour l'être...

Sans doutes quelqu'un qui aurait pu examiner ces pensées à cet instant, comme en nombre d'autres instants d'ailleurs, l'aurait dit sans coeur... Pourtant, elle en avait bel et bien un, et il fit un petit bond dans sa poitrine quand son père se retourna à nouveau vers elle, tout à fait « Chevalier de Boron », à présent...

« Bien. Laissons le temps au village de se regrouper un peu après cette pagaille et profitons-en pour pister les brigands. Je veux les ramener vivants, si possible peu brûlés. L'épreuve du feu sera pour plus tard. »

Elle hocha la tête et fit tourner sa jument avant de la talonner pour qu'elle suive le cheval d'Accolon. Ainsi donc, ils allaient à la chasse, la chasse à l'homme. Et « l'épreuve du feu » sous-entendait quelque chose dans le goût d'une exécution publique, ce qui n'était que mieux. Décidément, elle l'adorait proprement, son géniteur, tant pour ce qu'il était que pour les occasions qu'il lui donnait. Elle n'avait jamais exécuter personne publiquement, mais elle pouvait bien commencer aujourd'hui... Tout cela la réjouissait à l'avance !

« Réfléchis à un objet t'appartenant que tu pourrais donner à l'un des villageois, une mèche de cheveux ou un peu de ton sang. Pour faire une sorte de relique. J'aimerai aussi savoir s'il t'ait possible de guérir, ou du moins cicatriser les brûlures ? Cela pourrait être utile. »

Une relique ? De la guérison ? Elle était un peu perdue, mais elle n'en montra rien. Son père était revenu dans son rôle, et elle, elle savait être aussi froide que la glace, dans presque toutes les situations... Ils étaient deux traîtres, en mission pour leur Fée de maîtresse, et prêts à tout pour sa cause. Et lui, il était le second de Morgane, donc le commandant de cette expédition... S'il lui demandait des choses, elle le faisait. Et si elle ne comprenait pas, elle lui faisait tout de même pleinement confiance pour prendre les bonnes décisions.

« Heu... Oui, et oui. Je pourrais leur donner des cheveux ou du sang, comme tu préfère. Et s'il te faut un objet plus... consistant, en plus, je peux toujours me défaire de mon poignard. Je ne m'en sert pas beaucoup, si ce n'est pour donner les change aux gens, et j'en trouverais bien une autre au château. »

Sa voix était devenue claire, neutre, pas même froide dans sa neutralité. Elle disait vrai, du reste. Cette arme était plus là pour sembler être son moyen de défense, et donc éviter tout soupçon sur le véritable, que pour lui servir véritablement à se défendre... Après tout, si elle pouvait détruire un village si facilement, de quelle utilité aurait pu lui être une dague ?

« Et je peux guérir les brûlures. Totalement. Ca fait partie de mon pouvoir, et j'ai souvent eu à m'en servir sur moi-même, au début... »

Oui, les premiers jours. Elle s'était brûlée, dans son corps de petite fille, le jour où elle l'avait rencontrée – la première fois qu'elle s'en souvenait, en tous cas – et pourtant il n'y avait eu aucune trace de brûlure sur son corps... Jamais il n'y en avait, malgré ses nombreuses imprudence avec son élément fétiche.

« Puis-je te demander pourquoi tu veux leur donner une relique ? D'ailleurs guérir les brûlures pourrait s'avérer utile si je dois... convaincre les brigands de nous suivre. »

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 21 Fév - 22:33

Loin des pensées pleines d'or et de pierreries, Accolon tout en parlant scrutait surtout les alentours en quête d'un signe des brigands. Double affirmative de sa fille, voilà qui simplifierait leur tâche future. Elle était également prompte à répondre, du fait de son adulation pour lui ou bien des liens du sang... sûrement un peu des deux. Accolon se convainquit qu'il pourrait lui donner à peu près n'importe quel ordre sans qu'elle rechigne à l'exécuter, se basant simplement sur la foi qu'elle avait en lui.

- Pas mal la dague, ils pourront peut-être inventer des sacrifices à faire avec. Ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un objet personnel toutefois, alors il faudra que tu brodes son importance dans ta mise en scène lorsque tu le donneras. Accolon ne décrivit pas plus sa pensée, Alwine devait être capable d'envisager la suite et d'improviser une prestance divine le moment échu sinon il n'y aurait que de faibles espoirs de dresser un culte pérenne basé sur sa personne.

- J'espère donc que tu n'as pas perdu la main. Parfait, tu pourras soigner ou du moins apaiser les douleurs de ceux qui te suivront parmi les villageois. Le traître remarqua à mi-distance des froissements récents dans l'herbe, levant son regard une petite montée dans la plaine lui coupa la vue. Il poussa son cheval au petit galop, semblant ne pas entendre la dernière question de sa fille. Un petit moment s'écoula avant que le chevalier ne reparle finalement.

- La relique te servira à désigner l'un de tes grands prêtres, ou quel que soit le titre qu'ils se donneront eux-mêmes... Il est temps de passer à la vitesse supérieure. Convaincre des villages de nous payer l'impôt ne nous fera pas gagner une guerre. Nous avons besoin de troupes prêtes à donner leur vie pour nous, et la foi est un vecteur parfait pour cela.
Ce qu'Accolon ne disait pas sans pour autant le penser très fort, c'était qu'il doutait sérieusement de ses progrès à tenter de gagner la confiance des manants quant des Mordred ou Méléagant passaient derrière pour prendre sauvagement des pucelles ou massacrer quelques bras vigoureux. De plus, seule Alwine sera propriétaire de cette force fanatique. Tes pouvoirs sont incroyablement efficaces, visibles et impressionnants. Et avec la petite démonstration de force qu'ont subie nos villageois, il pourrait être possible de convaincre quelques bougres que tu es l'incarnation d'un saint purificateur venue brûler les péchés de l'humanité - ou quoique ce soit d'autre dans le style - , et donc de brûler aussi Arthur accessoirement. J'avais remarqué quelques jeunes gens dans la foule, ceux qui ont moins de 16ans seront plus crédules je suppose : ils n'ont presque connu que la période de guerre civile et ne sont donc pas trop subjugués par l'aura qu'avait Arthur lors de l'unification de la Bretagne. Suffit de désigner un type pour qu'il fasse du prosélytisme, soigner les gens qui le suivent et brûler les autres, puis ils bâtiront eux-mêmes les rites de ton culte. Avec un peu de chance toutefois, mais cela valait le coup d'essayer.

Le sommet de la petite dune d'herbe verte fut rapidement atteint, révélant aux deux traîtres quatre hommes dont seulement deux étaient à cheval. Accolon n'en attendit pas plus pour lancer sa monture au galop tout en décrochant son arbalète de sa selle. Les voleurs des plaines commencèrent à détaler sans attendre, les deux gus à cheval ne s'encombrant pas le moins du monde d'attendre leurs camarades.
- A toi l'honneur de choisir ton groupe de victimes Alwine ! lança-t-il en armant un carreau.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 28 Fév - 0:12

Si Alwine avait pu entendre les pensées de son père, elle aurait approuvé. Bien sûr qu'elle suivrait chacun de ses ordres, sans hésité un seul instant ! Par dévouement, par amour... Elle n'aurait pu le dire, à supposer qu'elle se le soit jamais demander. Elle le ferait, tout simplement, pour lui, ou Mordred, ou Morgane... Sa famille, et, ça tombait bien, ses supérieurs.

« Pas mal la dague, ils pourront peut-être inventer des sacrifices à faire avec. Ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un objet personnel toutefois, alors il faudra que tu brodes son importance dans ta mise en scène lorsque tu le donneras. »

Des sacrifices à faire, un objet personnel ? Que tramait-il donc qui puisse amener ces pauvres pécores à faire des sacrifices en son nom ? Pas que ça la dérange, au contraire, mais quand même... De la religion ? De la peur ? Qu'est-ce qui se tissait dans la tête de son père ? Elle ne savait pas encore, mais elle se tenait d'ors et déjà prête à faire ce qu'il lui demanderait, d'autant que ça promettait d'être amusant, visiblement...

« J'espère donc que tu n'as pas perdu la main. Parfait, tu pourras soigner ou du moins apaiser les douleurs de ceux qui te suivront parmi les villageois. »

Soigner ceux qui la suivraient ? Plus ça allait, et plus elle songeait à une sorte de culte, ou au moins de fanatisme. Une bien étrange histoire, surtout vu qu'elle avait tout détruit, mais c'était lui le chef – sous-chef, mais bon – lui son père, lui le grand stratège, Accolon de Boron ! Lui qui saurait tramer tous les plans qu'il faudrait pour réaliser son idée, et qu'elle suivrait aveuglément...

« La relique te servira à désigner l'un de tes grands prêtres, ou quel que soit le titre qu'ils se donneront eux-mêmes... Il est temps de passer à la vitesse supérieure. Convaincre des villages de nous payer l'impôt ne nous fera pas gagner une guerre. Nous avons besoin de troupes prêtes à donner leur vie pour nous, et la foi est un vecteur parfait pour cela. »

Prêtre, foi... Décidément, il n'y avait plus de doutes ! Et il voulait faire ça pour avoir une armée de fanatiques religieux... Ca se tenait. Restait à voir comment il comptait goupiller tout ça, mais ça devait être possible. Une idée décidément plaisante, la perspective de se faire adorer et d'instaurer un culte aussi flambant que sanglant n'était pas vraiment pour lui déplaire.

« Tes pouvoirs sont incroyablement efficaces, visibles et impressionnants. Et avec la petite démonstration de force qu'ont subie nos villageois, il pourrait être possible de convaincre quelques bougres que tu es l'incarnation d'un saint purificateur venue brûler les péchés de l'humanité - ou quoique ce soit d'autre dans le style - , et donc de brûler aussi Arthur accessoirement. J'avais remarqué quelques jeunes gens dans la foule, ceux qui ont moins de 16ans seront plus crédules je suppose : ils n'ont presque connu que la période de guerre civile et ne sont donc pas trop subjugués par l'aura qu'avait Arthur lors de l'unification de la Bretagne. Suffit de désigner un type pour qu'il fasse du prosélytisme, soigner les gens qui le suivent et brûler les autres, puis ils bâtiront eux-mêmes les rites de ton culte. »

Plus il développait, et plus ça lui plaisait. La partie où elle calcinait les dissidant n'étant pas la moins plaisant, à ses yeux tout du moins. Elle en choisiait un bien comme grand prêtre, ou autre machin du genre, et il sortirait un beau culte bien brûlant du four ! Sinon, et bien il y aurait remplacement. Bon, d'accord, il faudrait mettre un frein à ses envies, sans doutes, pour quand ils seraient plus nombreux. Mais si ça marchait, et avec la permission de sa mère et de son frère, bien sûr, des bûchers se dresseraient plus tard, sur lesquels flamberaient les hérétiques. Les partisants de Tutur, tient ! Parce que oui, ce serait une hérésie, elle trouverait bien un moyen ou un autre d'induire cela.

Avant qu'elle n'ait pu faire part de son sentiment à son père, toutefois, ils arrivèrent au sommet d'une butte et virent quatre hommes – les brigands sans doutes – apparaître devant eux. Vu la façon dont ils détalèrent, les derniers doutes disparurent, et les Traîtres chargèrent. Et les autres fuirent... Ou tentèrent de fuir, plutôt.

« A toi l'honneur de choisir ton groupe de victimes Alwine ! »

« Les cavaliers ! »

Et, talonant sa monture, elle prit de la vitesse, dépassant les fantassins sans les voirs. Les autres se croyaient sans doutes sauvés. Ils avaient de l'avance, et avaient affaire à une femme. Mais le problème, c'était qu'ils avaient affaire à Alwine, pas à n'importe quelle femme, et qu'ils étaient bien loin d'être hors de sa portée... Ca, et le fait que son père n'ait rien précisé à propos des chevaux...

Son bras se leva, son esprit se déchéna... Le feu flamba d'un coup.

Les chevaux s'effondrèrent.

Les bandits étaient encore trop surpris pour fuir encore, ne comprennant pas comment leurs montures s'étaient retrouvés à terre, souffrant le martyr, l'avant de leurs pattes transformés en reste noircits par une flamme aussi brève qu'intense, quand le cercle de feu se dressa autours d'eux et qu'Alwine arriva à leur niveau, les regardants de ses yeux noirs aux quels le brasier donnait des reflets qui, en cet instant, leur semblèrent proprement infernaux.

« Vous pouvez me suivre tout de suite, sans armes, où je peux vous brûler un peu pour vous convaincre... Je préférerais la seconde solution, mais on m'a demandé de vous laisser le choix... »

Muets devant cette femme aussi belle que terrible, et terrible sa voix, si fait, les deux malheureux laissèrent tomber leurs armes... Et la petite princesse pryomane éclatat de rire.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Mar 2 Mar - 22:19

Accolon nota du coin de l'oeil que sa jeune fille avait l'esprit vif. Non pas qu'il en eut douté - elle tenait de lui tout de même - mais en être conforté était assez grisant. Une pointe de fierté qui se changea en amusement lorsqu'il regarda le petit bout de femme à la chevelure noire charger pour rattraper les cavaliers.
Un petit trot suffisait amplement pour courser les deux types à pieds. Il finit même de tendre la corde de son arbalète en sifflotant, pour se rendre compte que les deux gus étaient tombés à genoux de terreur. Ah oui, la combustion spontanée des chevaux... Pour sûr que ça vous refroidit toutes les ardeurs du monde ça. Accolon leur lança un bout de corde.

- Bon, j'suis sûr que vous saurez vous attacher vous-même. Même pas besoin de se fatiguer à les mettre en joue. L'un deux sembla se relever avec un peu plus d'audace et Accolon dût lui décocher un carreau qui lui arracha une oreille. Merde, moi qui visait une simple estafilade au cuir chevelu. Soit, c'est bien vu, moi je peux pas vous griller sur place. Mais crois-moi bien capable de te faire sauter l'autre oreille si ça me chante.

Incroyable comme la magie facilitait les choses. Vraiment. Dire qu'en repensant à sa dernière exécution publique, ça lui avait bien pris 3 heures. Combattre pour se faire respecter, puis order à droite à gauche de rassambler du bois pour un bûcher, se refaire respecter encore, trainer les condamnés qui pissaient du sang et ouvraient leurs gueules pour crier à la mort. Là, tout était tranquille. C'était reposant.
A part bien sûr ce stupide canasson qui, pas encore habitué au bruit des armes et à l'odeur du sang, trépignait sur place rien que pour une petite oreille. Temps de bouger de nouveau. D'un signe de tête, Accolon ordonna aux deux brigands de se mettre en marche, non sans avoir précédemment jeter leurs armes.

- Ca n'en deviendrait pas lassant à la longue, avec ce petit pouvoir ? Haha, désolé pour la pique ma fille, c'est juste que pour ma part j'en ais mis du temps avant d'apprendre à me faire obéir comme cela. C'est rageant, héhé. Le paternel semblait tout sauf enragé au contraire, amusé et de bonne humeur plutôt. A la vérité, Accolon était assez surpris : son plan marchait comme sur des roulettes, faisait longtemps que c'était pas arrivé depuis sa déconfiture avec Prudence dans les rues de Camelot. Allez hop, tous en marche et vous avez même le droit de passer devant les gus.

Accolon vint se placer aux côtés de sa fille, suivant les futurs condamnés quelques mètres devant eux. Le retour allait être un peu plus long et le traître en profita pour s'imaginer mentalement le déroulement de la scène. Jusqu'à ce qu'un des types reprit assez de courage pour les héler.

- Et z'lez faire quoi d'ous ? 'a au villa' là ? Note pour plus tard, convaincre Mordred d'enseigner les lettres et le language à ses sujets.
- On vous ramène au village pour prouver que vous referez plus les mêmes bétises. Si vous vous comportez bien et la fermez, peut-être qu'on vous prendra avec nous par la suite.
- Z'êtes qui pour que vous prend' pour des mi'ciens ?
- On est sous les ordres de Morgane pauvre con. Maintenant, ta gueule et marche.
Accolon espérait que la peur - et l'appat, car Morgane paie bien - qu'il lut dans les yeux de l'homme soit bien réelle, car malgré ces ordres de brigands intacts il avait sérieusement envie de lui briser quelques membres pour être aussi lent d'esprit.

L'amant de la Fée haussa les épaules en direction d'Alwine une fois que les regards les eurent quittés. Un mensonge en valait bien un autre. Il reprit d'une voix un peu plus basse pour sa fille.

- Bah, qu'ils croient ce qu'ils veulent, ils seront morts d'ici peu de toute façon. Je te laisse faire pour la suite petite déesse ? N'hésite pas à me donner des ordres en présence des villageois. De toute façon... je ne suis que ton humble serviteur mortel. Le ton était faussement servile, et ponctué d'un sourire en coin.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 6 Mar - 20:29

La manoeuvre avait été rondement menée, comme de bien entendu. N'était-elle pas Alwine, Alwine de Boron, fille d'Accolon et de Morgane, la Fée Rouge ! Elle faisait jaillir le feu de ses paumes, ses yeux pouvaient déchaîner le plus terrible des brasiers et les flammes obéissaient au moindre de ses désirs. Comment ces pauvres mortels auraient ils pu avoir la moindre chance contre elle, eux, de malheureux brigands de bas étages qui avaient eu la folie de s'en prendre à un village placé sous la protection de la légitime souveraine de la Bretagne ? Du reste, elle pu voir du coin de l'oeil, tandis qu'elle riait, que son père n'avait pas eu beaucoup plus de difficulté à faire prisonnier son duo de bandits, aillant à peine eu tirer dans une oreille pour leur remettre les idées en place... Ce que ces gens étaient impressionnables !

Souriant toujours à pleine dents, notre pyromane rejoignit son père, poussant devant elle ses prisonniers maintenant réduits à marcher... Elle avait fait disparaître les flammes, mais pouvait les refaire venir en un instant, et elle était sure que ces pauvres types le comprenaient parfaitement... Et sinon, et bien ils le comprendraient rapidement.

« Ca n'en deviendrait pas lassant à la longue, avec ce petit pouvoir ? Haha, désolé pour la pique ma fille, c'est juste que pour ma part j'en ais mis du temps avant d'apprendre à me faire obéir comme cela. C'est rageant, héhé. »

Venant d'un autre et dans une autre circonstance, elle aurait pu être vexée. Mais certainement pas venant de lui... Sans compter qu'il avait l'air tout sauf de mauvaise humeur. Que du contraire, il avait l'air parfaitement heureux, ce qui ne faisait que la rendre plus contente, elle. Pour une première mission, c'était véritablement un succès... Mais bien sûr, ce n'était aussi qu'un début...

« Allez hop, tous en marche et vous avez même le droit de passer devant les gus. »

Et, comme de bien entendu, les quatre futures victimes obéirent biens sagement, sans moufter... Il fallait bien dire aussi que s'ils avaient tenter de s'écarter de la bonne route, ils auraient été légèrement roussit pour leur peine... Mais pourtant, l'un d'entre eux trouva finalement le courage de prendre la parole, après un moment... Ce qui était plus que ce qu'elle avait attendu d'eux.

« Et z'lez faire quoi d'ous ? 'a au villa' là ? »

Il osait s'adresser à son père et elle ? Dans un langage pareil, en plus ? S'il n'avait pas fallu les garder à peu près entier, elle lui aurait volontiers griller un membre ou deux...

« On vous ramène au village pour prouver que vous referez plus les mêmes bétises. Si vous vous comportez bien et la fermez, peut-être qu'on vous prendra avec nous par la suite. »

« Z'êtes qui pour que vous prend' pour des mi'ciens ? »

« On est sous les ordres de Morgane pauvre con. Maintenant, ta gueule et marche. »

Au moins c'était clair. En même temps, il était vraiment pas malin le gars... D'où aurait bien pu venir quelqu'un d'assez puissant pour arrêter leur chevaux d'une bonne flambée et assez cruel pour les laisser agoniser ensuite ?

« Bah, qu'ils croient ce qu'ils veulent, ils seront morts d'ici peu de toute façon. Je te laisse faire pour la suite petite déesse ? N'hésite pas à me donner des ordres en présence des villageois. De toute façon... je ne suis que ton humble serviteur mortel. »

Elle ? Donner des ordres à son père comme s'il était un humble serviteur ? Elle aussa un sourcil surprit, puis lui rendit son sourire au bout d'un instant... Ce serait des plus étranges, mais elle n'allait pas reculer pour si peu, hein ? Si la mise en scène l'exigeait, sans doutes le ferait-elle... On verrait bien ! De toute façon, ils savaient tous deux que ce n'était que commédie, et que jamais elle ne se permettrait de faire cela sans sa permission préalable... Elle avait bien trop de respect pour lui, tant en tant que père qu'en tant que stratège des Traître...

Elle ne cru pas bon de préciser une telle évidence, aussi la petite compagnie chemina-t-elle en silence jusqu'au village... Enfin, jusqu'à ce qu'il restait de village, plutôt. Les quatre prisonniers marquèrent un temps d'arrêt en voyant se spectacle, avant de tourner des yeux agrandit vers Alwine... Qui leur sourit le plus gentillement du monde.

« On vous a dit d'avancer, non ? Alors on se dépèche ! »

La seconde phrase avait claqué comme un fouet, et ce fût tout juste si les futures victimes ne continuèrent pas en courant... Le lien entre les restes de l'incendie et la petite pyromane n'était pas bien difficile à établir, et c'était le genre de choses qui vous faisait brutalement réfléchir sur la pertinence d'une quelconque discution avec elle. C'était plus impressionnant qu'une simple carbonnisation des chevaux, sans doutes... Avec un petit rire cristalin, la demoiselle de Boron fit repartir sa jument d'une douce pression des genoux... La terreur dans leurs regards était vraiment des plus plaisante. Ce qui allait bientôt suivre promettait décidément d'être des plus plaisant ! Mais avant ça, elle faisait confiance à son géniteur pour rassembler la populace et lancer le début d'exécution.

Après tout, une déesse ne s'abaissait pas à ce genre de choses, non ?

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Lun 22 Mar - 23:03

Le retour fur évidemment plus long que l'aller. Suivre le pas molasson des bandits était d'une lenteur épouvantable, et heureusement - pour une fois - que son stupide destrier fut aussi incapable. L'effort qu'Accolon devait fournir pour forcer le canasson à une démarche confortable lui évitait de faire trop vagabonder son esprit. Dans des recoins qui lui soufflait de petits mots déprimant, tels "il n'est pas encore trop tard" ou "est-ce vraiment l'existence que tu veux pour ta fille ?".
Seuls les imbéciles ne changeaient pas d'avis, et le problème avec Accolon c'était qu'il se considérait comme loin d'être un imbécile. L'affaire commençait néanmoins à prendre une sale tournure d'auto-flagellation, et le stratège des traîtres arrêta de se questionner sur sa fille. Au final, elle n'était pas une demoiselle en détresse devant, ni même désirant être sauvée. Simplement, les choses auraient pu se passer différemment... Accolon se serait tapé lui-même sur le crâne pour souligner son idiotie s'il avait été seul, il avait depuis longtemps passé l'étape de refaire sa vie avec des "si", pourquoi diable y retomber donc maintenant ? Juste une épreuve de plus... le baptème du feu allait finalement autant l'aider à accepter le fait établi qu'il aiderait sa fille à devenir une personne d'importance.
Vois ça comme un mariage arrangé, c'est ta fille et tu lui trouves simplement un bon parti. Elle épouse une ribambelle de fanatiques, qui seront diablement plus loyaux que le plus loyal des maris. Tout est dans l'ordre des choses.

Le petit rire de sa fille le fit de nouveau sourire. Si elle était heureuse dans l'instant, pourquoi donc se soucier de tant de choses sur lesquelles il n'avait finalement que peu de prise ? L'amant de la Fée se mit en tête d'apprécier et de prendre plaisir lui aussi à la petite mise en scène.
Le village était véritablement carbonisé, et Accolon grimaça légèrement en pensant que le début de culte d'Alwine serait bien maigre. Bah, moins ils seraient au départ, plus ils se considéreraient comme des élus. Le traître retira son gant, mis deux doigts dans sa bouche, et siffla un bon coup. Paysans ou chevaux, ça avait heureusement assez de jugeotte pour répondre au même appel.

Accolon glissa un "calmez-vous" diablement autoritaire pour autant qu'il fut prononcé à voix basse à l'encontre des brigands enchaînés. La place détruite du village faisait pâle figure pour un rassemblement, et le rassemblement comptait carrément moins de personnes qu'il ne fallait de lettres pour écrire ce même mot. 11 braves gens du peuple, arrivant doucement et se tenant les uns aux autres par petits groupes. Presqu'aucune famille n'était complète, on voyait un adolescent élancé et aux cheveux bruns servir d'escorte à une enfant blonde rondouillarde au possible.
Les têtes les dévisageaient, assez incrédules. Comment et pourquoi revenaient-ils ses deux cavaliers, père et fille, qui venaient de les mener à la ruine ? Pensaient-ils vraiment qu'ils les oublieraient, alors qu'ils avaient devant eux allumés des flamèches dans la barbe de feu le doyen ? Accolon sentit que la colère gagnait les villageois survivants, il allait falloir utiliser ça à bon escient. Il attendit encore un peu, et ce fut une femme brûlée et aux habits en loques qui osa la première.

- Qu'est-ce vous v'nez foutre dans not' v'lage ? Z'y croyez pas qu'on va vous féliciter, pass'que vous ram'nez nos voleurs ? Le ton était acerbe à souhait et les mots crachés ont ne peut plus sincèrement.
-
Alwine n'a que faire de tes félicitations, femme. Comment le feu pourrait-il s'abaisser à considérer les suppliques haineuses d'une ignare ? Je crache sur ton ignorance, elle te rend aveugle à ton destin. Accolon ne se fit pas prier pour joindre le geste à la parole.
- Notre destin, il est tout tracé envoyé du diable. Z'allez nous crever, et si on crève pas 'vec ta hache, on va crever de faim, et si c'est pas de faim, alors ce sera les loups ou les hors-la-loi. Un plus jeune, genre 16 ou 17 ans. Assez hargneux.
- Votre destin, il est devant vous ! Vous avez survécu à la purification des flammes. Vous êtes choisis entre les hommes. Tous n'ont pas la même chance.

L'heure d'une petite démonstration était venue pour convaincre ces petits villageois. Etrangement, même les brigands semblèrent comprendre leur sort finalement, et il dardèrent vers les deux traîtres des regards de haine et tentèrent de crier à la tromperie. Dommage qu'il leur vienne un minimum d'intelligence seulement dans la mort, pensa Accolon l'air impassible et respectueux devant les flammes...divines dorénavant.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 27 Mar - 18:36

Son père, comme toujours, avait été parfait. Il avait sifflé les paysans, comme les chiens qu'ils étaient, et ils avaient répondu à son appel en bons petits toutous... Hum, elle y avait été fort... Onze, à peine onze pour se rassembler. Ca ferait un peu peu pour lancer un culte, mais Accolon savait se qu'il faisait. Et elle pourrait toujours intervenir plus tard, lorsqu'ils convertiraient à leur tour d'autres personnes, avec une ou deux autres « épreuves du feu » si les foules se montraient trop récalcitrantes à embrasser la « vraie foi »... Celle qui ferait d'elle une Déesse vivante et qui mettrait en marche une véritable armée pour jeter le vilain oncle Tutur à bas du trône qu'il avait injustement usurpé ! Si tout ce passait bien aujourd'hui... Et il n'y avait aucune raison de croire que ce ne serait pas le cas. Absolument aucune.

Pour l'instant, ses futurs prêtres et prêtresses semblaient bien en colère. Sans doutes était-ce compréhensible, ils venaient de tout perdre, ou presque, et ça, uniquement à cause d'elle. Mais ils seraient bientôt à ses pieds, elle se faisait confiance pour cela. Ceux qui refuseraient seraient calcinés sur place. Elle devrait toutefois essayer de ne pas en tuer trop, voir pas du tout : ils étaient assez peu nombreux comme cela sans qu'elle en rajoute. Impassible et royale, son regard passa sur eux, se demandant qui elle allait choisir pour mener ce petit troupeau...

« Qu'est-ce vous v'nez foutre dans not' v'lage ? Z'y croyez pas qu'on va vous féliciter, pass'que vous ram'nez nos voleurs ? »

Ah, tient, enfin une qui se décidait à parler. Il leur avait fallu le temps, mais ce n'étaient que des serfs aussi... Vraiment, s'ils devaient être son clergé, il faudrait leur apprendre un « langage protocolaire » pour quand ils s'adressaient à elle.

« Alwine n'a que faire de tes félicitations, femme. Comment le feu pourrait-il s'abaisser à considérer les suppliques haineuses d'une ignare ? Je crache sur ton ignorance, elle te rend aveugle à ton destin. »

Joliment tourné tout ça ! Mais c'était son père aussi, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il puisse faire moins bien que l'excellence ! Son plan prenait forme peu à peu...

« Notre destin, il est tout tracé envoyé du diable. Z'allez nous crever, et si on crève pas 'vec ta hache, on va crever de faim, et si c'est pas de faim, alors ce sera les loups ou les hors-la-loi. »

Un qui avait du cran. Il lui plaisait bien, au premier abord et son accent était moins marqué que ceux qu'elle avait entendu jusqu'ici... Une perle rare ?

« Votre destin, il est devant vous ! Vous avez survécu à la purification des flammes. Vous êtes choisis entre les hommes. Tous n'ont pas la même chance. »

Le moment était venu, semblait-il. Les brigands semblaient enfin avoir percuté que quelque chose n'allait pas, et ils essayèrent de s'agiter. Des paysans voulurent encore intervenir. Elle ne laissa la moindre chance ni aux uns ni aux autres.

« Silence. »

Sa voix avait claquée, claire comme comme le vol d'une flèche dans l'air nocturne. Tous lui obéirent, bien qu'elle n'ait ni crié ni poussé la moindre exclamation. C'était un ordre, un ordre calme et posé... Emanant de celle qui avait causé la destruction ambiante. Forcément, sa poussait à réfléchir.

« Les Hommes ont pêchés. De nombreuses, très nombreuses fautes pèsent sur vos têtes. Je suis venu parmi vous pour purifier l'Humanité... Pour purifier par le Feu. Le Feu juge. Le Feu punit. Le Feu élit... Il est temps pour vous d'être juger. »

Elle leva une main, ce qui n'était pas nécéssaire mais qui en imposait plus qu'un simple regard, question de mise en scène... Et le brasier se déchaîna sur les bandits, qui hurlèrent de douleur et de terreur primale. Elle aurait pu les calciner en un instant... Elle aurait pu. Au lieu de quoi leur agonie dura de longues, longues minutes, devant les villageois pétrifiés. Jusqu'à ce que les cirs se taisent et qu'il ne reste plus que cendres là où se trouvaient jadis quatre hommes...

« Ils étaient charger de fautes... De trop de fautes pour être sauvés... »

Il y avait une grande tristesse dans sa voix, à présent, une tristesse qui avait toutes les apparences de la profondeur et de la sincérité. Bien sûr, ce n'était qu'apparence. Intérieurement, son humeur était plutôt à la joie sadique.

« Vous, vous étiez assez purs pour avoir une chance d'être sauvés. Mais une chance seulement. Il est maintenant temps pour vous de choisir. Vous pouvez partir, ce jour, tenter votre chance ailleurs, autre part, tenter de fuir la vérité jusqu'à ce qu'elle vous rattrape. Ou vous pouvez devenir le centre de cette vérité ! Car, je vous le dit, vous avez été élus ! »

Ils buvaient ses paroles, suspendu à ses lèvres. Forte et claire, elle se faisait entendre avec une certaine exaltation que ces pauvres gens, qui n'avaient jamais eu que si peu, sentaient se communiquer à eux. Elle désigna l'un d'entre eux de la main, et il écarquilla les yeux, reculant d'un pas. Le garçon de tout à l'heure...

« Toi ! Veux-tu être sauver ! Veux-tu embrasser la vraie foi ! Veux-tu être élu, entre tous les hommes de cette terre ! »

Allant chercher du courage à une source inconnue de lui, il s'avança de nouveau et leva les yeux vers elle. Son regard disait qu'il n'avait plus rien à perdre, qu'il était prêt à croire... Bien, très bien.

« Oui, Dame. »

« Alors tu le seras. »

Et elle fit agir l'autre face de son pouvoir. Son visage brûlé fût régénéré, dévoilant une beauté inatendue pour un homme du peuple. De mieux en mieux. Il avait du cran, il était agréable à voir, il ferait un bon chef...

« Qui ! Qui d'autre désir être sauvé ? »

« Moi ! »

« Moi ! »

« Moi, Dame ! »

« Et moi ! »

« Moi ! »


Les voix fusèrent de toutes part, les unes après les autres, certaines jeunes, d'autres vieilles, des voix d'hommes et de femmes... Neuf vois.

« Pas moi ! Vous ne voyez pas ? C'est une démone ! Une envoyée de Satan ! Elle manie le feu infernal, elle veux nous dévoyer, nous... »

La vie de la vieille femme, par trop dévote, se vit calciner dans l'instant, par une langue de flamme aussi prompte que rougeyante. Un silence de mort tomba de nouveau sur l'assemblée.

« Avoir subit l'Epreuve ne vous protège pas. Les hérétiques ne trouveront que mort au bout de leur folie... »

Elle secoua la tête, comme pour chasser la tristesse de nouveau présente dans sa voix, et leva une main au-dessus de sa jolie tête.

« Mais vous, vous êtes à présent sauvés ! »

Lentement, puisqu'il y avait neuf sujets à traiter en même temps, la Magie agit de nouveau, les brûlures furent soignées simultanément.

« Vous êtes neuf, comme il fût écrit. Neuf prêtres et prêtresses. Le coeur de la nouvelle foi. Je n'ais pas choisit de la répendre depuis les châteaux ou les palais. Non, c'est ici que l'oeuvre commence, c'est ici que la vérité s'embrase ! Vous êtes les élus ! Et quant à toi... »

Elle se tourna vers le premier homme, dégainant en même temps son poignard d'excellente facture, qu'elle pointa sur lui. Toujours habité de ce même courage inconscient, trop dépassé pour réfléchir, il ne recula pas, cette fois.

« Je fais de toi l'Elu d'entre les élus. Mon grand prêtre, celui qui conduira l'assemblée de mes fidèles. Acceptes-tu cette charge et le gage qui va avec ? »

« Oh oui, Déesse. »

Des larmes coulaient sur ses joues tandis qu'il s'avançait pour recevoir la lame, avant de reculer jusqu'au niveau des autres.

« Il me faut à présent vous parler de celui qui m'accompagne. Le Chevalier de Boron est le Lieutenant de Morgane, comme vous le savez. Sachez que c'est aussi mon père en cette incarnation terrestre, car je suis sorti du ventre d'une femme, comme chacun d'entre vous, pour vivre parmi vous et vous mener à la lumière. Du ventre de la Fée. »

Elle marqua une petite pause, croisant le regard de chacun des membres de son nouveau clergé qu'elle venait de former...

« Il fût mon premier serviteur et il le reste. Ne soyez pas jaloux, il connait chacunes de mes pensées car il m'a élevée lui-même... Pour preuve, je vais lui laisser vous expliquer la suite des événements... Et de mes relations avec ceux que l'on nomme « les Traîtres »... »

Il fallait bien qu'ils s'habitue à ce qu'Accolon leur donne des ordres... Puisque ça risquait d'arriver souvent si on en venait à une guerre. Autant commencer tout de suite.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Ven 21 Mai - 21:01

Glaciale, sa fille avait imposé un silence religieux. Même Accolon buvait ses paroles, bien qu'il fut plutôt impressionné par le rôle que par le contenu. Le masque de déesse allait comme un gant à Alwine, et la magie achevait le tout.
Il arrêta de regarder sa fille pour s'abandonner dans la contemplation des torches humaines. Le traître préférait le spectacle des flammes à l'étincelle de plaisir qu'il aurait été certain de remarquer dans les yeux de sa fille. Brûler ou voir des gens brûler ne tirait presque plus aucune émotion d'un homme tel Accolon, il n'avait jamais aimé ça - peut-être pour le simple hypothèse que ce sort lui soit réservé par une revanche du destin (bien qu'il faudrait alors compter avec les empoisonnements, égorgements, étranglements et autres méthodes où les mots dignité et honneur étaient absents).
L'énormité de ce culte ne tenait qu'à l'énormité des pouvoirs d'Alwine. N'importe quel garçon serait pareillement subjugué devant tant de prouesses et de force. La magie est un fossé, attirant et terrifiant à la fois. Sa divine progéniture continuait en prodiguant sa clémence aux nouveaux fidèles en transe. Lui se demandait où il se situait, 3 ans après avoir franchi le fossé et brûler le pont derrière lui.

La vieille dame était d'une audace dangereuse... Alwine n'était pas longue à réagir, une chose sur laquelle ils étaient sur la même longueur d'onde. Sa fille se débrouillait à la perfection, le leader était charismatique et, comble de la chance, semblait également intelligent. Il était temps de se concentrer plus sur le présent : rester patiemment debout ne l'empêchait pas d'être concentré tout de même ! Héhé, Accolon sourit intérieurement devant son incompétence : après tant de temps comme chef de terrain, il était redevenu un bleu quand il s'agissait d'attendre les ordres. Qui ne tardèrent pas à venir... d'une manière assez étrange.

Ca n'allait pas... enfin, si c'était parfait, mais pas pour... Alwine croisa le regard légèrement perplexe de son père en lui passant la parole.

- Chers élus... Cher grand prêtre... Accolon laissa planer un sourire en coin sur ses lèvres, le temps de s'inventer quelques lignes de dialogue. Trouvé. Le traître mit un genoux à terre. Ce jour est grand. Pour moi qui ais eut l'honneur et la charge de donner mon sang à l'incarnation du Feu Sacré, savoir que l'enfant est devenu adulte est une joie sans pareille. Alwine, bénie soit-elle, a trouvé en vous ces prophètes et sa n...
- nouvelle famille. Mes sens n'ont jamais été autant en éveil qu'aujourd'hui, ma foi tracera mon destin. En tant que guide et parole de la Déesse. Murmures d'acquiescement de ses futures collègues. Intelligent pour un bouseux, et en plus il allait dans son sens.
- Grand prêtre... Et Accolon abaissa la tête, reconnaissant l'autorité divine. Il reprit néanmoins : Il y a toutefois des choses que je dois vous transmettre, tout divine qu'est votre autorité, nous n'en restons pas moins dans le monde brutal des hommes.
- Je t'en prie, fais donc puisque la Déesse le souhaite. Mais c'est pas qu'il prendrait son rôle trop au sérieux le môme...
- Alwine, notre Déesse, a prise pour mère la Fée Morgane, mon amante. Mais surtout ennemie d'Arthur. Ce choix fut délibéré, un choix a été fait dans la guerre de Bretagne. La Déesse a choisi. Accolon n'eut même pas besoin de prononcer le mot : les murmures le firent d'eux-même, inquiets ou fascinés, "traîtres". Les traîtres ne sont pas élus comme vous, les traîtres s'occupent des affaires des hommes, mais ils le font d'une manière qui plait au Feu Sacré.
- ... Soit, le fanatisme de ma foi ne nous coupe pas de nos réalités. Je suis l'étincelle de la Déesse, mais parmi mes compagnons nombres sont plus vieux et plus sages que moi pour la sphère mortelle, politique ou autre...Évidement que nous coordonnerons nos actions avec vous, les Traîtres. Il écarta ces sujets d'un revers de main, comme s'ils ne le concernaient pas directement. Mais mettons les choses au point, Père de la Déesse. Morgane nous a courtisé pendant longtemps, entre menaces et récompenses, et c'est à la divine Alwine que nous avons choisis de répondre.
- Bien entendu grand prêtre, ces choses là ne sont même pas comparables...
- En effet. Que cela soit donc bien clair, je suis le Grand Prête de la Déesse, et je ne recevrai pas d'ordre d'une simple fée.
- Vous êtes seul garant, avec notre Déesse, de la conduite de notre foi Grand Prêtre. Il ne convient pas à un homme tel que moi de critiquer vos décisions... Un simple conseil toutefois, maniez la diplomatie avec soin. Votre foi est supérieure et nous savons le reconnaître, mais passés les murs de l'ignorance, cette autorité divine aura du mal à se faire entendre. Accolon jouait à l'humble serviteur, juste un peu trop zélés pour se permettre des conseils.
- Qu... Oui, bien sûr, évidemment je sais déjà cela. Nous convertirons autant par les... les flammes du feu de bois que par celles de... notre courroux.

Accolon se redressa un sourire aux lèvres : si on le provoquait, le jeune faisait quelques faux pas. A écouter tout le reste du discours, le traître avait fini par se demander s'ils n'avaient pas révélé un prophète authentique. Ca restait donc un homme, tant mieux.
Et un homme dévoué à Alwine avant tout autre.
Voilà de quoi contrebalancer un peu les pouvoirs au sein des Traîtres, se satisfit Accolon. Mordred pourra bien avoir toute une couronne pour lui, ma fille aura la religion à sa botte. Le père gratifia sa fille d'un immense sourire en se retournant vers elle et en s'effaçant face au grand prêtre.

Mmm... à croire qu'au final, la partie la plus compliquée de ce plan sera de ne pas passer un "trop" sale quart d'heure quand Morgane aura vent de l'histoire.

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 23 Mai - 20:39

Il y avait un peu de perplexité dans le regard de son père quand elle le croisa en lui laissant la parole. Quelque chose n'allait pas ? Il lui avait pourtant semblé que tout était bien : elle avait solidement implanté l'idée de religion en eux et venait de donner au stratège des Traîtres une magnifique ouverture pour asseoir son autorité... Mais bon, s'il y avait bien un détail qui clochait, elle ne doutait pas que son géniteur le rectifirait en quelques instants ! Il était tellement... Parfait !

« Chers élus... Cher grand prêtre... »

C'était polit, respectueux, ce à quoi on pouvait s'attendre... Contrairement à son geste suivant ! Qu'est-ce qui lui prenait de mettre un genou à terre ! Alwine ne dû qu'à ses dons innés de commédienne manipulatrice et glacée de ne pas montrer sa surprise.

« Ce jour est grand. Pour moi qui ais eut l'honneur et la charge de donner mon sang à l'incarnation du Feu Sacré, savoir que l'enfant est devenu adulte est une joie sans pareille. Alwine, bénie soit-elle, a trouvé en vous ces prophètes et sa n... »

« ...nouvelle famille. Mes sens n'ont jamais été autant en éveil qu'aujourd'hui, ma foi tracera mon destin. En tant que guide et parole de la Déesse. »

Tient tient, voilà que le tout nouveau Grand Prêtre se mettait à finir les phrases d'Accolon ! Il avait rapidement prit en assurance pour un homme du peuple ! C'était ça que son père voulait mettre en avant, la confiance du jeune homme ? Ou bien il y avait autre chose ? La « Déesse » ne comprenait pas vraiment, mais elle faisait toute confiance à son géniteur.

« Grand prêtre... Il y a toutefois des choses que je dois vous transmettre, toute divine qu'est votre autorité, nous n'en restons pas moins dans le monde brutal des hommes. »

Que c'était bien tourné ! Le Chevalier voudrait-il donc manipuler l'ex-petit paysan plutôt que de lui donner des ordres brutaux ? Et pourquoi donc ? L'esprit de la petite pyromane tournait à plein régime, derrière ses yeux noirs impassibles.

« Je t'en prie, fais donc puisque la Déesse le souhaite. »

Il commençait sérieusement à prendre de l'assurance, ce qui n'était pas pour déplaire à Alwine, puisqu'il semblait lui être tout dévoué...

« Alwine, notre Déesse, a prise pour mère la Fée Morgane, mon amante. Mais surtout ennemie d'Arthur. Ce choix fut délibéré, un choix a été fait dans la guerre de Bretagne. La Déesse a choisi. »

Ah, on en venait enfin au vif du sujet : le camp que devrait prendre les futurs adorateurs de la petite princesse de sang. Le bon : celui de Mordred, pour le mettre sur le trône, ce qui était la seule chose qui comptait vraiment, au fond...

« Les traîtres ne sont pas élus comme vous, les traîtres s'occupent des affaires des hommes, mais ils le font d'une manière qui plait au Feu Sacré. »

D'une manière qui lui plaisait beaucoup, c'était le cas de le dire ! La jeune femme commençait à voir un motif derrière les actes de son père, et en tous cas de son point de vue intérieur c'était assez amusant comme histoire...

« Soit, le fanatisme de ma foi ne nous coupe pas de nos réalités. Je suis l'étincelle de la Déesse, mais parmi mes compagnons nombres sont plus vieux et plus sages que moi pour la sphère mortelle, politique ou autre... Évidement que nous coordonnerons nos actions avec vous, les Traîtres. »


Voilà qui était bien. Il avait une haute opinion de lui, mais saurait visiblement s'appuier sur ses compagnons en cas de besoin. Et puis il acceptait visiblement l'association avec le camp de Morgane... Pas qu'il ait vraiment le choix, mais bon...

« Mais mettons les choses au point, Père de la Déesse. Morgane nous a courtisé pendant longtemps, entre menaces et récompenses, et c'est à la divine Alwine que nous avons choisis de répondre. »

Choisis, choisis... Fallait le dire vite. Elle les avait plus ou moins mit devant l'évidence à coup de flammes et d'incendies...

« Bien entendu grand prêtre, ces choses là ne sont même pas comparables... »

« En effet. Que cela soit donc bien clair, je suis le Grand Prête de la Déesse, et je ne recevrai pas d'ordre d'une simple fée. »

Oui, bon... « Une simple fée » serait peut-être à revoir un peu plus tard. Fallait quand même qu'il respecte LA Fée, ne fût-ce que comme sa mère, même si le fait qu'il recevrait bien ses ordres d'elle d'une manière ou d'une autre n'était pas forcément une chose qu'il devait savoir présentement...

« Vous êtes seul garant, avec notre Déesse, de la conduite de notre foi Grand Prêtre. Il ne convient pas à un homme tel que moi de critiquer vos décisions... Un simple conseil toutefois, maniez la diplomatie avec soin. Votre foi est supérieure et nous savons le reconnaître, mais passés les murs de l'ignorance, cette autorité divine aura du mal à se faire entendre. »

Que c'était bien présenté ! Elle n'en attendait pas moins de l'être roué qui était pour moitié à l'origine de son existance.

« Qu... Oui, bien sûr, évidemment je sais déjà cela. Nous convertirons autant par les... les flammes du feu de bois que par celles de... notre courroux. »

Ah, voilà qu'il finissait par hésiter et bafouiller un peu... Il fallait bien que ça finisse par arriver, et c'était visiblement le dernier but d'Accolon, qui se redressa et se retourna vers elle avec un immense sourire. Elle pensait à ce stade qu'il avait voulu tester le Grand Prêtre et éguilloner tant sa foi que sa confiance en lui, bien qu'elle ne voit pas pourquoi il était aussi content... Enfin, elle le lui demanderait plus tard ! Pour l'instant, ses fidèles attendaient.

« Ah, mon très cher Grand Prêtre... Je vois que ta foi est déjà forte et solide, comme je l'avais prévu. Je suis sûre que tu seras parfait pour guider la masse de ceux qui seront convertit à l'adoration du Feu Sacré dont je suis l'incarnation. »

Et puis dans le cas contraire il serait « rappelé à l'éternité par la Flamme Divine », mais elle ne pensait pas que ce serait le cas. D'une pression presque imperceptible des genoux, elle fit avancer son cheval jusqu'au jeune homme, et caressa sa joue avec douceur, ses yeux contenant une tendresse parfaitement feinte, mais l'air parfaitement sincère.

« Souviens-toi que tu es mon préféré entre tous mes fidèles, puisque j'ai fait de toi le Premier d'entre tous. Ne doute jamais de toi, car se serait douter de moi, d'accord ? »


« Ou... oui Déesse... »

Elle sourit doucement en retirant sa main, amusée sans rien en montrée par la réaction de son prophète, tout fébrile... Hum, il était plutôt mignion... Cette pensée en entraînant une autre, elle pencha légèrement la tête sur le côté, le considérant d'un air intrigué.

« Au fait, quel est ton nom, ô mon Prêtre ? »

« Elian, Déesse. Je me nomme Elian. »

« Hum... Un nom des plus charmants... Ecoute donc, Grand Prêtre Elian, et vous tous, Elu et Elue de ma divine personne ! »

Un silence... hé bien religieux... s'instala dans l'assemblée des ex-villageois qui murmuraient jusque-là doucement. Tous la regardait avec un scintillement d'adoration dans les yeux.

« Le sir de Boron vous l'a apprit, j'ai jugé les divers prétendants à la Couronne de Bretagne, et j'ai choisit le plus digne d'entre eux : Mordred, fils de Morgane. Pour marquer ce choix, j'en ais fait mon frère mortel, un frère qui m'aima tendrement avant même que fût révélée ma vraie nature. Cet amour n'est pas passé avec le temps : il sera le Roi de Bretagne. »

Elle croisa le regard de chacun d'entre eux pour bien faire entrer cette idée dans leur tête, et revint finalement sur le chef de son Eglise naissante.

« L'usurpateur Arthur a refusé de reconnaître la Vérité contenue dans ce fait, et il devra donc être renversé, pour être soumis au jugement du Feu Sacré. S'il survit, si en vérité il est pur mais aveuglé par quelque folie, il sera pardonné, sinon, son âme sera tourmentée pour l'éternité. Pour accomplir cela, la masse de mes fidèles devra être prête à se battre, et à mourir si la Flamme le veut. Êtes-vous prêts à mourir pour moi, ô mes Elus ? »

« Oui Désse ! »

«Oui ! »

«Oui ! »

« Toujours, Déesse ! »

« Avec joie ! »

« Oui ! »


Les approbations se succédairent les unes aux autres. Subjugés encore par l'aura de la divinité, ils seraient partit au combat sans hésiter un instant.

« Je n'en attendait pas moins de vous, mes Elus. Il vous faudra donc répendre le Foi, me gagner des fidèles, pour finalement vous battre aux côtés des Traîtres. Ceux-ci sont des guerriers expérimentés, et le sir de Boron, que je n'ais pas choisit pour père par hasard, est le plus compétent d'entre tous. Vous vous rangerez sous ses ordres quand je vous appelerais à la grande bataille... Et pour cette occasion seulement, cela va de soit. Il vous l'a dit lui-même, c'est à vous, et au Grand Prêtre Elian avant tout, de mettre en application Ma volonté. »

Elle ne savait pas vraiment pourquoi il l'avait dit, si ce n'était pour renforcer la résolution du chef de file du groupe, mais elle lui faisait confiance, et continurait donc dans la même veine... Sauf qu'il y avait quand même quelque chose à régler...

« Toutefois, il y a quelque chose qu'il faut que vous compreniez. Vous avez reconnu le sir de Boron comme « Père de la Déesse ». Sachez que ceux qui compose la famille de cette incarnation sont tous des êtres d'exeption, et que, bien qu'ils ne soient pas mes Elus comme vous, ils méritent tous votre respect le plus grand. Que se soit Morgane, la Fée Rouge, ma Mère, Mordred, votre Roi légitime, mon fère aîné, ou Leif, mon très cher frère jumeau, qui partaga ma vie pendant plusieurs mois. Le comprenez-vous ? »

« Nous comprenons, Déesse ! Votre volonté est nôtre ! »

« Bien, mon très cher Elian, très bien. Oh, sachez aussi qu'à l'occasion, il se peut que vous receviez un message de la Fée en mon nom. Ce seront alors mes ordres, qui devront être appliqués. »

« Bien entendu, Déesse. »

Décidément, il était très dévoué... Elle avait placé à la suite deux pillules un peu dure à faire passer, et il les gobaient sans rien dire ! Ca avait peut-être avoir avec l'étincelle un brin différente des autres qu'il y avait dans ses yeux...

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Sam 29 Mai - 17:34

Ce très cher grand prêtre et ces fidèles étaient bien plus enclins à hocher bêtement la tête lorsque c'était Alwine qui parlait. Loin de s'en offusquer, Accolon espérait que ce comportement serait identique même si des personnalités comme Mordred ou Morgane se tenaient à sa place.
Alwine était une gentille petite fille. Toute fidèle à l'unité que prônait sa mère... Le vieux stratège la regardait incruster dans ses élus l'obligation d'obéir au reste de la famille... Qu'importe si tel était le désir de sa fille adorée. Il lui avait donné des fidèles qui bientôt, et avec un brin d'astuces et de coups de pouce, deviendront un vrai rassemblement. A Alwine de les utiliser comme bon lui semblait.
Accolon se sentait soulager d'un certain poids. Bien que pyromane accomplie, il avait souhaité assurer la position de sa fille. La magie n'était qu'un talent parmi d'autres quant on pense aux sorcelleries des elfes, des selkies ou des fées et enchanteresses, et dorénavant Alwine aurait une armée pour la protéger et asseoir son autorité - sans que lui-même doive se mouiller le moins du monde, et entrer en conflit avec la hiérarchie des traîtres.
Temps de fixer les derniers détails.

- Plus que des messages, pour le moment vous recevrez ses présents. Si vous allez au nord ouest vers Tréhorenteuc et demandez le neveu du Comte Naral, je ferai en sorte que vous puissiez avoir une base d'opération et accès à de l'or pour vos dépenses pendant quelques temps. Ne comptez toutefois pas vivre aux frais des traîtres trop longtemps, Morgane n'est pas réputée pour sa patience.
- ...
Avant le moindre signe d'approbation, Elian sollicita d'abord l'avis de ses 9 partenaires. Votre conseil sera suivi, Accolon.

Le Grand Prêtre leva une main pour couper court aux autre hypothétiques remarques, puis il demanda à ce que l'on aille trouver un bol, en bon état si possible malgré les dégâts du village. On demanda si l'on devait également préparer les affaires pour un voyage, et Elian hocha la tête.

Le dague cérémonielle dans la main, il fit ensuite le tour des élus pour leur demander une mèche de leurs cheveux, qu'il coupa avec un soin religieux avant de les placer dans le bol. Les prêtres se mirent en demi-cercle face à Alwine et s'agenouillèrent.
Accolon, n'ayant jamais été un croyant convaincu en quoique ce soit, se gardait bien d'intervenir dans le déroulement de la scène.

- Ô Déesse, je te prie d'accepter dans tes nobles flammes notre modeste don. Puisse ta chaleur nous accompagner partout où nous irons. Les bras tendus au dessus du bol, Elian tenait la dague d'une main et une pierre à feu de l'autre. Un artifice bien précaire quand on avait une adepte du feu juste en face, mais Alwine ne serait pas toujours là. Le feu prit instantanément - et Accolon se demanda si sa fille ne les avait pas aidé un peu vu l'humidité du soir. Pour se finir presque aussi vite : 10 mèches de cheveux ne brûlent pas bien longtemps.
- Ce premier feu peut être humble, mais il est solennel. C'est un point de départ vers lequel nous pourrons nous retourner pour voir le chemin accompli. Et sur notre route, les offrandes brûleront toujours dans des flammes de plus en plus hautes.
- Loué soit le Feu Sacré ! Louée soit Alwine !
- Que ses flammes réchauffent nos coeurs...

Elian avait l'air satisfait de lui même et de ses préparatifs, un regard bien intense pour un homme si jeune : il avait soif de partir accomplir sa mission et de s'en montrer digne.
Accolon regarda sa fille, haussant un sourcil en l'interrogeant pour savoir s'ils en avaient fini ici ?

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MessageSujet: Re: Entre un père et sa fille [Pv... Papounet !]   Dim 30 Mai - 22:42

Alwine ne voyait pas exactement la situation comme son paternel... Oh certes, digne héritière du stratège, elle comprenait très bien quelle force elle avait potentiellement entre ses petites mains incendiaires, mais elle n'envisageait pas une seconde de contrarier Mordred grâce à elle. Mordred serait Roi, elle se contenterait d'une place en or de Princesse gâtée et maintenant Déesse adulée et donc encore plus gâtée !

« Plus que des messages, pour le moment vous recevrez ses présents. Si vous allez au nord ouest vers Tréhorenteuc et demandez le neveu du Comte Naral, je ferai en sorte que vous puissiez avoir une base d'opération et accès à de l'or pour vos dépenses pendant quelques temps. Ne comptez toutefois pas vivre aux frais des traîtres trop longtemps, Morgane n'est pas réputée pour sa patience. »

Décidément, son père pensait à tout ! Prudent, Elian receuillit l'approbation des neuf autres « Elus » du regard avant de répondre au sir de Boron, même si en l'occurence la réponse ne faisait pas grand doute... Il était sans doutes bon qu'il les consultent parfois, mais elle lui faisait confiance pour avoir un rayonnement d'autorité assez grand pour être à la hauteur...

« Votre conseil sera suivi, Accolon. »

Le simple « Accolon » était bien informel, mais bon... Ce ne dérangeait visiblement pas l'intéressé, alors qui était-elle pour dirque quelque chose ? D'autant que le Prêtre ammorçait visiblement un rituel ou quelque chose du genre, ce qu'elle regarda faire avec un délice intérieur qui ne se trahissait pas dans son sourire d'une infinie affection pour son clergé de dix membres... Une affection totalement fausse, cachant un amusement enfantin totalement indécelable malgré sa vérité. La petite fille, à l'intérieur de la jeune pyromane qui parraissait déjà vingt ans, était encore bien assez présente pour se réjouir de cette petite cérémonie qui pointait le bout de son nez. Si elle n'y prenait pas garde, elle adorerait vite être adorée... Même si elle était assez froide et calculatrice pour garder un minimum de recul... Mais un minimum, hein !

Solanellement, Elian coupa une mèche de cheveux à chacun de ses subordonnés, pour les mettre dans un bol. Elle aurait plutôt pensé à du sang, mais c'était déjà pas mal. Et leur agenouillement devant elle n'était qu'un petit bonus de plus !

« Ô Déesse, je te prie d'accepter dans tes nobles flammes notre modeste don. Puisse ta chaleur nous accompagner partout où nous irons. »

Et voilà qu'il se mettait à vouloir brûler les cheveux avec sa petite pierre à feu ! Que c'était mignon ! La « Déesse » lui donna un discret et léger coup de main niveau embrasement, parce que l'atmosphère était un brin humide quand même. La vision de la flamme, brève mais plaisante, mit un peu de sincérité vraie dans son doux sourire, ce qui ne changea pas grand chose à son aspect déjà très sincère, toutefois...

« Ce premier feu peut être humble, mais il est solennel. C'est un point de départ vers lequel nous pourrons nous retourner pour voir le chemin accompli. Et sur notre route, les offrandes brûleront toujours dans des flammes de plus en plus hautes. »

Oh, il savait comment parler aux femmes, ce Grand Prêtre ! Ou en tous cas comment parler à Alwine : la promesse de flamboyantes offrandes avait tout pour la ravir proprement. Elle avait décidément bien choisit son larbin-en-chef. Beau, intelligent, obéissant, dévoué et... avec du style en plus ! Que demander d'autre à un être comme lui ?

« Loué soit le Feu Sacré ! Louée soit Alwine ! »
« Que ses flammes réchauffent nos coeurs... »

Parfait, oui, vraiment... Tout s'annonçait franchement pour le mieux. Elle capta le mouvement de sourcils de son père et y répondit d'un regard. Oui, sans doutes pouvaient-ils y aller... Elle aurait tout le temps de revenir les modeler un peu et receuillir leur adoration plus tard. Toutefois, il fallait finir la représentation en beauté, pour bien encrer leur fidélité, même si elle croyais qu'Elian pourrait aisément réprimer toute poussée « d'hérésie »... Lui-même ne trahirait pas, elle en était sûre. Pour tout un tas de raisons, visiblement...

« Bien. Très bien, Elian. Ta prière est des plus appropriée, et ta promesse plus encore. Vas donc mon très cher Grand Prêtre, convertit les peuples, et que toujours se dresse sur ta route des flammes en mon honneur. »

Et même pas besoin de mentir ne serait-ce qu'un tout petit peu ! A croire qu'elle allait perdre la main avec eux... Quoi que...

« Quant à moi, je dois à présent m'en retirer avec mon Père mortel. J'aurais une dernière directive : répendez le culte de la Flamme et de la Déesse, mais ne me nommez pas dans vos prêche... Pas encore. Les Hommes ne sont pas encore dignes de toute la vérité. »

Voilà qui était mieux ! Parce que la seule raison véritable, c'était de garder son incognito plus ou moins... Incognito ! Non mais !

« Les seront-ils un jour, ô Déesse flamboyante ? »

« Oui, mon Grand Prêtre, un jour prochain, ils le seront. Maintenant va, et accomplit ma volonté ! »

« Toujours, Déesse ! »

« Nous nous reverons bientôt, Elian, et ce jour-là je sais que tu auras une réussite à me montrer. Porte-toi bien, mon Grand Prêtre, et vous aussi, mes Élus. Ma Flamme vous accompagne, gardienne de vos coeurs et vos âmes. »

« Aurevoir, ô Déesse ! »
« Que prospère le Feu Sacré ! »

Sur ce, Alwine tourna bride et partit dans un virvoltant galop, confiante dans le fait que son père la suivrait. Le brasier les entoura tandis qu'ils s'éloignaient, et ce maintint jusqu'à ce qu'ils fussent pleinement et totalement hors de vue, pleinement hors de la portée des yeux ou des oreilles, et avec une bonne marge encore. Alors, la petite princesse dissipa son artifice, fit ralentire son cheval... et éclata d'un doux rire argentin.

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