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 Are you my... Mistress? {Alwine}

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Vagabonde des Rêves dans les Flammes du Chaos

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Dim 14 Mar - 13:57

Sans doutes poussait-elle l'audace un peu loin, cette fois. Elle s'était déjà baladée, curieuse, dans la ville de Caamelot. Pas bien difficile, personne ne la connaissait, personne ne savait qui elle était, et l'entrée était libre après tout. Si même son père venait quand il voulait, avec tout ce qu'il représentait pour ces chiens au service d'Arthur, elle pouvait bien le faire aussi, elle qui était encore anonyme en ce lieu. Elle avait donc cheminée dans la ville, souvent cacher par une capuche pour ne pas trop se faire voir. Après tout, on n'était jamais trop prudente, autant ne pas trop montrer son visage au peuple, elle pourrait avoir besoin d'une certaine fascination, d'une certaine crainte ou d'un certain respect, plus tard, selon le cas. Qui savait, certains étaient peut-être des disciples ou de futurs disciples de la vraie foi !

Mais cette fois, elle avait visé plus haut ! Elle s'était introduite directement dans le Château. Le Château qui revenait de droit à son frère aîné, sur lequel il règnerait, et où elle pourrait vivre sa vie de princesse de sang et peut-être même de divinité incarnée. Le Château qui serait le siège du pouvoir de sa famille, un pouvoir qui s'étendrait sur toute l'Île, et plus loin encore ! Qui d'autre aurait été digne de tant d'honneur que Mordred, et sa fratrie à ses côtés, hein ? Et bien sûr Morgane au-dessus d'eux, et Accolon, son très cher paternel ! Tous s'inclineraient devant eux, ils les feraient plier par tous les moyens, ils viendraient s'agenouiller au pied du trône du Roi légitime ! Se serait le paradis, avec ses bûchers, ses pals et tout ce qu'il fallait.

Seulement, pour l'instant, le Château de Caamelot était encore aux mains usurpatrices de son vils oncle Tutur. Et si, par extraordinaire, il avait apprit qui elle était, et bien... Il y aurait eu du sport. Mais elle ne se faisait pas trop de soucis. Déjà il était quasi-impossible qu'il connaisse son identité, il était même improbable qu'il connaisse sa présence. Ensuite, il faudrait plus que quelques petits soldats ou chevaliers de plomb pour l'arrêter, elle, la flamboyante Alwine ! Et enfin, ce n'était pas une cellule qui allait la retenir, elle, la fille de Morgane, pas avec ses dons... D'ailleurs, au pire, nul doutes que sa mère vindrait à sa rescouse pour la sortir de là et la ramener au Château Spectral en un coup de cuillère à pot.

Notre petite pyromane aurait quand même préféré éviter le savon qui aurait accompagner un tel sauvetage, aussi résolut-elle de rester relativement discrète... Pour le moment. Au pire, elle pourrait sans peine embobiner les gardes en leur faisant croire qu'elle était une noble de province venue en visite au Château. Il fallait bien dire aussi qu'il lui aurait été aisé de soutenir un tel mensonge. Tout son être respirait la noblesse et clamait son ascendence, en plus d'être d'une véritable beauté, petit plus suplémentaire qui ne pouvait pas faire de mal quand on avait affaire à des mals primaires et qu'on savait plus ou moins les manipuler à sa guise...

Bien sûr, elle n'était pas venu que pour tater les limites de l'incompétence d'Arthur, de ses gardes et de ses espions. Elles étaient bien trop lointaine. Nan, elle était venue par curiosité, pour voir l'endroit où elle allait vivre plus tard et où siègeait son oncle indigne. Après tout, elle ne perderait rien à faire une petite visite d'abord !

Se faisant discrète, drapée dans son grand manteau crème qui recouvrait sa robe noire et ses cheveux sombres, elle s'était mêlée à tel ou tel groupe, mais pas longtemps. Ce n'était pas encore le temps d'éveiller les curiosités. Par contre, elle avait entendu dire, au hasard des conversations, que la chapelle, toute proche, était non seulement d'une remarquable beauté mais aussi relativement peu fréquentée en-dehors des messes. Tout ce qu'il lui fallait, en bref, un endroit calme, plus ou moins désert, et qu'elle pourrait apprécier. Histoire de voir si elle le ferait brûler, plus tard, où bien si elle le reconvertirait en un lieu de culte... Plus approprié. Après ça, elle verrait bien, sans doutes s'en retournerait-elle... Pour un temps...

Et voilà comment elle s'était retrouvée, au deuxième rang de la chapelle, en train d'admirer les vitraux et les sculptures. Oui, c'était pas mal, mais il faudrait changé le thème... C'est vrai, qui se souciait d'un idiot qui s'était fait crucifier et de ses ouailles ?

Mais alors qu'elle réfléchissait à toutes les modifications à apporter, la porte s'ouvrit. Elle eu le temps d'appercevoir une fort jolie jeune femme parée d'une fort jolie robe pénétrer dans le bâtiment avant de baiser les yeux pour faire semblant d'être en prière. Seulement l'inconnue de se contenta pas de venir prier, non non, elle vint s'installer... juste à côté d'elle.

« Excusez moi, puis-je me joindre a vous ? »

S'était bien sa veine... Refuser aurait été des plus suspect, mais bon, d'un autre côté, elle ne connaissait strictement aucune prière. Elle ne savait même pas comment on faisait exactement, dans quelle position, ou ce genre de chose. Bon, d'accord, gros bémol de son attirail « incognito », mais elle se ratraperait... Pour la prochaine fois...

« Faites, je vous en prie. »

Sa voix avait été aussi douce et basse que celle de son interlocutrice, tandis qu'elle relevait vers elle sa beau visage si pâle, encadré par ses longs cheveux d'un brun si sombre. Elle avait rabaissé en s'asseyant sur le banc, et ses yeux semblaient plus noirs encore dans la lumière tombant des vitraux, obscure, mais d'une obscurité chaude et scintillante.

« Hum... Veuillez m'excuser à mon tour, mais je dois avouer que j'ai oublier mes prières, par manque de pratique. Auriez-vous l'amabilité de venir en aide à ma mémoire. »

Bon, c'était pas totalement faux... Juste qu'elle ne les avaient jamais apprises, et jamais pratiquées, mais bon, s'était des détails... Et puis comme ça, si la femme était pieuse, soit elle lui « viendrait en aide » avec le sourire supérieur de ceux qui savent, soit elle irait voir plus loin si elle y était. A moins qu'elle ne le soit pas trop non plus ? Ouai, bon, elle ne serait sans doutes pas venues dans cette chapelle à ce moment-là, alors...

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Mar 16 Mar - 19:43

La jeune inconnue lui sourit doucement après qu’elle l’eut autorisée à s’asseoir près d’elle… Jeune inconnue… Un instant, une part de l’esprit d’Alwine ne pu s’empêcher de s’attarder sur cet adjectif… Jeune… C’était elle qui pensait ça. Quelle ironie, tout de même ! La petite pyromane était sans aucun doutes possible bien plus jeune que la blonde qui la surplombait en cet instant. D’ailleurs tout le monde, sauf les plus jeunes bébés, était plus vieux qu’elle. Elle n’avait pas un an, ni même la moitié d’un, ou le quart ! Son âge réel se situait quelque part entre un et deux mois, elle n’avait pas compté avec exactitude. Mais son corps, lui, semblait avoir une vingtaine d’années, et en vérité il les avaient en tous points, grâce à l’incroyable Magie de sa mère, qui lui avait permis d’atteindre l’âge adulte en trois jours. Et son esprit, lui aussi, s’était vite adapté, correspondant en grande partie à son corps…

Son interlocutrice s’assit, la ramenant de cette réflexion-éclaire sur elle-même et ce qu’elle avait de si singulier… Enfin, disons sur une partie de sa singularité. L’autre devait-être une dame de la cour, ou au moins de la noblesse, comme le laissaient d’ailleurs présagés ses vêtements et sa simple présence dans cette chapelle, au vue de la façon dont elle rabattit sa robe avec un art consommé, pour éviter qu’elle ne se plie ou ne se froisse trop.

« Merci mademoiselle, je n’aime pas me retrouver seule lorsque je prie. »

Ne pas se retrouver seule pour… prier ? Mouai, pourquoi pas… Alwine, elle n’aimait pas prier du tout, que se soit seule ou accompagner. Après tout, c’était elle la « déesse », elle avait vu avec quelle facilité on pouvait monter un culte de toute pièce. Dans une région sauvage, la moindre personne doté du moindre don magique un peu puissant ou époustouflant et d’un brin d’ambition et d’intelligence pouvait se bâtir une religion. Sans compter que ce… Jiru ? Javu ? Jyssu ? Ah oui, Jésus, que ce Jésus était vraiment tout sauf impressionnant. Aller, s’il avait été un Mage capable de toutes les prouesses qu’on lui attribuait, ce qu’elle était prête à croire, pourquoi ne s’était-il pas sauvé lui-même, en annihilant ses ennemis ? Deux solutions : soit il n’avait pas de vrais pouvoirs, soit c’était un faible… Et ni les charlatans ni les faibles ne méritaient le moindre respect.

De toute façon, songea-t-elle en voyant sa compagne s’agenouiller, il n’était pas question, même s’il avait été digne de quoi que ce soit, qu’elle s’avilisse de la sorte, elle, la fille aînée de Morgane la Fée, devant un être mort depuis longtemps, qui n’avait certainement pas plus de pouvoir que sa mère. A la limite, si sa génitrice, qui pouvait sans peine marcher sur l’eau, multiplier la nourriture, appeler les bêtes sauvages, chasser les esprits et toutes les autres fadaises qu’elle n’avait pas retenues, lui demandait de lui vouer un culte, elle accepterait sans doutes. D’abord c’était sa môman, ensuite sa cheftaine suprême et adorée, et ensuite, elle était… hé bien parfaite, tout simplement. Belle, forte, puissante, intelligente, avec son esprit pur de toute idiotie, sa persévérance infinie et ses pouvoirs surpuissants…

On en était pas là, toutefois. Pour l’instant, on, elle, en était plutôt à ce demander quelle allait être la réaction de l’inconnue à sa requête insolite… Le pire aurait sans doutes été qu’elle accepte ! Mais elle se contenta d’abord de sourire, d’abord surprise, puis amusée en enfin moqueur. Quittant sa posture pieuse, elle se rassit sur le banc. Se pouvait-il qu’elle ait tiré le bon numéros, finalement, et qu’elle ne soit pas tombée sur une dévote ?

« Je pense mademoiselle que vous êtes tombée sur la mauvaise personne pour demander ce genre de chose. Pour tout vous avouer, je n’avais pas mis les pieds dans un lieu religieux depuis plus de dix ans, et il me semblerait que pas mal de choses ont changé. »

Hum, voilà qui lui plaisait… Elle ne pensait pas, quant à elle, être tombée sur la mauvaise interlocutrice, que du contraire ! C’était probablement le mieux qu’elle pouvait espéré. Elle, elle n’avait jamais mit les pieds dans un « lieu religieux » de cette foi « chrétienne ».

« Toutefois je peux vous apprendre les apparences qui feront croire a tous que vous êtes plongée dans une prière dévote et intense. »

C’était encore mieux ! Alwine rendit son sourire à l’inconnue, qui s’était légèrement tournée vers elle. Pour une habitante de Caamelot, elle lui plaisait plutôt bien. Non pas qu’elle eût hésité à l’incinérée en un instant, mais elle l’aimait quand même bien. Son doux sourire paraissait amusé et agréable. Ce qui ne voulait d’ailleurs strictement rien dire, avec elle : elle avait eu le même sourire avant d’exécuter sa dernière victime… Elle contrôlait à merveille les émotions de son visage, ce qui était d’autant plus facile qu’elle n’avait généralement rien a occulté avant de choisir lesquelles peindre dessus. En l’occurrence, elle était véritablement de bonne humeur - quoi qu’elle le fût aussi en tuant, généralement - appréciant assez, finalement, la compagnie de son interlocutrice. Pour l’instant tout du moins.

« Si vous compter rester assez longtemps a Caamelot, je vous conseil de vous rendre dans ce lieu plusieurs fois par semaine, les apparences sont malheureusement très importantes ; et si Arthur venait un jour a apprendre votre non pratique, il vous ferait expulser du château. »

Oui, bon, si Arthur apprenait son nom, son nom complet, il ferait plus que de tenter de l’expulser ! Et plus encore s’il savait avec certitude le nom de sa mère. Toutefois, les paroles de l’inconnue étaient assez intéressantes. Elle ne parlait pas de son oncle avec un grand respect, ni une grande affection… Ca aussi c’était loin de déplaire à la belle pyromane.

« Je m’appelle Olympias ; envoyée du mauvais sort d’après les dires de la cour ! Je ne vous ai jamais vu ici avant… »

Une envoyée du mauvais sort, voyez-vous ça ! La cour aurait bien mieux fait de se méfier de la Fée, le véritable mauvais sort qui les guettaient tous, ces suivants d’Arthur, et de l’envoyée qu’elle était elle-même… S’ils avaient pu le savoir, ce qui n’était pas le cas.

« Enchantée de vous rencontrée, Dame Olympias. Je me nomme Alwine. »


Qu’aurait-elle pu ajouter ? Alwine de Boron ? Fille du terrible Accolon et de la toute-puissante Morgane ? Sœur de Mordred, celui qui viendra bientôt vous gouverner tous ? Mmmh… On allait attendre un peu, et se contenter d’Alwine… Comme d’habitude.

« Je vous remercie également de vos conseils. C’est ma première venue en ce château, comme vous l’avez deviné et chez moi, nous n’avons pas l’habitude de prier beaucoup… En fait, pour être franche, nous ne prions pas du tout. »

La petite princesse ne pensait pas risquer grand-chose en lui avouant ce petit détail… Au pire, elle rattraperait, et ça ferait un cas de plus de « combustion spontanée ». Mais pour l’heure, elle adressa à son interlocutrice un sourire doux et charmeur.

« Mais je suis sure que vous n’irez pas crier cela sur tous les toits, au vue de votre généreuse proposition… Entre suppôt du Démon, on se soutient, n’est-ce pas ? »

Jusqu’aux étincelles d’amusement, dans son regard d’ébène, qui semblaient vives et claires. Elle s’amusait un peu, il est vrai… Ce qui ne changeait rien à son impression, d’ailleurs, puisqu’elle l’avait voulue ainsi…

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Sam 20 Mar - 13:31

Son interlocutrice semblait apprécier leur conversation, ce qui n'était pas plus mal. Sa permettrait éventuellement à Alwine de creuser plus en avant si elle en avait besoin ou envie à un moment ou a un autre ! Olympias, puisque c'était son nom, souriait beaucoup dans cette église déserte, pouffant même sur sa dernière remarque. Tout était pour le mieux... Tant que personne ne les surprenaient. Bah, au pire, elle règlerait le problème, d'une façon ou d'une autre.

« Oh non ne vous inquiétez ! Nous avons tous nos petits secrets, et nous avons tous le droit de les garder priver… Et je ne vois pas pourquoi j’irai raconter tout cela ! Je n’aimerai pas particulièrement que quelqu’un d’autre se retrouve dans la même situation que moi. »

Oui, bien sûr, chacun avait ses secrets... Si seulement cette jeune blondinette avait pu savoir quels véritables secrets dissimulait sa brune compagne du moment ! Sans doutes aurait-elle crier de peur devant le seul nom de Morgane, pour ensuite l'implorer ou fuir, cherchant de l'aide. Mais il n'y avait aucune raison de lui dire, bien sûr. Tout ceci n'était qu'un jeu, une vaste comédie, un acte d'une pièce qui tournait toujours vers son indiscutable conclusion : la défaite d'Arthur et sa longue, très longue agonie... Alwine transforma le sourire sadique qui aurait pu monter sur ses lèvres en une expression bien plus douce et charmante.

« En tout cas, si je puis me permettre un nouveau conseil, fuyez Camelot le plus rapidement possible! »

Fuir ? Un conseil avisé, même si elle ne se rendait certainement pas compte à quel point. Mais il n'était pas question qu'elle prenne la fuite : elle quitterait Caamelot bientôt, certes, pour un temps, mais la tête haute. Après tout, elle était une de Boron, elle était une princesse même ! Qui aurait pu remettre en cause sa noblesse manifeste et son droit à circuler où elle voulait, puisque personne ne savait qui elle était vraiment ?

« Je pense que tout le plaisir de cette rencontre me reviens mademoiselle. Votre prénom est superbe…a-til une origine particulière ? Oh ! J’ai oublié de vous dire… vous n’êtes pas obligé de m’appeler dame Olympias…. Olympias suffira ! »

Superbe ? Son prénom ? Mmmh... Oui, après tout. C'était ses parents qui l'avait choisit, donc il était forcément superbe ! Elle n'y avait jamais songer, mais sans doutes lui fallait-il un prénom digne d'elle, ce qu'elle avait sans nuls doutes. Elle sourit encore à sa nouvelle connaissance.

« Olympias, donc. Mais si vous me faites ce plaisir, accordez-moi donc aussi celui de vous passer des « mademoiselle ». J'aime bien Alwine, moi aussi. »

Souriant toujours, elle pencha légèrement la tête sur le côté, en la regardant de ses yeux sombres. C'était totalement adorable... Et c'était bien pour ça qu'elle avait mit au point ce petit truc, fait avec tant de naturel que même le plus rusé des habitants de ce Château n'aurait pu y soupçonner la moindre petite trace fantômatique de duplicité !

« Je dois avouer que je ne sais pas quelle peut-bien être son origine. Ma mère les a proposer avec son géni habituel, m'a-t-on dit, et mon père les as choisit avec son incomparable sagacité. »

Hum, c'était risquer. Après tout, une mère géniale et une sagesse incomparable, ça ne correspondait qu'à un couple en Bretagne, le couple suprême... Non ?

« Mais dites-loi, Olympias, même si je n'irais pas mettre en doutes la pertinence de vos conseils, si je devrais fuir Caamelot au plus vite, pourquoi y vivez-vous, vous ? Vos paroles indiques que vous n'êtes pas plus fervante croyante que moi, et il m'étonnerais vraiment d'apprendre que vous vous complaisez ici juste pour les fastes de la cour... »

Même si elle était loin d'égaler son Accolon de paternel sur ce point, Alwine savait tout de même comprendre un peu les gens en face d'elle. Elle aurait parié que son interlocutrice n'était pas une courtisane dans l'âme et dans l'absolut...

« Par admiration et dévotion pour celui qui étant sa domination sur ce lieu, peut-être ? »

La pique était lancé avec une malice en partie réelle, il fallait bien l'avouer. Mais c'était aussi une véritable sonde, pour voir si elle se rangerait dans la catégorie des fidèles... Ou non. Elle n'avait pas su dire « le Roi » ou « son règne », à propos de cet oncle usurpateur. Un défaut qu'il faudrait sans doutes combler plus tard en cas d'infliltration sérieuse, mais pour l'instant elle n'avait nulle envie de souiller ainsi ses paroles...

Ca fait deux fois que tu me dis ça Oly ^^ Aller, j'te pardonne quand même Cââlin

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Sam 20 Mar - 23:49

Alwine était plutôt contente de la rencontre qu'elle avait faite, même si a force elle aurait préféré que ce soit dans un endroit aux sièges plus confortables... Elle ne laissait rien paraître de cette pensée, bien sûr, même si elle n'aurait pas parié qu'elle n'était pas partagé...

« Et bien soit ! Vous devenez Alwine alors que je deviens Olympias. »


Une façon toute simple et franche de formulée la chose qui plût bien à la petite princesse, en la circonstance. Quelques instants plus tard, son interlocutrice ce mettait à rire, visiblement amusée, après qu'elle ait penchée la tête sur le côté en souriant, éblouissante, parfaitement consciente de son effet et l'air de ne pas s'en rendre compte le moins du monde...

« Faites donc cette petite mimique dans une pièce remplie d’homme, et vous pouvez êtes sur que la plus grande partie d’eux sera très occupée a vous courtiser jusqu'à ce que vous craquiez ! »

Si elle « craquait », ce serait plus probablement en en brûlant quelques-uns qu'en se mariant... Mais d'un autre côté, avoir une foule de courtisans et de prétendants à ses pieds ne lui déplairait pas le moins du monde. Encore plus à la cour de son frère. Elle pourrait les essayer, les choisir comme on choisit un ruban... Et les jeter avec la même facilité. Oui, c'était une idée à creuser...

« Et bien…. La raison de ma présence dans ce château n’est en rien, comme vous l’avez deviné l’attrait des jolies robes et des fêtes ; et ce n’est pas non plus pour me trouver plus proche du maitre de ce château. »

Elle l'aurait parié ! Quelque chose en elle, comme une petite flamme crépitante, lui soufflait qu'Olympias n'était pas une des fans béats d'Arthur qui le suivaient partout en s'extasiant de son épée, de sa bonté et de sa justice... Tout des trucs qui ne lui serviraient à rien, sauf peut-être pour la première, et qui le mèneraient à sa chute !

« La cour est devenue religieuse il y a quelques années, et je n’ai pas effectuée le changement avec eux, ce qui ne m’empêche pas de rester ici. Narguer de mon incroyance certains Nobles peut s’avérer être un jeu parfaitement agréable, mais risqué. »

Tient tient, il y a quelques années seulement, et pour la cour déjà. Donc le peuple encore moins longtemps. Un terreau fertil pour qu'une nouvelle foi, moins rigoriste, puisse germée chez ses gens, même peut-être chez la noblesse, allez savoir ! Ce serait une bonne chose, si cette foi était... flambante. Son père y avait sûrement déjà pensé, mais elle lui en parlerait à l'occasion.

« La seule raison a ma présence ici très chère Alwine… C’est l’amour… L’amour éternel et inébranlable que je porte pour un chevalier, et pour père… Ces deux amours m’en ont apporté un troisième… Je dois être à Camelot pour eux ; et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le rester. »

L'amour ? Voilà qui intriguait la pyromane... Quelle raison pourrait combiner trois amours en la poussant à rester ici, dans un lieu qu'elle n'appréciait visiblement pas beaucoup ? Sa curiosité était piquée au vif, pour une fois... Ce n'était pas si fréquent, d'une manière générale.

« Voilà une bien curieuse révélation, Olympias... L'amour éternel et inébranlable que vous porter à un chevalier... Je n'aurais pas cru que vous étiez guidée à ce point par vos sentiments après que vous aillez parlé si crument des hommes ! »

Loin d'être scandalisée, elle paraissait plutôt amusée par la situation. Le plus étrange était sans doutes qu'elle l'était vraiment... Ce qui était totalement innatendu...

« Alors dites-moi... Seriez-vous amoureuse d'un des chevaliers du Château ? Un amour secret ? Ou alors un amour non déclaré ? A moins que ce ne soit un amour caché pour un ennemi de l'u... du pouvoir en place ? »

Elle s'était ratrapée en une fraction de seconde, ne perdant pas le rythme malicieux de ses paroles. Il lui avait semblé tout naturel de discuté sur ce ton avec Olympias, et elle était passé près de laisser filtrer sa véritable opinion sur Arthur... Encore plus innatendu.

« Je crains de n'avoir rien d'aussi romantique comme histoire à vous offrir en échange... »

Un sourire vint étirer ses lèvres, à nouveau. En espérant que sa nouvelle connaissance n'aille pas s'imaginer des choses sur ce qu'elle pensait de son oncle... Ca pourrait être fâcheux. Elle n'avait pas vraiment envie de la calciner, vraiment pas tout de suite...

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Dim 21 Mar - 16:59

Olympias pouffa encore une fois, avant de se pencher pour ramasser quatre coussins posés sur le sol. Mais quelle idée de mettre des coussins par terre et pas sur ces fichus bancs inconfortables ? C'était quoi cette religion idiote ? Heureusement, les deux jeunes femmes s'empressèrent de réparer cette folie, en plaçant chacune un coussin sous leur délicat postérieur et un autre dans leur dos.

« Le confort est encore à améliorer… Et comme je vous les dis, c’est bien l’amour qui justifie ma présence en ce château.. Et tout particulièrement en cette chapelle. Je n’avais pas prévu de tomber amoureuse…Mais, ca m’est arrivé, et a présent j’assume mes sentiments… L’homme que je chéris est pourtant inconnu de tous, et doit le rester très longtemps encore. Je ne peux donc malheureusement pas vous faire la confidence de son nom… Je peux juste dire que les apparences sont particulièrement trompeuses, et qu’il n’est pas ce qu’il semble être… »


Hum... Tout ça était pour le moins intéressant. Elle avait donc bien un amour secret, un amour pour lequel elle restait à Caamelot, pour lequel elle venait même dans cette chapelle, histoire de... préserver les apparences ? Oui, sans doutes. Mais quel genre d'amour cela pourrait-il être ? Pour qui ? Olympias ne lui donnait vraiment pas l'impression d'une gentille petite blondinette qui serait restée au château pour pouvoir être prêt de son gentil chevalier niais qui n'aurait pas pu déclarer son amour pour une raison aussi ridicule et stupide que lui, comme l'honneur, ou le rang social, ou la peur de laisser une veuve, ou... ou quelque chose du genre. Elle n'était pas experte en question de motivation niaise des partisants d'Arthur...

Ce qui ne l'empêchait pas d'être de plus en plus curieuse de cet amour dont son interlocutrice lui avait parlé. Si elle avait été chez elle, elle l'aurait tout simplement torturée jusqu'à ce qu'elle lui dise tout. Mais voilà, elle n'était pas chez elle... et n'avait pas spécialement envie de torturer sa compagne de blasphème... Ce qui ne voulait pas dire qu'elle ne pourrait pas le faire, un peu plus tard, si sa curiosité la poussait trop, fût-ce légèrement...

« Tout le monde n’a pas le malheur d’avoir son cœur entraver par des sensations et des sentiments réducteurs. Racontez moi d’ou vous venez Alwine… Et pourquoi vous êtes vous retrouvée dans la chapelle de ce château alors que vous ne priez pas chez vous ! »

Ah, oui, forcément... La question tombait finalement. C'était inévitable, sans doutes, elle s'y attendait. Ce n'était pas la première fois de la journée, et elle s'en était tirée à chaque fois d'une pirouette orale qui laissait les gens dans le vague. Seulement cette fois elle était seule avec Olympias et l'esquive risquait d'être plus ardue...

« Vous dites que c'est un malheur, mais c'est le plus puissants des soutiens que l'amour absolut... Ca permet de faire tout et n'importe quoi... »

Oui, parce qu'à bien y réfléchir, c'était l'amour qui la poussait. L'amour des siens, de sa mère, la grande Morgane, de son frère aîné, le Roi légitime, de son père, le grand stratège des Traîtres. C'était autant sinon plus par amour pour eux que par besoin instinctif de justice – pour elle seule hein, les robes, les bijoux, la vie dorée de princesse – qu'elle se battait. Et aussi un peu pour le simple plaisir, mais c'était une autre histoire...

« En fait, si je suis venue dans cette chapelle, c'est parce qu'on m'en a venté l'architecture. C'est vrai que c'est plutôt joli, même si on pourrait faire mieux de pareille technique. Et quand vous êtes entrée, et bien j'ai cru à l'arrivée d'une dévote qui ferait un scandale de mon incroyance. Heureusement que je me trompais. »

Elle sourit à la jeune femme, d'un sourire de conivance qui, étrangement, était parfaitement sincère. Elle se sentait proche d'Olympias, sans savoir pourquoi... C'était une supotte de l'oncle Tutur, d'une façon ou d'une autre... Non ?

« Quant au lieu d'où je viens, et bien le château de ma mère... de mes parents, tout simplement. Je crains que son nom ne vous dises rien. Nous n'avons pas de nombreux vassaux ou autre chose, et notre territoire n'est pas très connu... »

Oui, enfin, son emplacement était variable et indétectable grâce à la Magie de sa mère. Et puis leur nombre de vassaux comprendrait bientôt... Hum... Tous les habitants de la Bretagne ? Mhoui, c'était ça. Mais il fallait bien mentir un peu dans ces cas-là.

« Et vous, d'où venez-vous, dites-moi ? Auriez-vous d'autres talents que votre simple beauté ? »

Une musicienne ? Une poétesse ? Une artiste ? Elle-même était une pyromane semi-divinisée, mais c'était le genre de choses qui vous rendaient suspecte de complicité avec Morgane quand même... Non pas que ce soit faux d'ailleurs...

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Ven 26 Mar - 16:50

Tout comme sa voisine de banc, Alwine avait remué doucement remué son corps afin de creuser les coussins et de les rendre plus confortables. Vraiment, quelle idée saugrenue que de ne pas les avoir mit directement sur les bancs ! Ces « chrétiens » passaient-ils donc tout leur temps agenouillés ?

« Vous avez raison Alwine…. Mais l’amour vous permet de faire tout et n’importe quoi pour l’objet de cet amour. Vous vous oubliez en aimant ; et c’est en ca que c’est un malheur… Un très grave malheur… »

Mmmh… Drôle de point de vue… La petite princesse ne s’était jamais posée de telles questions, et l’eut-elle fait qu’elle n’aurait jamais trouver de telles réponses. Mais il était vrai aussi que tous ceux qu’elle aimait, son père, sa mère, ses frères, l’aimaient autant en retour. Et aussi qu’elle ferait n’importe quoi pour eux, en fait. Seulement elle ne considérait pas ça comme un malheur, au contraire, c’était tout naturel. Leurs objectifs étaient ses objectifs, leur cause la sienne, leurs intérêts les siens. Dans l’histoire, elle finirait au mieux Déesse Vivante, aux « pire » princesse éhontément gâtée par son royal frère… On pouvait trouver pire, non ? Tout ce qui devait être fait serait fait, par amour autant que par intérêt, oui. Chez elle, tout ce conciliait admirablement…

« Oh oui vous vous trompiez ! Et heureusement pour moi, vous n’êtes pas non plus dévote. Nous sommes plutôt bien tombées dirais-je…. »

La pyromane était totalement d’accord ! Elle n’aurait pu tomber sur mieux qu’Olympias, même en essayant de toutes ses forces, elle en avait la conviction… Pour tout un tas de raisons. Elle lui rendit donc son sourire, remarquant au passage qu’elle avait d’ailleurs étouffé le beau rire qui avait précédé sa prise de parole. Encore un des interdits stupides et des non-sens de cette religion à la noix ? Décidément, elle ferait mieux, elle, si on lui en laissait l’occasion !

« Et bien….. Je ne suis pas originaire de Camelot… Je suis de Tintagel… Et mon père n’était pas noble… Il était chevalier pour le roi Uther puis pour Arthur son fils. Il est mort il y a bien longtemps au combat…. Je ne sais pas si on peut appeler cela un talent mais, ayant grandi au coté de la foret, je dois reconnaître que je m’y connais en plantes ! »

La jeune femme avait rougie quand Alwine l’avait complimenté sur sa beauté au détour d’une phrase. En la regardant, elle ne voyait pas pourquoi. La blondinette était jolie, vraiment. Si elle s’était promenée dans les couloirs du Château Spectral de sa mère, elle se serait bien vite fait attirée dans un coin sombre par sombre chevalier… Son propre frère aurait sûrement remarqué sa fraicheur, et l’aurait fait sienne, de grés ou de force, la violant au besoin, pour profiter d’elle quelques nuits et la jeter ensuite avec la même négligence qu’il aurait eu pour un mouchoir usagé. Sans parler de Méléagant ou de quelques autres qui n’auraient pas hésité à « apprécier sa compagnie » en passant, eux aussi. Le genre de choses qui n’arriverait jamais dans ce lieu puritain qu’était présentement Caamelot… Qu’est-ce que ça allait changer sous le règne de Mordred !

La petite brune n’avait pas manqué de noter au passage que le père d’Olympias avait été chevalier pour ce porc gras et répugnant d’Uther - oui, c’est ça mère qui lui a apprit qui c’était, pourquoi ? - et ensuite pour Arthur, ce fichu usurpateur. Pas un très bon point de départ… Mais le siens avait fait pareil ! Elle ne pouvait pas en vouloir au géniteur de sa compagne d’être mort avant d’avoir eu le temps de choisir le bon camp, comme l’avait fait le génialissime Accolon ! Finalement, ça leur faisait plutôt un point commun qu’autre chose… En plus, elle était nez dans le château familiale de ça mère, ça mère à elle ! Et aussi que Tutur, mais c’était moins important pour l’instant… Quant à cette histoire de plante, ça l’intriguait un peu, elle ne pouvait le nier… Bah, elle tirerait vite le tout au clair, tout comme de savoir si sa nouvelle connaissance était vraiment une partisane dans l’âme de son demi-oncle ou non.

« Mais ma douce amie, votre réponse sur votre demeure est restée bien floue. Vous n’êtes pas Saxonne au moins ! »

Elle répondit au clin d’œil par un sourire complice. Bien sûr qu’elle ne l’était pas, de ces barbares qui n’étaient, à ces yeux, qu’une menace potentiel de plus pour la couronne de son frère. Qu’ils y viennent donc quand Mordred serait au trône, elle leur cramerait leur bateaux directement sur la mer ! Toutefois, derrière cela, Olympias pourrait être un brin trop curieuse… Et elle n’avait franchement pas envie de la réduire en cendre pour sa curiosité, étrangement…

« Avez-vous vous même une particularité qui vous rends unique au milieu de toutes les fleurs ? »

Bien sûr qu’elle en avait une ! Elle était Alwine, la terrible Alwine, la dame incendiaire, la déesse de feu et de flammes ! Mais ça faisait encore partie des choses à ne pas dire, malheureusement… Quoi que… Et si ça l’était, justement ? Mmmh… Une idée à creuser !

« Je vous rassure tout de suite, je n’ais pas, à ma connaissance, la moindre goûte de sang saxon dans la veine ! Non, je viens du château de mes parents, comme je vous l’ais dit. Mon père, à l’instar du vôtre semble-t-il, servit en tant que chevalier le précédent roi, puis l’actuel souverain de Bretagne. »

Il lui était plutôt venu à l’esprit : « l’incapable au sang de goret couronné et son chien de fils », mais ça, ce n’était vraiment pas à dire, pas plus que toute l’illégitimité du rang qu’occupait Arthur.

« Lorsqu’il s’unit à ma mère, ils quittèrent tous deux la cour pour aller s’installer au loin, sur leurs propres terres. C’est là que j’ai vu le jour et que j’ai grandit, un lieu où on n’a pas vraiment accueillit la « foi chrétienne »… Aucun mystère là-dessous… »

De la vérité, de la vérité et encore de la vérité ! C’était à peine si elle avait omis quelques détails : l’identité de ses parents, leur place légitime dans le monde, qu’ils prendraient bientôt, le côté magique du Château… Ce genre de petites choses. Elle sourit à la blondinette.

« Vous savez, si c’est seulement aujourd’hui que je viens à Caamelot, et de ma propre initiative, ce n’est pas sans raisons… Pas plus que dans le retrait de mes parents… En fait, j’ai bel et bien « une particularité », comme vous le disiez… Une particularité qui pourrait me valoir bien pire de la part des chrétiens que des commérages. Je… »

Elle se tût un instant, paraissant hésité, jetant des regards apparemment emplit de doutes à se compagne. En fait, elle avait déjà prit sa décision et était prête à toutes les éventualités, mais elle jouait à merveille la jeune fille encore bien peu sure d’elle sur certains points… La comédie était sans doutes un autre de ses talents les plus utiles, en fait !

« Je ne sais pourquoi je m’en ouvre a vous, peut-être parce qu’on vous dit déjà envoyée du Diable vous-mêmes, mais… J’ai une… une affinité avec le feu… »

Sa voix était très basse tandis qu’elle disait ça. Pour toute explication, elle avança les mains et, dans leur creux abrité, parfaitement visible pour Olympias mais pas depuis l’entrée de la chapelle, elle fit naître, avait plus de difficultés apparentes qu’elle n’en avait réellement, une flamme incandescente, qu’elle maintint entre ses paumes mais qui ne la brûla pas… Au bout de quelques instants, elle rapprocha ses mains jusqu’à l’éteindre puis, silencieuse, elle porta un regard visiblement plein d’appréhension et d’une touche d’espoir, l’espoir de l’acceptation, sur son interlocutrice… Un regard qui ne laissait rien paraitre de l’éclat froid et calculateur qui habitait sa porteuse…

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Sam 27 Mar - 14:22

Quand Olympias avait rit à nouveau, partageant l'amusement d'Alwine, elle ne c'était cette fois pas retenue, laissant le son mélodieux résonner dans la chapelle heureusement vide. La jeune princesse avait sourit. Elle aimait ce rire, sans savoir pourquoi, ce qui était étrange... Mais toute cette histoire était étrange, depuis le début ou presque. Etrange qu'elle apprécie la compagnie de la blondinette. Etrange qu'elle répugne à imaginer la torturer sans raisons. Etrange qu'elle ait envie de lui faire confiance, alors qu'elle vivait à Caamelot, qui était encore le fief indigne de l'indigne oncle Tutur. Etrange qu'elle aime bien la quasi-inconnue. Ca ne lui ressemblait pas, ça ne ressemblait pas à la fille de Morgane et d'Accolon, toute de feu et de glace...

Etrange aussi qu'elle lui ait montrer son don, une infime partie de son don, comme ça, sur une vague question... Mais voilà, c'était fait. Sa compagne d'hérésie recula un peu, la surprise peinte sur son beau visage. Elle l'avait prévenue, pourtant...

« Oh mon D.ieu…. »

Une exclamation un peu malvenue dans sa bouche après tout ce qu'elle avait dit précédemment, mais les habitudes avaient la peau dure. Bientôt, tous s'exclameraient en coeur : « Oh Déesse »...

« Excusez moi de vous demandez cela Alwine mais…. »

Elle sentait venir quelque chose... Quelque chose d'important... Elle attendit donc avec patience, en silence, tandis que la jeune femme se rapprochait à nouveau d'elle.

« Seriez-vous la fille d’Accolon de Boron ? »

Voilà qui était... Innatendu. Totalement innatendu même... Comment en était-elle arrivée à cette conclusion ? La pyromane aurait-elle laisser passer trop d'indices dans ses semi-vérités ? Ou bien la petite démonstration de ses pouvoirs était-elle tellement extraordinaire pour la médiocre demeure d'Arthur qu'il fallait forcément en conclure qu'elle était la fille du grand, de l'inégalable Accolon de Boron. La petite princesse soupira légèrement.

« Olympias... Vous savez ce que vous risquez en posant cette question, je suppose... »

Ce n'était pas une question. Pas vraiment... Si elle était assez intelligente pour déduire l'identité de son père, elle devait également l'être assez pour comprendre ce qui allait lui arriver... Notre petite déesse en herbe secoua doucement la tête.

« Puisque vous me le demandez, oui, mon nom complet est bien Alwine de Boron, fille aînée du chevalier Accolon de Boron et de la Fée Morgane. »

La fierté avait vibrée dans sa voix. Elle était fière, intensément fière de ses parents. Puisqu'on en était arrivée là, elle n'allait pas masquer une telle chose quand même...

« Auriez-vous quelque chose à ajouter avant que je ne vous élimine pour ce savoir que vous avez à présent ? »

Elle secoua encore la tête, l'air désolée. Ce qu'elle était d'ailleurs. Encore quelque chose d'étrange, quelque chose de plus.

« Quelque chose à dire pour votre vie peut-être ? »

Alwine n'y croyait pas vraiment. Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de la tuer ? Qu'elle soit une partisanne de sa mère en infiltration ? Que son amooooooour tant vanté soit voué à un Chevalier Traître ? Il y avait bien peu de chances, malheureusement...

Un peu court, désolée Cââlin

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Lun 29 Mar - 21:24

Olympias semblait remarquablement bien prendre la chose. Elle n'était pas angoissée, ni terrifiée comme elle aurait dû l'être selon toute logique. Elle sourit même... Ne comprenait-elle donc pas qu'Alwine allait devoir la tuer, effacer toute trace de son corps, un peu de cendre qui serait prise pour de la poussière dans un coin de la chapelle.

« Je pense le savoir en effet. Vous avez surement en tête de m’éliminer afin de vous protéger ainsi que votre mère.. Ce plan est parfaitement honorable et tout a fait compréhensible. Il serait dommage qu’Arthur et ses chevaliers viennent à apprendre que Morgane a eut de nouveaux enfants… Déjà adultes. »

Si, elle était consciente de la chose, et trop bien même. Elle comprenait parfaitement le noeud du problème. Jamais elle ne pourrait laisser la nouvelle se répendre, ça ficherait tout par terre. Pourtant elle croisait les jambes, féminine, elle jouait avec ses cheveux, elle souriait encore, amusée. Que se passait-il dans sa jolie petite tête blonde ?

« Et bien ma chère amie.. Je dois reconnaître que si vous devez m’éliminer, je préfèrerai très largement que vous me transperciez avec une lame affutée plutôt que de vous servir de votre don. Le feu m’effraie et ravagerait mon corps a un tel point que ma mère ne me reconnaitrait plus. »

Alwine lui concéderait sans doutes cela. Enfin, elle mettrait fin à ses jours avec sa lame avant de brûler son corps, mais les morts ne s'appercevaient de rien, de toutes façons. Ils étaient morts... Toutefois, elle sentait qu'il y avait quelque chose. Par toutes les flammes, Olympias n'était pas assez stupide pour se complaire dans sa mort prochaine !

« Après… Si vous acceptez de faire passer un message ce serait très aimable de votre part. Dites a Méléagant que je l’aime et que j’ai toujours une de ses chemises dans ma penderie… Ma dame de chambre s’est d’ailleurs posée quelques questions à ce sujet… J’ai bien cru que j’aillais être découverte. »

Méléagant ? Elle était amoureuse de... Méléagant ? On pouvait être amoureuse de Méléagant ? Ecartant cette pensée saugrenue, elle réfléchit à l'histoire avec rapidité. Ce barbare pouvait-il être l'amant de la blondinette ? Mmmh... Il lui semblait bien qu'elle avait entendu quelques éléments à se propos, sur une liaison du chevalier sanglant avec une jeune séide de Morgane, qui opérait hors du Château. Une histoire qui l'avait beaucoup intéressée dans les premiers jours de sa vie, curieuse de potins qu'elle était particulièrement... Sa nouvelle connaissance était-elle donc une partisanne de sa mère ? Un tel hasard que celui de leur rencontre pouvait-il exister, sans compter toutes les choses étranges qui s'étaient passées en plus ?

« Oh et quand je serai sans vie, pensez a aller faire un tour dans ma chambre pour faire un peu de ménage niveau plantes ! »

Aurait-elle un talent en rapport avec les plantes ? Une arme que lui aurrait fournit Morgane, comme elle en avait fournies à d'autres pour une raison ou une autre. Etrangement... Etrangement, Alwine avait envie de croire à son histoire, intuitivement.

« Vous pouvez me tuer a présent. »

La jeune femme leva une main vers sa compagne, les yeux froids comme la mort, inexpressifs comme la tombe, la paume soudain auréolée de flammes... Avant d'éclater d'un rire aussi beau que joyeux, un rire sincère, ce qui lui arrivait rarement. Le feu s'évanouit.

« L'amante de Méléagant, hein ? Je m'étais longtemps demandé qui pouvait bien le supporter assez pour en tomber amoureuse. »

Elle lui sourit, sa main retombant le long de son flanc. Elle était contente de ne pas devoir éliminer la blondinette. Encore une chose étrange, mais elle ne s'en étonnait même plus...

« Et comment en est-tu arrivé à servir Mère ? »

En privé, elle disait « maman », mais pas quand elle en parlait à l'extérieur. « Mère » était beaucoup plus respectueux en apparence, et elle respectait sa génitrice plus que toute chose... Avec son père, bien entendu, mais ça ne comptait pas.

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Sam 3 Avr - 18:03

Etrangement, aussi étrangement que tout le reste semblait-il, Alwine était contente de ne pas avoir dû calciner Olympias... Quand on regardait le reste des éléments, sans doutes cela participait-il à une certaine logique, mais ce n'était en aucun cas sa logique à elle ! Elle était sensée se réjouir de tuer et encore plus de carbonniser. Elle l'avait toujours fait. Elle aimait l'odeur de la chair humaine qui grillait doucement, elle aimait voir l'horreur dans les yeux de ses victimes, elle aimait contempler l'étincelle de vie qui vacillait avant de s'éteindre peu à peu, elle aimait entendre les cris horribles de ses pauvres victimes. Profondément. Mais elle était heureuse, dans ce cas précis, avec cette jeune personne-là, de ne pas avoir respectée ses habitudes... Oui, vraiment très étrange...

« Il m’avait dit plusieurs fois qu’un bon nombre de personnes de la cour de Morgane ce posait cette question. Il n’est pas aussi terrible qu’on le dit vous savez… C’est un homme bien. Et il peut se montrer charmant malgré tous les défauts qu’il possède… »

Elle répondit au rire par un doux sourire. Charmant ? Méléagant ? Elles parlaient bien du même Méléagant ? Le type arrogant, sanglant, sans scrupules, passionné par les combats, qui rivalisait avec son propre frère en matière de massacre ? Décidément, elle était vraiment amoureuse la jolie blonde ! Notre petite pyromane avait un moment cru que l'amante du Chevalier était une nunuche qu'il avait endoctriner d'une façon ou d'une autre, mais Olympias ne lui semblait franchement pas dans ce genre... Restait l'amour, ce qui était peut-être pire, dans un sens...

« Et bien.. c’est arrivé il y a de très très nombreuses années… Juste après la mort de mon père. Mère m’a toujours enseignée a haïr Uther Pendragon et ses descendants… je ne savait pas bien pourquoi elle les haïssait, mais ce dégout a déteins sur moi… Je ne me souviens plus très exactement de tous les détails… Je me souviens juste m’être endormi un soir sur un ilot au milieu d’un lac de foret.. Lorsque je me suis réveillée le matin suivant, je n’y étais plus, et deux êtres étranges m’ont annoncé que j’allais apprendre de grandes choses, que j’étais avec eux pour détruire la descendance d’Uther.. Je ne sais pas comment j’y suis arrivée, mais je sais que c’est pour votre mère et votre demi-frère que je suis la ou je suis…… »

Et pour Méléagant aussi... Mais elle ne releva pas, se contentant de sourire encore, doucement. La haine de sa mère pour le porc Uther qui l'avait conduit à servir la Fée Rouge... Tout cela était très bien. Plus ça allait, et plus elle comprenait la sympathie qu'elle avait pour la jeune femme. De la sympathie... Elle... C'était en soit tout aussi étrange...

« Mais excusez moi de mon indiscrétion… En trois ans, jamais encore je n’avais entendu parler de vous…. Puis-je savoir quel est votre date de naissance… exacte… ? »


Une question des plus sensées, puisqu'en effet Alwine était encore inconnue, même pour certain des agents de Morgane infiltrés à Caamelot. Pourtant, elle secoua la tête.

« Désolé, mais je ne peux te renseigner sur ce dernier point. Je n'ais pas encore mémorisé ma date de naissance exact... Mais si ça peut t'aider, je n'ais pas deux mois de vie derrière moi... »

Elle avait bien entendu remarqué que, bien qu'elle soit passé au tutoiement, son interlocutrice en était resté à un « vous » plus formel... Bon, au fond, c'était elle la princesse-déesse incarnée, donc c'était plutôt logique... Dans un premier temps.

« Par contre, j'ai moi aussi une question. Que tu ais pu tombé amoureuse de Méléagant, c'est une chose, l'amour est imprévisible... Mais tu crois vraiment à ce que tu dis quand tu parles de lui comme d'un homme bien ? »

Alwine avait été élevée au Château Spectral de Morgane, assez logiquement. L'endroit où vivait le sanglant chevalier. Elle avait quand même du mal à croire Olympias quand elle disait ça...

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Jeu 8 Avr - 23:27

Souriante, Olympias lâcha un sifflement où perçait l'admiration en apprenant qu'elle n'avait que deux mois... Irrésistiblement, la petite pyromane ne pu s'empêcher de sourire à son tour... Elle avait cessé de faire le compte des étrangetés de leur rencontre.

« Votre mère a fait un travail admirable. Vous êtes… Tout simplement sublime ; dans la fleur de vos vingt ans ; alors que vous n’avez même pas deux mois. »

Oui, certes, c'était impossible à nier. Elle était femme, elle était adulte, et elle était belle. Tout cela en moins de soixante jours. Bien sûr, elle n'était absolument pas sûre que sa beauté était le fait de la Magie sa mère, après tout la Fée Rouge était elle-même sublime et avait dû transmettre naturellement cette caractéristique à sa fille... Mais Alwine connaissait assez sa génitrice pour douter que celle-ci ait pu se retenir d'en rajouter une couche au passage...

« Voilà une autre raison de se battre aux cotés de votre mère. Jamais ce barbare d’Arthur n’arriverait à faire cela un jour… »

Une autre évidence ! L'oncle Tutur n'était qu'un rustre mal dégrossit, ignorant et bourré d'illusions et de convictions idiotes, comme la chevalerie, la pitié, la bonté et autres fadaises du genre. Morgane, outre ses pouvoirs, avait en outre le manque de scrupules nécéssaire à une accélération de croissance dans les règles... Entre autres choses...

« Ah… Vous me posez-la une question parfaitement légitime et compréhensible. Après tout, vous avez la chance de pouvoir habiter sous le même toit alors que voilà plus de trois ans que je suis condamnée a ne le voir que très rares fois ; et jamais pour bien longtemps. Mais croyez moi lorsque je vous dis que j’ai appris à le connaître. Il mérite son surnom, bien plus que bien des autres chevaliers ; il est sans pitié et intransigeant ; même dans l’intimité. »

En bref : un excellent élément pour la cause de Mordred... Mais un bien objet d'amour bien inattendu ! Comme la princesse en herbe se le disait, la blondinette n'était pas du genre à ce faire des illusions sur Méléagant. Elle savait ce qu'il était... Tout en étant amoureuse. Un nouveau sourire fleurit sur les lèvres de la petite brune.

« Vous voulez savoir si je le pense vraiment bien… Je crois que oui ; avec moi tout du moins. Comme vous l’avez dit, l’amour est imprévisible et peu changer un homme… »


Pouvait, oui, mais bon... Qu'il soit « bien » avec elle, Alwine était prête à le croire. Il savait être presque gentil, quand il voulait. Être la fille de Morgane entraînait ce genre de réaction, surtout quand on pouvait jouer à « brûlé, guéris, brûlé, guéris, brûlé... ». Visiblement l'amour faisait ça aussi. Tant mieux. Elle ne voulait pas que le Chevalier de Gorre ne face du mal à son interlocutrice. Elle ne cherchait même plus à comprendre pourquoi, c'était comme ça. Pas touche !

« Maintenant que je connais votre véritable identité ; consentirez-vous a m’avouer la raison de votre présence ici ? »

Une moue vint déformer les lèvres de la jeune pyromane, avant de se muer en un nouveau sourire qui s'étendit jusqu'à ses yeux d'ébène.

« En ce qui concerne ma présence dans cette chapelle, et bien... Je t'ais dit la pure vérité. On m'a dit que c'était joli et je suis venue voir. C'est vrai que c'est pas mal comme décoration... Je ferais peut-être mettre quelques trucs dans ma chambre si on utilise pas ce bâtiment pour faire autre chose... Ou même si on le fait tient... »

Cela sous-entendait une projection dans le temps jusqu'au temps où les Traîtres contrôleraient le Château et la Bretagne, mais c'était un futur si incontestable !

« Quant à Caamelot, j'y suis venue par curiosité. J'avais envie de voir à quoi ressemblait la demeure où j'habiterais quand on aura le bon Roi sur ce fichu trône. »

Car il ne faisait aucun doutes que ce moment arriverait dans un avenir relativement proche. Comment ces misérables plouk's de la « table ronde » pourraient-ils avoir une chance si en plus de tout sa mère avait des agents comme Olympias dormant dans les rangs de leur « noblesse » ?

« Mais dis-moi... Tu as beaucoup d'amies... et d'amis, ici ? Des relations à manipuler à loisir peut-être... »

Elle ne savait pas non plus pourquoi cette quesiton lui était venue. Ce n'était vraiment plus la peine de ce dire que c'était bien étrange...

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Sam 10 Avr - 19:23

Plus ça allait, et plus elle comprenait pourquoi elle avait bien aimé Olympias dès le début. La jeune femme était volontaire, audacieuse, manquait délicieusement de stupides illusions chevalresques, était loyal à la cause des siens et voyait cette loyauté doublée par son amour pour un des plus ténébreux Chevalier de sa mère, le sir de Gorre. Tout ce qu'il fallait pour une larbinne parfaite ! Le seul accroc du schéma était que la petite pyromane ne parvenait pas à la voir comme une bonne petite larbinne comme les autres...

« Je vois que nous attendons toutes deux ce jour avec impatience. J’espère que votre curiosité a été satisfaite. Si vous avez besoin d’une visite guidée, je me porte volontaire ! »


Une visite guidée... La blondinette l'avait dit en pouffant, mais elle ne doutait pas de sa sincérité. Ca pourrait être intéressant de faire le tour du propriétaire. Bon, si son père voulait lui faire jouer la domestique un jour ce serait définitivement raté, mais de toute façon elle se coulait bien mieux dans la peau de la noble qu'elle était sans conteste que dans celui d'une servante... Et elle se faisait forte d'éluder toute question gênante qui pourrait restreindre son champ d'action futur d'une quelconque autre manière que son cantonnement à la noblesse qu'elle n'avait de toute façon pas à quitter...

« La vie n’est pas facile tout les jours lorsque vous vous retrouvez au milieu de noble et que vous n’en êtes pas une. Ou plutôt…. J’en ai bien le titre, mais ma famille ne suis pas… Je ne suis que la fille d’un chevalier et d’une noble grecque... »

Pheu ! Olympias vallait bien mieux en matière de noblesse que ce ramassit de crétins au service d'Arthur ! Fille de noble et de chevalier, que leur fallait-il de plus à tout ces idiots ? Une stupidité de plus qui serait bien vite réparée, comme tant d'autres, lorsque Mordred serait enfin à sa vraie et légitime place : sur le trône, parole d'Alwine de Boron !

« Il m’a fallut du temps, mais j’ai réussi… J’ai un petit réseau de confidents qui ont bien trop confiance en moi ; et je me suis trouvé un…. Pigeon parfait ; un des chevaliers d’Arthur ! Lorsque le moment viendra, il ne devrait pas être difficile d’obtenir des informations de sa part. »


Tout cela était on ne peu plus prometteur... Alors comme ça la petite blonde servait d'agent d'information infiltrée au coeur même du camp de Tutur, puisant à la source la plus directe : un des propres chevaliers de l'usurpateur ! Et tout risque d'un retournement par l'amour à l'eau de rose était exclu par l'amour qui liait déjà la jeune femme à Méléagant... Un plan parfait ! Sans doutes son père n'y était-il pas étranger...

« Il est bien différent de ce dont j’ai l’habitude… Tellement gentil que ca en devient douloureux ! Connaissez-vous bien Méléagant d'ailleurs ? »

Un gentil chevalier ! Brrrr... Rien que d'y penser c'était déprimant. Quoi que ça devait être amusant de lui mentir et de le manipuler à loisir. Un tel stratgème trouvait déjà beaucoup plus grâce aux yeux de la petite princesse ! Fourbe à souhait, comme elle les aimaient.

« Hum... Je le connais assez bien, oui. Pas aussi bien que je le devrais, puisque j'ignorait ton nom et que je n'étais même pas sûre de ton existence, quoi que je l'ais souvent asticoté à ton sujet, sans savoir qui tu étais bien sûr... Mais j'aime bien regarder mon frère s'entraîner avec lui... Et puis il est cruel, sadique, sanglant, méprisant les dieux, les nobles et les faibles... Il a tout pour lui quoi ! »

Et maintenant qu'elle savait qui était sa mystérieuse amante, elle n'allait pas manqué d'essayer d'en apprendre plus sur la blondinette par l'intermédiaire du sanglant chevalier...

« Au sujet de cette visite du château, tu étais sérieuse ? On montrerait à ces nobliaux ce qu'est la véritable noblesse, non mais ! Tu vaux bien mieux que tous ces minables, parole de princesse de sang ! »

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Lun 12 Avr - 23:41

Alwine ne pu s'empêcher de sourire irrésistiblement quand Olympias pouffa encore. Non pas qu'elle en eût la moindre envie, mais elle sentait qu'elle aurait eu bien du mal à se retenir si ça avait été le cas, ce qui était encore une fois bien étrange... Enfin... On aurrait pu croire qu'elle cherchait à flatter la blondinette, peut-être pour la manipuler. C'aurait été loin d'être étonnant, après tout elle était la fille chérie de Morgane, la Fée Rouge. Elle en était totalement capable, de ça et de bien d'autres choses... Seulement ce n'était pas le moins du monde le cas. Elle était sincère !

« Et bien merci énormément pour se compliment, on ne me le dit pas souvent ici ! »


Non, bien sûr ! Cette cour n'était qu'un assemblement de bouffons bien trop imbus d'eux-mêmes et bien trop aveugles et stupides pour comprendre cela, encore moins pour l'avouer à voix haute... Surtout à la principale concernée ! Ca n'en restait pas moins vrai pourtant.

« Et j’étais parfaitement sérieuse pour la visite. Je vous montrerai avec un grand plaisir les coins et recoins du château dès qu’il vous plaira ; je n’ai de toute façon pas grand chose d’autre à faire ici! »

Hum... Il serait sans doutes profitable un jour ou l'autre de connaître un peu Caamelot, ne fût-ce que pour pouvoir s'y repérer plus facilement quand elle s'y établirait avec les siens, si un tel savoir ne lui était pas utile durant la guerre... Ce qui aurait été assez étonnant ! Mais après tout, qui savait avec quelle facilité l'oncle Tutur et ses soldats de fer blanc seraient vaincu par les Traîtres une fois que le conflit aurait éclaté, s'il était même besoin de le faire éclater ?

« Je viens de penser chère Alwine que… Jamais encore je n’ai rencontré votre mère ou votre frère. J’ai bien du voir votre père en éclaire, mais je n’ai eut l’honneur de lui adresser la parole… Vous êtes donc la première a qui je parle ! »

La première de la famille de Morgane qu'elle rencontrait... Tient tient... Après un instant de réflexion, la petite pyromane décida que ce n'en était que mieux, sans savoir pourquoi pourtant. Pourtant, un autre détail attira son attention... Elle avait dit « votre frère ». Votre. Pas vos.

« Vous me voyez ravie d'être le premier membre de ma famille à croiser ta route. Je suis sûr que les autres t'aimeront bien également... Enfin, avec papa il te faudras peut-être faire preuve d'imagination, il n'est pas toujours très démonstratif niveau émotion. Même avec nous il a du mal... Même avec moi. »

Et pourtant elle avait la tranquille certitude d'être sa petite préférée. Tout comme celle de Mordred. Un statut dont elle profitait au besoin sans aucune honte. Après tout, quoi de plus normal que leur préférence, même si son frère – son plus jeune frère – était sans doutes possible l'être le plus digne d'affection de toute la terre ? Ah, son cher Leif...

« Mais j'y pense... Tu as dit « votre frère »... N'aurais-je pas mentionné que j'ai un autre frère que Son Altesse ? Un frère jumeau pour être exact, Leif de Boron. »

Un sourire envahit ses lèvres au nom de celui auprès de qui elle avait été « élevée » – on pouvait dire ça comme ça – et qu'elle affectionnait plus que n'importe quel autre membre de sa famille... Et les Flammes savaient pourtant combien elle aimait son père, sa mère et son aîné !

« Lui aussi il t'aimera bien... Il regrettera peut-être juste que tu sois déjà prise par un des hommes dont il ne peut pas écarté la prétention d'un revers de la main... »

Enfin, en théorie si... En pratique, son jumeau était encore bien inexpérimenté malgré son talent pour faire face à un Accolon déchaîné...

« Quant à cette visite... Que dirais-tu d'aujourd'hui ? »

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MessageSujet: Re: Are you my... Mistress? {Alwine}   Ven 23 Avr - 16:12

Bien sûr, Accolon ne lui avait jamais avoué de but en blanc qu’elle était sa petite préférée. Mais son attitude générale ne trompait pas la princesse de sang, et encore moins leur discussion si… enflammée, l’autre jour, qui avait finalement conduit à la destruction d’un village et aux prémices de ce culte flamboyant qu’elle comptait maintenant instaurer. Malgré toutes les qualités de Leif, il la préférait, elle, une certitude qui lui réchauffait continuellement le cœur, au moins autant que l’amour fraternel profond et partagé qui l’unissait pourtant à son jumeau.

« C’est un prénom sublime ; tout comme le votre. »

Oh ? Sans doutes était-ce vrai aussi. Après tout, son père et sa mère les avaient choisit, ils ne pouvaient qu’être parfait, comme ceux qui les portaient, fruit de l’union de ses deux êtres sans pareil dans le monde, dans l’univers entier ! Alwine en sourit, à cela et aussi au rire si franc et beau de son interlocutrice quand elle parla de « l’appréciation » qu’aurait probablement son frère pour elle… Elle n’avait pas parlé de « l’appréciation » de son aîné, mais elle le ferait plus tard, pour préparer Olympias, car ce n’était pas cette brute de Méléagant qui allait penser à la prévenir ! Et elle ne voulait pas que Mordred face du mal à la blondinette, mais alors vraiment pas… Pour tout un tas de raisons.

« Et bien… Toutes vos paroles me flattent mademoiselle, et je vous en remercie. »


La flatter ? Ce n’était pourtant pas son intention, elle ne disait ici que ce qu’elle pensait réellement. Pas de faux semblant, ce qui était une première depuis son arrivée à Caamelot ce jour-là !

« J’espère sincèrement que lorsque j’en arriverai à croiser votre famille, nous nous entendrons a merveille. »

La petite pyromane était sûre que ce serait le cas. Pour des raisons différentes. Son père pour tout ce qu’elle représentait dans ses plans, la bonne tournure de sa mission et sa franchise rafraichissante. Sa mère pour les obscures raisons qui étaient les siennes, qu’elle anticipait et comprenait parfois sans pour autant pouvoir les formuler, et aussi parce qu’elle était aussi fidèle qu’intéressante, ce qui toucherait aussi l’amant de la Fée en une moindre mesure. Ses frères pour son charme, sa beauté, l’aînée parce qu’elle était sa sujette et sa proie, le cadet pour sa personnalité… Ils l’apprécieraient tous, la damoiselle en était certaine !

« Je n’étais pas au courant pour votre aviez un jumeau… J’aurais tellement voulu avoir un frère ou une sœur…. »

En effet, c’était une chance incroyable d’avoir des frères en générale et un jumeau en particulier… Elle aurait aimé avoir une sœur aussi, pour partager avec elle des choses plus féminines, mais elle était heureuse ainsi, son statut seule fille ayant aussi ses attraits… Ca viendrait peut-être plus tard, savait-on jamais ! Et puis… Non… Son esprit se détourna.

« Si vous voulez bien me suivre Alwine, le château est grand ; nous avons beaucoup de choses a voir ! »

Avec un sourire, la princesse se leva, imitant au passage sa compagne en ce qui concernait ces coussins si mal placés à la base… Au sol, non mais quelle idée ! Heureusement qu’elles étaient plus dégourdies que ces fichues « chrétiens », toutes les deux !

« Soit, alors je te suis ! Montre-moi donc ma future demeure, ma chère Olympias ! Que je sache dans quel genre de lieu se tiendra la Cour de mon frère ! »

Et oui, elle n’avait pas apprit à douter pendant la conversation. Mordred serait Roi, sur le trône de Caamelot, et elle serait Princesse, voir Déesse en cette Cour éclatante… Où elle pourrait discuter tant qu’elle le voudrait avec sa nouvelle connaissance… Et en des lieux plus confortables que celui-ci, ce qui n’était que mieux !

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