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 Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]

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Délégation Elfique - Imprévisible Incarnation de la Magie Chaotique et Vagabonde

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MessageSujet: Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]   Sam 20 Mar - 18:28

Depuis quelques temps, il s'impliquait beaucoup dans les affaires des mortels. Oh, pas de façon très visible, ni très importante, mais ça n'en restait pas moins « beaucoup », pour quelqu'un comme lui. Lui, un Elfe, et non des moindres, le Mage Royal du Roi Llandon. Après tout, il avait rencontré nombre d'Humains et d'Humaines, en avait tué plusieurs de façon plus ou moins calme, en avait aidés certains autres, par fois, comme ça, sur l'instant. Il avait escorté un message important, avait fait plusieurs cadeaux enchantés. Et, c'était loin d'être la moindre de ses intervantions, il avait ramené cet Arthur, le « souverain » des Bretons des portes de la Mort. Il lui arrivait parfois de ce demander pourquoi, restrospectivement, et pourquoi il ne l'avait pas éliminé lui aussi quand il en avait eu l'occasion.

Parce que c'était de sa faute, tout de même, tout ça ! C'était lui et sa fichue histoire de Délégation qui avaient forcé Gil-Galad a partir explorer le Pays des Hommes, s'y aclimater et comprendre la dynamique du pouvoir afin de protéger et de servir au mieux son Roi et le reste du groupe. Finalement, ce point ne devrait présenter aucune difficulté particulière, mais c'était tout de même à cause de ce maudit roitelet que tout avait commancé ! N'aurait-il pas pu se contenter, ce maudit mortel, de son épée enchantée et de sa soit-disant désignation des justes – complètement ridicule, en passant, elle s'était éteinte dans sa main et pourtant il était l'expression même de la Justice de Llandon, la seule véritable – sans chercher à vouloir s'accaparée la relique des Elfes... Surtout sans chercher à les rencontrer ! Un voleur doublé d'un casse-pieds de premier ordre !

On l'aura comprit, si quelqu'un avait demandé son avis à Gil-Galad sur la polémique bretonne autour de la loyauté, il aurait répondu que Morgane était la plus indiquée. Non seulement elle n'était pas Arthur – un gros avantage – mais elle était une praticienne des Arcanes, elle, contrairement à ce guerrier borné. Elle ne recherchait pas le cadeau fait aux Elfes par le Grand Alchimiste de l'Univers, le Chaudron de Dagda que les Humains appelaient Graal – quel nom idiot ! Elle n'ennuyait pas non plus le Beau Peuple, si on exeptait une unique missive envoyée par corbeau enchanté, mais bon, celle-ci n'avait été qu'une conséquence supplémentaire de la Délégation voulue par son demi-frère. Et enfin, elle était beaucoup plus réaliste que l'actuel souverain de Bretagne. Pas de justice fleur-bleue, pas d'hésitation idiote, non, quelque chose de clair et d'impitoyable ! Bon, elle allait peut-être un peu loin, mais c'était sans doutes ce qu'il fallait à ce peuple mal dégrossit pour évoluer un peu...

Attention, il ne fallait pas croire que le Mage allait vraiment prendre parti. Non. Son camp, c'était celui du Roi, du Roi Llandon, et nul autre. Il suivrait son Souverain, quel que soit son choix, qu'il intervienne ou non... Et même s'il choisisait Arthur, en fin de compte. Ce qui était hautement improbable, autant parce qu'il connaissait bien son maître que parce que celui-ci n'entrerait pas si facilement dans cette danse de mortels. Mais bon, ça ne l'empêchait pas d'avoir sa propre opinion, autant pour agir en attendant les ordres que pour conseiller le Roi le moment venu, s'il le requiérait, ce qui arrivait parfois. Les réflexions du Magicien étaient profondes, et son instinct aussi clair qu'une flèche qui fend l'air.

C'était pour ces deux raisons que Gil-Galad souhaitait développer un peu la chose. Il n'y avait par qu'Arthur dans le camp... d'Arthur. Il y avait surtout deux praticiens de la Magie de même envergure que Morgane, un Enchanteur et une Enchantresse, Merlin et Viviane. Peut-être qu'un des deux pourrait se révéler plus digne d'attention que le roitelet breton. Peut-être que celui-ci ce faisait discrètement manipuler, qui pouvait savoir ! On disait Merlin à son service, mais après tout, il pouvait bien l'utiliser comme icône creuse pour le peuple... Sans compter qu'une telle rencontre serait probablement hautement intéressante en elle-même...

Il avait bien sûr l'autorisation de Llandon pour cette entreprise. Restait à déterminer qui aller voir... Sa première idée, assez logiquement, avait été Merlin. On le disait le plus puissant des Enchanteurs et il était aussi le plus proche d'Arthur et de la quête insensée du Graal... Mais le rencontrer aurait voulu dire aller le chercher, et pour aller le chercher il aurait fallu aller à Caamelot... Il n'avait aucun doutes sur sa capacité à y entrer. Il n'aurait même pas besoin de ruser, il lui suffirait de passer la grande porte. Arthur lui devait la vie quand même. Mais... Caamelot, c'était surtout un immense, un gigantesque cerceuil de pierre. Un monument de la folie des Humains, un empilement de cailloux froids et sans vie là où se dressait jadis une nature alors florisante, à présent détruite ! Il n'était franchement pas pressé de s'y rendre, même s'il le faudrait, pour la Délégation...

Heureusement, il y avait Viviane. Elle avait rencontrée la Reine, et les échos qu'il en avait eu quand le Roi lui en avait parlé étaient assez positifs. Sans compter qu'elle vivait dans un Lac ! C'était tellement mieux, si plein de vie, sa naturel, tellement mieux que Caamelot ou même que le Château Spectral où on disait que résidait Morgane. Le Lac était certes caché, mais il était Gil-Galad, Gil-Galad Vorondwë. Il se faisait fort de le découvrir, et ensuite d'obtenir un entretient avec la mystérieuse Dame, la plus discrète des trois Enchanteurs, la plus respectueuse de la Nature... Celle qui méritait le plus de respect de la part des Elfes ? Il allait bientôt le voir.

Voilà comment il s'était retrouvée dans son logis sylvestre, au sommet de l'arbre où il avait élu domicile, le regard pointé vers l'extérieur de la Forêt. Il avait préparer son sort, il était temps de le lancer... D'abord, une variante du même sort qu'avait utiliser Morgane pour joindre les Elfes... Pour aller de la plus belle des Cités de l'Île jusqu'au plus beau des Lacs. Sauf qu'il ne le lança pas sur un corbeau, mais sur lui-même. Cela aurait beaucoup moins bien fonctionné sur un mortel, mais la Magie alla se nichée dans la partie instinctive de son esprit elfique sans le moindre problème. Ensuite, un sortillège de son cru pour passer au travers des barrières et des camouflages – un sort que nul Mage ne parvenait plus à parer depuis des années. Il n'oublia pas non plus de renforcer ses protections mentales... Il ne pourrait peut-être rien faire d'autre, qui savait, mais son esprit n'appartiendrait qu'à lui...

Et enfin, croisant ses bras sur son torse, chaque main fermé en un poing lui-même posé sur l'épaule opposé, il plasmodia d'antiques paroles elfiques, chargées d'un grand pouvoir... Il y eût un léger éclair de lumière, et un oiseau imposible, aux plumes d'une large gamme de couleur allant de l'or au brun le plus généreux s'envola au-dessus des arbres, au-delà des protections du Beau Peuple... Et ses yeux étaient deux océans jumeaux...

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Quelques heures plus tard, dans une gerbe d'énergie argentée, le même oiseau apparu dans le ciel, après avoir passé un autre bouclier, non sans mal. Il tournoya quelques instants au-dessus des eaux magnifiques du Lac, puis vint se poser sur l'herbre verte qui le bordait. Il poussa un cri et, un nouvel éclair de lumière tout aussi léger plus tard, Gil-Galad Vorondwë, la tenue noire et les cheveux bruns aussi désordonnés que d'habitude, se relevait souplement, regardant autour de lui...

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MessageSujet: Re: Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]   Dim 28 Mar - 19:11

Les beaux jours revenaient en ce frais printemps. Quelle sottise ! Comme si le soleil pouvait décidé de quitter le Lac ! Appuyée contre la fenêtre de son palais, Viviane sourit toute à ses pensées, regardant son lac merveilleux et les plaines qui l’entouraient. Son harmonie avec la nature était telle qu’il n’avait nul besoin de cycles, ou de saisons. Certes quand la fée était en son palais de cristal, au milieu du lac, imposant mais invisible, la pluie, la neige, le renouvellement se faisait en accéléré, pour laisser de nouveau le soleil envahir l’espace. Ce n’était jamais étouffant, ni désagréable. Le temps s’accordait avec l’état d’esprit de la fée. Quand Lancelot était là, quand il était enfant, quand il n’était qu’à Viviane seule, l’enchanteresse laissait la neige plus que de coutume pour qu’il s’amuse un peu. Il est vrai que entendre ses pas crisser sur le manteau blanc de la nature était un délicieux plaisir, aussi bien pour lui que pour elle, qui regardait les joues rosies de l’enfant. Viviane se tenait précisément là où, des années auparavant, elle a vu Lancelot jouer, elle a vu Lancelot grandir, elle a vu Lancelot partir. Le ciel s’assombrit un instant. Viviane cessa de sourire et s’éloigna de la fenêtre. Elle irait marcher pour délier ses pensées ; et éviter de songer aux nouvelles promesses de Merlin.

Un froissement la fit tendre l’oreille. Dans la partie humaine de son lac, un étranger venait d’arriver. La fée s’immobilisa et écouta, dos à la fenêtre. Elle distinguait des pensées importantes, et pourtant ce n’était pas une forme humaine. Un oiseau, semblait-il, qui venait à présent de passer la partie invisible du lac. Elle se concentra un peu plus et sourit franchement. « Il » était arrivé donc. Viviane s’assit quelques instant sur son siège de cristal, qui était placé à deux mettre de la fenêtre, face à une grande table. Elle posa ses mains sur les accoudoirs, suivant par l’esprit l’arrivée de la personne, de nouveau sous une forme bipède, à en croire les pas qui résonnaient dans la tête de l’enchanteresse. Celle-ci entendait à des kilomètres, et, en ce qui concerne cette arrivée là, elle entendait depuis sa dimensions vers celle des humains.

Le mage elfique était mignon de croire qu’il avait pu percer à jour les secrets de l’aimée de Merlin. Comme si on pouvait passer à travers des boucliers avec un petit sort… Seules trois personnes avaient le pouvoir de passer le bouclier, et seuls ceux que Viviane autorisait pouvaient parvenir à l’invisible palais. Le bouclier du lac pouvait ainsi s’ouvrir pour : Merlin, Morgane malheureusement, et Viviane évidemment. Quatre personnes en réalité, si on compte le pouvoir que Viviane avait accordé à son fils Lancelot de façon temporaire, c’est-à-dire chaque fois qu’il venait lui rendre visite. Autrement dit, jamais. Et cinq donc, avec Gil-Galad Vorondwë qu’elle attendait depuis quelques semaines, sans avoir quand il se déciderait à venir lui rendre visite. Viviane ne l’avait jamais rencontré, mais elle n’en pressentait que du bien. Et elle se trompait rarement. Quant à savoir ce qui ressortirait de leur entrevue, elle se refusait de le lire. C’était ce même principe qu’elle s’efforçait de tenir quand elle rencontrait des gens : elle ne lisait ni leurs pensées, ni leur avenir. Ce refus d’omniscience était pour elle un moyen de se différencier de Morgane ; et de préserver une certaine pureté qu’elle ne retrouvait que dans la nature. Ça lui avait permis de nombreuses fois de ressentir ce qu’un être banal éprouvait. Bien sûr la curiosité l’emportait parfois, comme pour savoir qui arrivait sur son lac, mais que voulez-vous ! Des fées curieuses, cela existe !

Viviane se leva et, en un clignement de paupières, se retrouva dans la partie basse de son lac, non loin de l’emplacement où se situait l’elfe. Il regardait autour de lui, et tournait le dos à l'arbre contre duquel la fée avait choisi d'apparaître. Elle resta silencieuse un moment, détaillant le dos de cet elfe, puis prononça d'une voix joyeuse et cristalline.


-Et bien, vous en avez mis du temps! J’avoue que l’atterrissage sous forme d’oiseau d’or était splendide, à croire que vous avez fait ça toute votre vie.

La fée fit un pas, retirant la capuche de sa tête, et laissant la brise courir sur ses cheveux bruns. Le vent soufflait légèrement sur sa robe bleue. Viviane était très soucieuse de soigner ses entrées et apparitions, aussi réglait-elle le vent de manière à ce que tout s’accorde sans un faux pli. Oui, la modestie n’était pas non plus sa qualité favorite. Les enchanteurs avaient un réel souci avec cela…

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MessageSujet: Re: Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]   Sam 3 Avr - 14:11

Passer le bouclier avait été plus facile qu'il ne l'avait prévu. Bien sûr cela ne s'était pas fait totalement sans mal, mais il c'était attendu à devoir déployer plus de ressources pour franchir la barrière séparant la retraite de la Fée du Lac du reste du monde. C'était vrai quoi, malgré le côté incroyablement... incroyable de ses propres pouvoirs, Viviane était une Enchantresse, qui tenait sa puissance d'une veine de l'Île de Sidh. Il aurait dû devoir déployer des trésors de ruse et de Magie pour pouvoir pénétré dans l'endroit calme et paisible où il se tenait à présent... Mais la protection s'était ouverte devant son sortillège – chargé de force il est vrai – et il avait pu voler jusque là... Etrange... Mais il aurait tout le temps de comprendre plus tard...

Présentement, il savourait l'instant, l'air calme du Lac... Un endroit agréable. Naturel, au moins, contrairement aux villes Humaines, et profondément chargé d'une Magie qu'il pouvait lire dans l'eau et le soleil, dans l'herbe verte et le ciel clair. C'était déjà un bon point pour Viviane. Un très bon point même. Par les méandres de son esprit, il aurait presque pu vivre en ce lieu ! N'importe quel Elfe aurait pu y vivre. Après la Forêt Eternelle, c'était sans aucun doutes le meilleur endroit qu'il ait visité durant son existence immortelle, malgré son jeune âge tout relatif. Un fin sourire étira ses lèvres. C'était décidément une excellente idée de venir rendre visite à l'Enchanteresse...

Soudain, comme pour répondre à ses pensées, il sentit une présence derrière lui. Comme un mortel peut sentir la chaleur ou l'humidité. Mais il était bien loin d'être un simple mortel. Il était un Elfe. Il était un Mage... Il était lui. Ce qu'il avait sentit, c'était la présence de la Fée, dans son dos...

« Et bien, vous en avez mis du temps! J’avoue que l’atterrissage sous forme d’oiseau d’or était splendide, à croire que vous avez fait ça toute votre vie. »

Son sourire s'élargit légèrement en entendant cette voix aux accents de cristal, et il se retourna dans un mouvement d'une souplesse et d'une fluidité toute elfique. Vêtue de bleu, ses longs cheveux bruns flottants au même vent qui soulevait grâcieusement les plits de son noir habit, emportant sa cape d'ébène. Nulle recherche dans sa tenue, il n'en avait nul besoin. Sa prestance raciale naturelle ne s'embaraissait pas de ce genre de vanité... Il en avait déjà bien assez sans ça !

« Je suis désolé si mon manque de ponctualité vous a incommodé. Je me serais montré plus promt... Si j'avais su que vous m'attendiez. »

Sa voix chantait comme une cascade en ce lieu si chargé de Magie, en une douce mélodie. Il s'inclina devant Viviane dans une référence qui fleurait bon l'ironie. Non pas envers elle, mais envers lui-même, qui n'était certes pas un courtisan. Ce genre de choses avaient le plus souvent tendance à l'agacer... Sauf en certaines occasions, avec certaines personnes, comme ici. Mais il fallait bien maintenir sa réputation de Mage grognon... non ?

« Dame, je me nomme Gil-Galad, Gil-Galad Vorondwë, Mage du Roi Llandon. Enchanté de vous rencontrer... »

Mage du Roi Llandon... C'était ainsi qu'il se présentait toujours. Pas Mage de la famille royale, pourtant, pas Mage des Souverains Elfiques. La nuance était importante... S'étant redressé, il sourit encore, doucement.

« Mais puisque vous étiez au courant de mon arrivée, je suppose que vous saviez aussi qui j'étais avant que j'ouvre la bouche, n'est-ce pas ? »

Son rire s'éleva en une spirale impossible dans l'air tranquille du Lac magique, comme partout ailleurs. Il était de bonne humeur... De très bonne humeur, même...

« Vos arts vous permettraient-ils également de connaître la raison de ma venue en votre demeure, porté par les courants du vent et de la Magie sous mes ailes d'or ? »

Voilà qui aurait été impressionnant, très impressionnant même... Du moins, malgré la puissance de son interlocutrice, ses pensées étaient-elles toujours un sanctuaire...

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MessageSujet: Re: Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]   Mer 10 Oct - 8:00


    « Je suis désolé si mon manque de ponctualité vous a incommodé. Je me serais montré plus prompt... Si j'avais su que vous m'attendiez. »

    Viviane sourit, comme pour s'excuser, et fut surprise de la révérence du mage. Non qu'elle fut faite de mauvaise grâce - c'était d'ailleurs presque le cas - mais surtout parce qu'on ne lui avait pour ainsi dire jamais fait de révérence. Un signe de tête, plus ou moins appuyé, était la révérence la plus osée qu'elle ait eu, et demandé d'ailleurs. Morgane certes, faisait courber l'échine à n'importe qui. Littéralement. Elle aplatissait les gens à terre, jusqu'à ce que leur nez frotte le sol et qu'ils aspirent la poussière que foulent ses pieds 'enchanteurs' et maléfiques. Quant à Merlin, la même déférence liée à la cour d'Arthur le faisait respecté de tous. Viviane n'était peu saluée, mais sans doute cela tenait-il au fait qu'elle voyait peu de monde.

    « Dame, je me nomme Gil-Galad, Gil-Galad Vorondwë, Mage du Roi Llandon. Enchanté de vous rencontrer... Mais puisque vous étiez au courant de mon arrivée, je suppose que vous saviez aussi qui j'étais avant que j'ouvre la bouche, n'est-ce pas ? »

    Le rire du mage la mit encore plus de bonne humeur, décidément, il prenait tout bien, les elfes lui faisaient vraiment une bonne impression.

    Oui, j'étais au courant de votre identité autant que de votre arrivée...
    Allait-elle lui dire que son entrée au lac avait été suivie et permise ?
    Je contrôle les entrées dans cette partie du lac, de fait je vous… comment dire… je vous ai "suivi', si l'on peut dire… Ajouta-t-elle aussitôt, en tapotant de son index sa tempe. Suivi par l'esprit. Et comme pour s'excuser :
    On évite les mauvaises surprises. Cependant pas de formalité entre nous, la révérence, tout ça… Le respect est nécessaire, mais pas de salut si marqué, je ne suis pas votre… reine ou supérieure. Un signe de tête me suffit. Que vous sachiez ma puissance et la force de mes dons, voilà ce qui m'importe. Oui, les enchanteurs ne sont pas très modestes. C'est malheureusement un trait de fabrique.


    D'accord l'enchanteresse n'était pas modeste, mais la puissance de sa magie était incontestable. Et puis quoi, on ne peut pas être parfait. Même si la fée se pensait assez proche de la perfection, il est vrai. Pas modeste on a dit, rappelez-vous.


    « Vos arts vous permettraient-ils également de connaître la raison de ma venue en votre demeure, porté par les courants du vent et de la Magie sous mes ailes d'or ? »

    Non.


    Enfin techniquement, si, désolée. Ou pas désolée, l'enchanteresse ne s'excusait que rarement. Traduire : jamais.

    Je peux effectivement lire les pensées, mais je m'y refuse. Rien n'est plus agréable qu'une gentille conversation. Mais je vous écoute, Gil-Galad Vorondwë.


    Tout en parlant Viviane avança de quelques pas pour parler en marchant, attendant que le mage elfique la suive. Elle chassa d'un petit mouvement de main le nuage devant le soleil, que les rayons viennent la toucher. Quand même, on n'allait pas dire que ce n'était pas le plus beau et le plus parfait don de la terre !


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MessageSujet: Re: Entre Mage et Enchanteresse [PV Vivi !]   Lun 15 Oct - 12:58

    L’Enchanteresse avait semblé quelque peu surprise par sa personne et ses manières, mais cela, en soit, n'avait justement rien de très surprenant. Après tout, elle ne devait guère connaître les Elfes, même s'il ne serait pas non plus sa première rencontre elfique. Mais par contre, et de façon plus poussée, elle n'avait certainement jamais vu de Gil-Galad Vorondwë, puisqu'il était unique, et tout à fait particulier. Un maître parmi les Mages, un prodige des Arcanes, et bien plus encore que cela. Ce n'étaient que des qualités, mais même si on n'y prêtait pas garde, le « jeune » homme restait un homme tout à fait remarquable, et pas que dans le sens noble du terme. Toutefois, Viviane semblait apprécier sa personne, et répondait avec bonne humeur, fournissant quelques réponses aux diverses questions par lui posées.

    « Oui, j'étais au courant de votre identité autant que de votre arrivée... »

    Sans doute n'était-ce pas étonnant, vu la plénitude de ses pouvoirs, sans compter le fait que le Magicien n'avait pas forcément chercher à être très discret. Après tout, son but dans l'histoire c'était d'obtenir une entre vue, pas de se faire passer pour un voleur, un espion ou quelque chose dans le genre. Autant qu'on ne puisse se méprendre sur ses intentions.

     « Je contrôle les entrées dans cette partie du lac, de fait je vous… comment dire… je vous ai "suivi', si l'on peut dire… »

    Hummm... très astucieux, et au fond pas très étonnant de la vie d'une praticienne solitaire. Cela permettait de savoir qui venait vous trouver, et ainsi d'être prêt, ou prête, à agir en conséquence. Il faudrait qu'il y songe si un jour il devait se retirer lui-même dans un lieu où il ne serait pas dérangé tout le temps – genre toutes les trois semaines, roh – et qu'il avait de la préparation devant lui. Ses méthodes ne seraient sûrement pas celles de Viviane, reposeraient sur runes et ce genre de choses pour se maintenir, mais bon, au fond, il y avait bien de l'idée.

    « On évite les mauvaises surprises. Cependant pas de formalité entre nous, la révérence, tout ça… Le respect est nécessaire, mais pas de salut si marqué, je ne suis pas votre… reine ou supérieure. Un signe de tête me suffit. Que vous sachiez ma puissance et la force de mes dons, voilà ce qui m'importe. Oui, les enchanteurs ne sont pas très modestes. C'est malheureusement un trait de fabrique. »

    Modestes ? Depuis quand un Praticien – ou, ici, une Praticienne – des Arcanes aurait-il dû être modeste, quand il avait quelques dons ? Gil-Galad n'avait en tous cas jamais appliqué le moindre principe de modestie dans ses actions, quelles qu'elles soient, et il ne comptait pas commencer. Alors une Enchanteresse... hé bien, un manque de modestie lui semblait tout à fait logique et cohérent ! La modestie n'était qu'une « qualité » dont se paraient les médiocres. Quand au reste de son discours... il ne l'avait jamais cru ni reine ni encore moins supérieure. C'était bien mal le connaître que d'imaginer une telle chose. Elle allait juste chercher à une autre source, disposait d'un autre genre de puissance, une puissance plus ample que celle qui lui était accordée, cela, oui. Mais supérieure ? Certes, non. Ce n'était qu'une marque de respect qu'il avait prodigué, à sa fantasque manière, et rien d'autre, assurément. Mais cela ne l'arrêta point, et il continua de parler, obtenant de la jeune femme de nouvelles réponses.

    « Non. »

    Non ? Elle ne savait point pourquoi il était venu ? Hé bien, c'était dommage, mais il n'aurait tout simplement qu'à lui apprendre. Si elle avait tout su de sa venue avant qu'il vienne, ladite venue n'aurait-elle pas perdue tout son intérêt ?

    « Je peux effectivement lire les pensées, mais je m'y refuse. Rien n'est plus agréable qu'une gentille conversation. Mais je vous écoute, Gil-Galad Vorondwë. »

    Tout en parlant, l'Enchanteresse s'était mise en marche, dispersant au passage les nuages au-dessus d'eux. Le Mage la suivit, un léger sourire aux lèvres. Pourquoi ne pas dissiper les nuages, après tout, si tel était son caprice ? Lui-même aimait tous les temps de la terre, comme les aimait la Forêt, la plus douce et la plus profonde, mais, bien sûr, son interlocutrice, au-delà de tous ses dons, n'était jamais qu'une Humaine. Néanmoins, avant de lui répondre, il lui fallait éclaircir quelques points.

    « Veuillez m'excuser, Dame du Lac, mais avant cela il me faudra dissiper quelques petits points de malentendu qui entre nous semblent encore subsister. Premièrement, je ne vous considérais pas comme une Reine, ni même une supérieure, ma salutation n'était qu'une marque de mon respect, exprimée, certes, de manière un peu fantasque, mais je crains bien que si nous devons prolonger cette entrevue, il ne vous faille vous habitué à un peu de fantaisie de ma part, car je ne résonne pas comme la plupart des gens, ni n'agit comme la majorité d'entre-eux, même parmi les Magiciens. Je suis navré si cela vous a troublé, voyez-y seulement une marque de mon estime. »


    Et c'était chose rare que son estime, et c'était précieux. Bien des hommes, et des femmes, dans les territoires des Elfes, avaient redoublés d'efforts pour atteindre cette estime par un éclat de leur Art, mais aucun, jusqu'alors, n'y était parvenu, de tous ceux qui ainsi essayaient.

    « Ensuite, et ne vous inquiétez pas, je n'ai que deux points à soulever, je crains de devoir vous dire que, même si vous le vouliez, mes pensées resteraient pour moi un sanctuaire. Oh, n'aillez craintes, je ne suis pas fou, pas à ce point. Je peux sentir votre puissance, et je sais que la mienne point ne l'égal, et encore moins ne la surpasse, bien entendu. Je sais que, si vous vous mettiez en tête d'être mon ennemie, point ne pourrais vous vaincre, et qu'en ces lieux moins qu'ailleurs ma résistance à vos pouvoirs serait brève. Mais, ô Enchanteresse, il me faut vous assurer que mes pensées sont et resteront, même face à vous, un sanctuaire que tout votre pouvoir ne saurait pénétrer, pas quand, comme en ce jour, je me tiens en garde. »

    Nulle arrogance dans ses propos. Gil-Galad n'était jamais vraiment arrogant, pas à son sens, et ceux qui pouvaient avoir des raisons de penser cela n'étaient jamais que ses inférieurs. Il n'était pas arrogant, seulement sans fausse modestie, et ici, avec elle, cela ne se teintait même pas du voile de la supériorité. C'était seulement un fait, comme n'importe quel autre fait, qu'énonçait là le Magicien, et les calmes océans jumeaux de son regard disaient assez que ce n'était là que vérité.

    « Ceci mis au point, si je suis venu, c'est que mon Roi, dans sa sagesse, m'a laissé libre de mes mouvements en cette trouble période, où il nous faut quitter nos forêts pour arpenter les sentes des hommes, mais que tôt ou tard il me faudra vers lui revenir, et lui prodiguer des conseils qu'il écoutera, et dont il tirera ce qu'il voudra tirer, comme doit écouter qui est sage, et décider qui est Roi. Or, par-dessus toute chose, et au-delà de toute considération, mon domaine de compétence est le pouvoir et la magie. J'entreprends donc de connaître les pouvoirs qui se meuvent dans le monde des Hommes, et vous êtes assurément, un de ces pouvoirs, teinté d'une grande magie. »


    Là encore, c'était un simple fait, et non de la flatterie. Gil-Galad ne flattait jamais, ni en parole ni en action, à moins que cela ne fut teinté d'une ironie qui faisait sentir ses épines sous les pétales d'une fleur alors bien empoisonnée. La vérité suffisait largement à servir les visées du Mage.

    « Je dois vous avouer avoir déjà rencontré Arthur, que vous nommez un Roi, l'avoir épargné et même lui avoir porté quelque secours, car j'ai estimé qu'assurément sa mort ne me revenait pas. Mais, toutefois, j'ai eu peine à lui trouver quelque valeur, que ce soit en tant qu'homme ou en tant que souverain, dans sa faiblesse ou dans son orgueil. Si, en ce jour, je devais donner conseil, et conseil me sera demandé tôt ou tard, tout comme les informations que recèlera alors mon esprit, ce serait, assurément, de n'apporter aucune aide à cet homme, voir de faire quelque action pour accélérer son inévitable chute, si une action de nous on exige, et cela, sans tenir même en compte ses prétentions à se faire le voleur de nos biens. »

    N'était-ce pas cela, que faisaient les Humains, avec tant d'insistance ? Exiger une action des Elfes, exiger qu'ils interviennent dans la trame des mortels. Qu'ils viennent en Délégation, qu'ils cèdent la relique à eux donner par le Grand Alchimiste. Ce dont il parlait bien entendu en l’évoquant comme un voleur. Car pendant qu'il faisait venir les Elfes pour leur parler disait-il, il envoyait ses chevaliers sillonner le pays pour tenter de découvrir ce que ces mêmes Elfes avaient autrefois caché. Était-ce là l'attitude de qui est franc, sage et honnête ?

    « Mais néanmoins, Dame, je me suis souvenu que le camp que l'on dit d'Arthur, avec ses chevaliers et ses armées, comportait aussi des gens de plus hautes aspirations. Dont vous, au moins indirectement. J'ai évalué le Roi, je cherche maintenant à forger mon avis sur les autres sources du pouvoir dans la Bretagne des Hommes. Et vous êtes assurément celle dont le cadre de vie m'incitait le plus à la venue, encore même n'aurais-je trouvé dans ladite venue une très bonne raison de voler sur les ailes d'or de l'oiseau. »

    Un sourire étira les lèvres du Magicien, à cette évocation. Il parlait de tout ceci comme il aurait pu parler de choses banales, mais de quelque intérêt. Pas de la Magie, assurément qui n'était jamais banale, et l'éveillait toujours bien plus, mais, du moins, d'une chose intéressante. Et arrivé là il se tut, car il avait beaucoup parlé déjà. Il se tut, laissant le champ libre à l'Enchanteresse pour lui répondre, si tel était bien entendu son bon plaisir...

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