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 La Bonne Aventure • Libre •

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Risque d'Hydrocution...
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MessageSujet: La Bonne Aventure • Libre •   Dim 7 Oct - 14:31

Sa vision d’un moment agréable, c’était plutôt une plage déserte et une étendue d’eau déchaînée à perte de vue ; son petit côté selkie. Une longue vie lui avait permis d’apprécier pleinement cette solitude que beaucoup cherchaient à fuir et c’était avec plaisir qu’elle dégotait des endroits déserts où rester quelques heures (ou quelques jours). Ainsi donc, la grande place de Camelot, un jour de marché, ce n’était pas vraiment un endroit recherché par l’enchanteresse. Elle n’était même pas là sur ordre de Morgane mais bien selon sa volonté seule. Ainsi donc, que faisait-elle au milieu des étals, à déambuler entre les fruits, poulets suspendus, feux de camp et gamins échevelés ? Eh bien, ma foi, elle avait simplement décidé de changer.

Cette simplicité déconcertante, vous la devez surtout à l’atmosphère qui régnait chez les traîtres depuis maintenant quelques mois. Après l’arrivée d’Alwine et Leif, les nouveaux rejetons de Morgane, la Fée avait découvert ses chances d’accéder au trône décuplée. Elle nourrissait depuis une tripotée de plans aussi machiavéliques qu’ingénieux, avec l’aide d’Accolon et tirait les ficelles de tout le royaume pour mettre ses pions en place. Ainsi donc, en cette période de manipulations politiques et de rouages psychologiques, il n’était point question d’employer les hommes de main. Et par là j’entends « femme » de main. Notre pauvre Mélusine, qui avait choisit le camp de la Fée non par idéologie mais bien pour le sport, s’ennuyait donc sec et avait décidé de se balader dans le camp adverse (déclencher un combat quelconque avec un membre du dit camp était l’une des alternatives qui l’amusait fortement).

Oh, elle ne se pavanait pas non plus sous les murailles. Elle s’était habillée à la manière d’une villageoise d’un milieu tout de même aisé sans être noble. Lorsqu’on lui demandait son nom avec un sourire et (souvent) l’intention de lui vendre quelconque, elle répondait d’une voix hésitant qu’on l’appelait Rosalie (elle se souvenait avoir déjà employé cette identité par le passé ; alors déjà, les sonorités naïves et romantiques du prénom lui avaient plu). Elle déambulait donc tout à fait calmement entre les étals, regardant parfois un spectacle, parfois faisant semblant d’hésiter sur une marchandise quelconque. Elle voulait regarder dans les yeux de ce peuple innocent qui subissait les affrontements de puissances dont ils n’avaient cure. Car peu leur importait, en somme, que ce soit Morgane ou Arthur qui prenne place sur le trône, du moment qu’on les autorisait à vendre leur denrées et exercer leur profession. Tout cela n’était donc rien de plus qu’un jeu d’échecs où ils n’étaient même pas sur le plateau. Elle acheta une pomme d’un beau rouge sanguin et croqua dedans avec plaisir, prenant seulement conscience que cela faisait des jours qu’elle avait « oublié » de manger normalement. Ce fut ce moment que choisi un jeune garçon pour se planter devant elle et lui faire signe de le suivre avec entrain.


_ Allons gente dame (ne savait-il pas que l’on ne s’adressait ainsi qu’à des nobles ? Ah, le manque de culture...) suivez-moi pour la bonne aventure. Votre avenir pour deux pièces seulement. Deux pièces pour savoir ce que cache votre futur !

Elle avait arqué un sourcil, piquée dans sa curiosité par l’air résolument convaincu du jeune homme. Visiblement, il n’avait pas la moindre hésitation quant à la véracité des prédictions qui seraient faites. Mélusine le suivit-elle donc, un peu à l’écart de la foule, jusqu’à un feu de camp près duquel était installée une très vieille dame emmitouflée dans une couverture. Le soleil était encore pourtant haut dans le ciel, mais si le feu ni le lourd tissu ne semblait parvenir à la réchauffer. Il ne fallait pas plus d’un coup d’oeil pour comprendre que la créature serait bientôt morte.
Le jeune garçon fit donc avancer Mélusine jusqu’à la vieille dame, après qu’elle lui eut payé les deux pièces demandées. Il lui indiqua, par des gestes, de tendre sa main vers la prétendue diseuse de bonne aventure. Celle-ci saisit avec une certaine rudesse la main de l’enchanteresse et leva un regard rendu opaque la vieillesse vers l’enchanteresse. Un clignement de paupière, une infime fraction de seconde, et elle se mit à hurler.

Calme, Mélusine la regarda sans surprise. Allé savoir pourquoi, ceux qui avaient un véritable don de double-vue avaient fréquemment ce genre de réaction en sa présence. Lorsque la vieille femme repoussa sa main, elle ne s’en montra nullement vexée, bien au contraire. Susciter ce genre de réaction faisait naître une très étrange forme de fierté chez elle. Voir une forme de terreur, de rage, vibrer derrière le voile opaque de ce regard inconnu lui apporta un plaisir plutôt malsain. Le garçon était intervenu presque aussitôt, forçant Mélusine à se reculer en l’attrapant par le bras. N’appréciant cependant pas le geste, elle le repoussa avant de réajuster la fine cape qui recouvrait ses épaules, avant de tourner les talons pour s’en aller. Bien, cette journée n’aurait pas été une complète perte de temps. Terrifier les voyants, voilà une activité qui parvenait encore un peu à la distraire ; elle ne saurait cependant dire si c’était à la vue de son avenir (dans ce cas n’y avait-il pas une raison de s’inquiéter ?) ou de son passé qu’ils paniquaient.

Elle ne s’étaient pas éloignée de dix pas qu’un bruit sourd s’éleva derrière elle. En se retournant, elle constata que la vieille dame avait décidé de précipiter son départ vers l’autre vie et s’était écroulée derrière son rondin. Le garçon s’enfuit sans demander son reste, apparemment peu attaché à la créature s’il ne pouvait plus monnayer son don. En temps normal, Mélusine se serait détournée et serait partie en oubliant sur cinq pas jusqu’à visage de la malheureuse, mais aujourd’hui ses réactions se devaient d’être différentes. Elle revint donc près du corps de la vieille dame et écarta la tissu qui avait glissé de son visage, sur lequel se lisait toujours une forme de terreur. Nul doute que c’était ce qu’elle avait vu chez l’enchanteresse qui avait hâté sa mort. Pensive, Mélusine observa longuement la peau parcheminé, les yeux blancs, les lèvres pâles ; la vieillesse était l’une de ces choses qui lui échappaient. Son corps ne mourrait jamais de cette manière, il se régénérait chaque jour, et chaque jour le temps n’avait aucune prise sur lui. Il y avait une beauté, une réalité dans ce visage vieilli qu’elle n’aurait jamais.

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MessageSujet: Re: La Bonne Aventure • Libre •   Dim 7 Oct - 20:24


La Bonne Aventure

L
es temps troublés ne donnaient guère plus de temps aux rêveries et autres flâneries sans but. Et même si ces activités et le rythme de ces journées convenaient parfaitement au chevalier D'Orcanie, il n'était pas le dernier à s'évaporer lorsqu'il estimait que sa présence n'était pas indispensable. Il ne se défilait jamais après un engagement mais ne prenait aucun goût à paraître officiellement dans les représentations et autre session officielles dont il était bien souvent l'illustre absent. Et s'il devait se montrer présent, il préférait le faire en se mêlant à la foule de Camelott plutôt qu'en jouant des grands apparat devant les notables de la ville et du pays.
C
ette matinée ne faisait donc pas exception, lorsque les premières heures d'audiences avaient sonné, le chevalier avait poliment prit congé et avait rejoint la tour où il résidait. Son arrivée dans ses quartiers fut salué par le cri perçant et impatient d'Awyr qui n'avait pas encore eu l'occasion de sortir aujourd'hui et qui réclamait sa liberté. Chose qu'il obtint très facilement car le chevalier ne tarda pas à défaire le lien qui retenait sa serre et à ouvrir la fenêtre la plus proche de son perchoir. Le rapace posa alors son regard perçant sur Gauvain avant de déployer ses ailes et de prendre son envole. Son propriétaire l'observa s'élever dans les airs avant de disparaître dans un rayon de l'astre solaire qui continuait doucement son ascension. Le chevalier referma la fenêtre lorsqu'il perçu Awyr descendre en large cercle vers la ville, l'oiseau de proie ne semblait guère pressé de partir en chasse et préférait s'amuser avec les courants aériens. Gauvain quant-à lui était décidé à sortir du château et se mêler à la foule en contre bas pour saluer ses connaissances et écouter ce qui pouvait bien se dire entre les murs de pierres de la ville.
C
'est ainsi que quelques minutes plus tard, le chevalier franchit les murailles du château en saluant les gardes placés là. La main posée sur le pommeau de son épée, il leva les yeux vers le ciel pour apercevoir son compagnon ailé mais il ne vit aucune traces de sa présence avant de se fondre dans la foule des badauds et des marchands. Il avait beau ne pas porter de signe ostensible si ce n'est la présence de son épée, son visage était connu par les habitants de Camelott et les salutations ne manquèrent pas sur son passage. Il répondit poliment à chacunes d'elle, s'attardant lorsqu'il connaissait personnellement l'individu, tandis que sa stature semblait très naturellement lui faciliter le passage dans les ruelles encombrées. Gauvain s'arrêta chez un forgeron qui était surtout devenu un ami à la langue bien pendu qui finit par lui tenir la jambe pendant plusieurs minutes à la grande satisfaction du chevalier qui finit par savoir tout ce qui pouvait se dire/se faire en ville sans aucun effort d'interrogation à fournir.
C
e n'est que lorsqu'il cru percevoir le cri famillier d'Awyr dans le brouhaha de l'extérieur que Gauvain prit congé de l'homme au marteau. En retrouvant la luminosité extérieure, le chevalier mit quelques secondes à trouver le perchoir de l'oiseau qu'il avait bien entendu quelques secondes auparavant. L'animal était en équilibre précaire sur un toit, ce qui n'était guère dans ses habitudes, et observait la foule avec un intérêt tout aussi inhabituel. Au moment où Gauvain commença à se demander si cette observation n'était pas focalisée sur quelques choses de bien précis, Awyr prit à nouveau son envole en poussant un nouveau cri qui n'attira que l'attention de son propriétaire parmi les bruits diverses et variés qui s'échappait du marché. L'oiseau s'éleva haut dans le ciel et se mit à décrire des cercles au-dessus d'un point assez précis. Intrigué par ce comportement et n'ayant guère autre choses à faire dans l'immédiat, Gauvain décida de répondre à l'appel d'Awyr et se dirigea vers le lieu qu'il semblait désigner.
C
'est ainsi qu'il s'éloigna bien vite de la foule, il commençait tout juste à un peu moins entendre le brouhaha de la place lorsqu'il cru entendre un cri mais il lui était difficile de savoir si c'était le fruit de son imagination ou si cela provenait du lieu dont il s'éloignait ou de là où il se dirigeait. Tandis qu'il voyait détaler vers lui un jeune garçon, Awyr fondit vers le centre de son cercle et disparut jusqu'à ce que Gauvain n'arrive près d'un feu de camp. Il repéra tout de suite l'animal qui s'était souplement posé sur la branche d'un arbre avant de planter son regard perçant vers la seule jeune femme présente ici. Lorsque son regard capta la réelle teneur de la scène, le chevalier posa une main sur la paume de son épée et manifesta sa présence.

    ▬ " Que c'est-il passé ici ? "

L
a course du jeune homme croisé quelques instants plus tôt prenait du sens lorsque l'on voyait le corps inanimé au-dessus du quel était penché une jeune femme blonde qui appartenait de toute évidence à la catégorie aisé des villageois mais dont le comportement était assez anormal face à la dépouille de cette vieille femme.

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MessageSujet: Re: La Bonne Aventure • Libre •   Ven 12 Oct - 19:59

Qui avait-il donc dans son passé, dans son avenir qui effraye à ce point ceux qui y jetaient un oeil ? Cela ne pouvait pas être les quelques atrocités qu’elle avait eu l’occasion de perpétrer ; elles auraient suscité la haine, non pas ce genre de terreur. Les seuls points mystérieux de son existence restaient donc les premières années de la vie, passées parmi le peuple très secret des selkies avant que ceux-ci de la rejetent sur la côte, sans mémoire, et son avenir auprès de Morgane. Une allégeance que, par ailleurs, elle n’avait jamais regretté jusque là. Jusqu’à il y a quelques mois, à dire vrai. Depuis qu’il était plus question de calculs politiques et de subtilité que de coup d’esbroufe et massacres théâtralisés. Elle savait ne pas être la seule à penser ainsi ; Méléagant était au moins tout autant ennuyé qu’elle par la tournure des événements. Cet ennui qui l’avait amené ici, près de cette voyante au crépuscule de sa vie, dans ce village effervescent bien inconscient des conjectures de la guerre, avait donc au moins eut le mérite de la conduire à un moment fascinant. Ces quelques minutes où elle se tint au dessus du corps de la vieille femme et l’observa avec un intérêt effrayant, mémorisant chacun de ses traits. Elle alla même jusqu’à effleura, du bout des doigts, la pommette encore tiède de la voyante, dans ce qui avait tout l’air d’une caresse ; une tendresse que Mélusine ne réservait apparemment qu’aux morts.

Au même instant, elle entendit un frémissement étrange, dans les airs, non loin. Un oiseau de proie tournoyait au dessus et se posa sur une structure de bois, ses serres éraflant la poutre avant qu’il ne s’immobilise. Attentive, sans pourtant se retourner, elle fut dès lors à l’affût de ce qui suivrait. Et son pressentiment fut vérifié très vite, tandis qu’elle percevait dans le sol d’infimes vibrations et entendait la lente respiration d’un homme qui s’approchait. L’avantage d’avoir vécu si longtemps (également son plus gros désavantage), était qu’aucune situation n’était singulière. Ainsi avait-elle déjà prévu cette question qui vibra dans l’air, portée par une voix masculine qui lui plut. De même que, lorsqu’elle se retourna lentement, se redressant, elle ne fut nullement surprise de voir là un garde de Camelot, la main déjà le pommeau de son épée, méfiant. Non, pas un garde. Un chevalier. Plus qu’à sa tenue, cela se voyait à son visage, à ce regard perçant et vif où se dévoilait une indéfectible loyauté. Un petit chien du roi qui s’éloignait des murailles pour venger le petit peuple, voilà qui eut le mérite de la faire sourire. Un sourire qu’elle n’eut cependant qu’intérieurement puisque, d’une vision extérieure, son visage conserva une parfaite neutralité.


_ Elle s’est effondrée, je n’ai rien pu faire, répondit Mélusine en haussant les épaules, nullement impressionnée par la carrure de celui qui, pour l’instant, se présentait comme son ennemi.

Il était bien entrainé. Un jeune soldat peu expérimenté aurait tout de suite baissé sa garde en voyant qu’il n’avait affaire qu’à une femme, fluette de plus. Mais un chevalier du roi savait que leurs ennemis avaient bien des visages. Mélusine baissa les yeux vers la main du chevalier, celle sur la garde de son épée, assez longtemps pour qu’il puisse le capter. Elle n’essayait pas de jouer le moindre rôle (être Rosalie l’aurait franchement ennuyé) et conservait simplement une attitude calme et vaguement amusée. De quoi alimenter la suspicion du chevalier.


_ Avez-vous quelque intention de m’exécuter, chevalier ?

Sa voix avait quelque chose d’agaçant. On n’aurait su dire si elle se fichait de lui ou parlait avec une parfaite innocence. C’était cette incertitude qui la rendait fortement antipathique et suscitait la méfiance. Elle ajusta une nouvelle fois sa cape avant de s’avancer vers Gauvain, pas à pas, consciente qu’au moindre geste brusque il n’hésiterait pas à l’embrocher. Un charmant sourire étira ses lèvres tandis que l’identité du preux chevalier commençait à se révéler. Elle avait de nombreuses fois entendu des récits à son sujet. On le décrivait beau et courageux, sa force suivant la course du soleil, son visage vierge de cicatrice et enclin à se fondre parmi le peuple, préférant ne pas porter d’habit officiel. Tout cela mis ensemble... Elle hésita une seconde, entre Perceval et Gauvain. Elle n’avait jamais rencontré ni l’un ni l’autre, mais Perceval était décrit comme jeune et innocent par beaucoup. Le regard qu’elle affrontait à présent n’avait rien d’innocent. Son sourire s’agrandit, tandis qu’au bout de ses doigts naissait un frisson bien connu. Elle n’avait décidément aucune envie de jouer Rosalie, de faire taire sa méfiance, de réussir à s’enfuir sans qu’il soupçonne son identité. Elle le regardait avec un intérêt grandissant, frémissant déjà à l’idée de l’affronter. Il n’y avait pas d’ennemi plus redoutable qu’un soldat du roi, disait-on ; elle n’avait eut que rarement l’occasion de confirmer cet adage.

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