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 [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses

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MessageSujet: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 9:48





Olympias
d'Erec

• PERSONNALITÉ AVATAR • Emilia Clarke
• AGE • 25 ans
• RACE • humaine
• GROUPE • entre Noble et Traitre...
• SITUATION • en couple officieusement avec Méléagant
• CAMP • Morgane


Apparence et Caractère



Depuis toujours, Olympias a été la plus petite, que ce soit de sa famille, du voisinage ou de son groupe d'amis. Ca ne l'a jamais dérangé, bien au contraire; elle use et abuse de ce trait physique. Après tout, elle a l'air si frêle et si innocente que personne ne pourrait la soupçonner de faire ce qu'elle fait. Sa taille n'est pas la seule a être trompeuse, le sourire qu'elle affiche en quasi permanence est lui aussi un mensonge directement apposé a son corps. Elle sourit énormément a la cours, faisant croire a tout ceux qui l'entourent qu'elle est heureuse comme jamais de se trouvé la alors qu'elle ne rêve que de partir. Elle sourit aux chevaliers de Camelot et pourtant, son plus cher désir est de les voir tous morts....
Ses yeux eux, d'un bleu glacial, ne mentent pratiquement jamais et expriment bien souvent ce qu'elle pense ainsi que la vérité rien que la vérité. La jeune demoiselle gardait pourtant dans la plus plupart des moments son calme, et ne se séparait jamais de sa gentillesse et de sa bonne humeur apparente. Il était bien rare qu’Olympias cri après quelqu’un ; elle préférait de loin l’humilier et le blesser, le plus souvent en publique pour un meilleur résultat.
Elle avait bien observé lors de son apprentissage, et la jeune femme s’était développée un sens de la répartie assez cinglant, mais toujours humoristique, qui rabaissait légèrement la personne sans qu’elle ne s’en rende compte. Cette répartie allait de paire avec sa langue pendue qui avait pour habitude de souvent dire ce qu’elle pensait un peu trop fort, ne se souciant absolument pas de la réaction des concernés. Toutefois depuis qu’elle est à Camelot, la belle a apprit à se modérer.
Son physique a beau faire d'elle une jeune femme charmante, douche et innocente, ce qui brule au plus profond d'elle même est très différent. Chacune de ses actions et de ses paroles sont minutieusement calculé; elle ne fait jamais rien sans avoir au préalable tout préparé mentalement. Ce qui fait d'elle une manipulatrice et une menteuse hors pair.
Froide au possible a l’intérieur, elle n'est pas forcément des plus douées pour les émotions, et pourtant, son cœur arrive a bruler pour quelqu'un et elle serait prête a tout, absolument tout pour lui.
Très impatiente, elle a du mal a rester enfermée et a toujours agir convenablement, chose qui explique ses fréquentes sorties, spécialement ses sorties nocturnes. Elle était volontaire et déterminée. Lorsque quelque chose était rentré dans sa tête, il en fallait beaucoup pour qu’elle arrive a s’en détourner. L’hésitation et l’incertitude étaient deux états d’esprit qu’elle évitait le plus possible, et jusqu’alors, ca lui avait plutôt pas mal réussi. Elle savait ce qu’elle voulait, et ce qu’elle voulait, elle l’obtenait, et ce par tous les moyens.
Malheureusement pour elle, Olympias a tendance a être assez nerveuse. Ce qui la trahis: elle se met a jouer avec l'une de ses longues mèches de cheveux bruns. Elle essaye d'ailleurs de toujours avoir ses cheveux dans des coiffures compliquées pour que cela n'arrive plus.



Histoire...



Livre Premier : Naiscent de lo enguelet.

En ce temps la, les romains étaient partout. Leur empire s’étendait bien au delà des frontières de l’Italie ; et la Grèce, âpres avoir connu une époque glorieuse, se retrouva bien vite sous leur domination.
Elenitsa Krakonis, sous l’ordre de ses parents entreprit seule le long voyage qui la destinait à vivre en Bretagne. Son périple fut long et pénible, aussi bien physiquement que mentalement. Son jeune âge faisait qu’elle ignorait encore un bon nombre de chose sur la vie ; et elle se retrouva, bien malgré elle, dans de bien nombreuses situations délicates auxquelles elle n’était pas préparée.
Après plus d’un an, la jeune demoiselle posa le pied dans la ville de Tintagel. Tout autours d’elle n’était qu’agitation, les chevaliers d’Uther Pendragon, le roi de toute la Bretagne, étaient de sorti. Elenitsa regarda un instant autour d’elle pendant qu’elle jouait des coudes et des épaules pour se frayer un chemin jusqu'à l’allée principale de la cour du château.
Les premiers chevaliers arrivèrent, étincelants de beauté et de grandeur dans leurs armures et sur leurs chevaux brillants. La tête de la jeune femme commença à tourner ; ses oreilles se mirent a siffler ; enfin sa vue se brouilla juste avant qu’elle ne s’effondre sur le sol, a a peine deux mètres des sabots d’un des chevaliers.
Ban d’Erec était un jeune Breton. A l’âge de seize ans, il avait été fait chevalier, et depuis maintenant quatre ans, il se battait contre les Saxons au nom du Roi de toute la Bretagne Uther Pendragon.
Ce jour la, il rentrait d’une compagne avec tous les autres chevaliers. Une foule était amassée dans la cour du château, et formait une haie d’honneur. C’était toujours la même chose lorsqu’ils revenaient ; le peuple les acclamait, les traitants comme des héros, et le Roi les insultaient, les traitants de minables incapables. Le jeune homme laissa un léger sourire amusé paraître sur son visage avant de remettre son casque en place afin de suivre ses camarades au grand trot.
Alors qu’il s’approchait de l’entrée, une jeune femme s’effondra sur le sol, a a peine quelques mètre des sabots de son cheval. Usant de tout son poids, et se mettant littéralement debout sur ses étriers, il réussit a arrêter sa monture juste devant l’inconnue.
Ban souffla de soulagement et sauta au sol afin de regarder l’état de la jeune femme.
Trois mois plus tard, Elenitsa et Ban se mariait avec la bénédiction du Roi.
Tous deux menaient une vie agréable et on ne peut plus tranquille entre les campagnes de guerre. La jeune beauté Grecque n’aimait pas Uther Pendragon. Elle avait apprit son histoire quelques mois après son mariage avec Ban, et celle-ci lui avait on ne peut plus déplut. Changer d’apparence pour rendre infidèle une femme était quelque chose d’horrible et méprisable. Le fait que Merlin, magicien respecté de tous, l’avait aidé dans ce plan honteux, l’avait mise dans une colère noire. La reine Ygerne n’avait eut d’autre choix que de passer la nuit avec l’imposteur déguisé en son mari, et était tombé enceinte. A la mort de son mari Gorlois, elle avait épousé, a grand regret le roi de toutes la Bretagne.
Chaque soir quand elle se couchait, Elenitsa avait toujours un peu peur que l’homme qui se couche a ses cotes ne soit pas son époux Ban qu’elle aimait. Elle savait que s’était ridicule, mais l’histoire d’Uther l’avait terrifiée bien plus qu’elle ne l’avait souhaité.
Elle ne disait pas un mot de tout ca à son mari, mais dans sa tête, elle savait pertinemment que l’enfant qui était entrain de grandir dans son ventre n’adulerait jamais Uther et le bâtard qu’il avait procréé.

[…]
Les cris de souffrance insupportable déchiraient le calme de la nuit. Elenitsa avait le corps tout entier en sueur et avait l’impression de vivre la pire des tortures. Son bébé était entrain de sortir de son corps. Une telle douleur était intolérable, et jamais plus elle ne voulait l’endurer. Elle était allongé sur cette table de bois, trois femmes a ses cotés depuis plus de deux heures, et elle avait beau s’époumoner et pousser de toutes ses forces, le petit être refusait de sortir.

[…]
Deux mois plus tard, lorsqu’il rentra d’une longue campagne de plus de huit mois, Ban eut la surprise de découvrir sa sublime femme qui l’attendait devant la porte, une adorable petite fille entre les bras. Elle l’avait appelé Olympias, en souvenir de la grandeur passée de la Grèce. Le jeune homme regarda sa fille et la prit dans ses bras. A la seconde même ou ses yeux s’étaient posés sur le petit minois du bébé, il avait comprit qu’elle serait celle qu’il aimerait plus que tout au monde.
Il n’avait réellement espéré avoir un enfant. De nombreuses fois, il avait regardé les familles de paysans avec leurs enfants en se demandant comment, avec une vie aussi misérable et pauvre, ils pouvaient témoigner de l’amour inconditionnel pour leurs enfants qui leur retiraient littéralement le pain de la bouche. En voyant son enfant, il avait comprit, l’amour, la tendresse et tout le reste venait en même temps que le bébé qu’ils soient d’accord ou non.
Olympias était sa princesse, son étoile brillante, et tout ce qui le faisait se battre pour sa vie.
Elenitsa regardait en souriant son époux et son enfant, mais dans son esprit, elle tramait déjà les pires plans pour que sa fille, son sang et sa fierté deviennent une redoutable ennemie pour Uther et sa descendance.


Livre Second : la defenissement del poreveu


    Attention mon ange, si tu continue a courir ainsi, tu vas finir par tomber et par te faire mal.


Ban rattrapa sa fille par la taille et la tira doucement a lui avant de la soulever dans les airs et de la faire tournoyer sous les rires amusés et heureux de la petite. Elle avait a peine trois qu’elle courait déjà dans tous les sens, fuyant la cour poussiéreuse de la demeure afin de se poser dans les champs, entourée par les arbres et les fleurs. Cette petite aimerait la nature et saurait vivre avec, c’était certain.
A la naissance de leur enfant, Elenitsa avait supplié son mari de partir de la cour. Elle voulait que sa fille grandisse dans une demeure, avec un jardin, et surtout loin de l’agitation parfois malsaine qui régnait au château. Elle voulait de plus se retrouver le plus loin possible du roi Uther.
Le chevalier serra une dernière fois son enfant dans les bras avant d’aller embrasser tendrement son épouse, qui les regardait accoudée a la porte principale de sa maison, une main délicatement posée sur sa fine hanche, un sourire amusé aux lèvres.
Ban s’éloigna de quelques pas et après avoir jeté un rapide coup d’œil sur sa famille, grimpa sur son cheval et partit au galop.

[…]
    Princesse… Où es-tu ma jolie princesse ? Fais bien attention a toi, j’arrive, et quand je t’aurais trouver… je te mangerais !


Ban avançait à petits pas dans le champ. La culture étant bien avancée, il était possible pour les deux de se cacher au milieu. Ils étaient tous deux entrain de jouer à se trouver dans les plantes.
La jeune fille aperçut son père. Avec le plus de discrétion, elle se précipita vers lui et lui sauta sur le dos en riant a gorge déployée.
Son père riait aussi lorsqu’il la ramena, sur ses épaules, jusqu'à la cours de leur maison. Il lui fit un baiser sur le front avant de rentrer dans la maison. Sa femme était assise sur une chaise et le regardait avec tendresse. Ban la prit dans ses bras et l’embrassa avant de rejoindre son cheval et de partir au galop.

[…]
    Un peu plus haute ta lame. Attaques moi sur la gauche. Plus vite ! Plus fort ! Toujours haute ta lame. Surprends moi Princesse !


Olympias était assez âgée, du haut de ses treize années pour que son père commence à lui apprendre les bases du combat a l’épée. Elle ne deviendrait jamais une grande guerrière il était vrai, mais elle pourrait au moins se défendre.
Ban baissa sa garde et sourit à sa fille. Il s’approcha d’elle afin de déposer un baiser sur son front. Il se dirigea ensuite vers le potager ou se trouvait Elenitsa. Il l’embrassa avec passion avant de se rendre aux écuries. Quelques secondes plus tard, son cheval filait au galop sur l’allée de terre.
Arthur, fils d’Uther, avait retiré l’épée dans l’enclume et était désormais roi de Bretagne à l’âge de quinze ans. Il entamait a présent sa première campagne de guerre.

[…]
Le vent soufflait sur la plaine verdoyante, faisant se courber les fiers brins d’herbe et amenant à l’armée de Bretagne les bruits et les odeurs du camp adverse. L’air était frais, et chaque souffle des chevaux et des hommes formait un petit halo de buée. La tension était la maitresse des lieux… L’affrontement n’allait pas tarder, et les reines Carnage et Destruction allaient emporter avec elles un bon nombre de chevaliers qui étaient aussi des pères, des époux, des frères et des fils.
Ban soupira doucement et remit son heaume sur sa tête. Il flatta une dernière fois sa monture avant de sauter dessus. Le jeune homme, vieillit pas les guerres, dégaina son épée et l’embrassa. Lorsqu’il la leva dans les airs, le bruit d’une centaine d’autres lames que l’on retirait de leur fourreau tinta à ses oreilles.
De sa basse et puissant voix, Ban cria l’appel de la charge avant de lancer son cheval au galop sur la plaine qui finirait ensanglantée.

[…]
Le combat faisait rage tout autours de lui, ne laissant de répits a personne. Les bruits des lames qui se croisaient, des cris de rage et des râles de souffrance se mêlaient pour former l’appel terrifiant de la mort.
Ban venait de tuer un saxon, et alors qu’il retirait son épée du crane de l’homme, déversant une coulée de sang chaud sur le sol ; une lance transperça son dos avant de ressortir par son ventre. Les yeux bleus de chevalier s’exorbitèrent. La lance se retira, laissant l’homme s’effondrer sur le cadavre encore chaud de sa victime. Il ne resterait plus très longtemps en vie.
Alors qu’un voile opaque se posait sur ses yeux et que les sensations se retiraient de son corps, Ban d’Erec eut encore le temps de penser a sa femme, sa sublime et courageuse femme ; et a sa fille, déjà grande qu’il n’avait pas assez vu. Il les laissait seules.
Son cerveau s’éteignit, et les bras chauds, attirants et sensuels de Freyja le tirèrent hors de la vie.

[…]
Le soleil se levait sur la campagne anglaise, laissant rougeoyer l’horizon. Elenitsa secoua légèrement sa fille lui disant qu’il était l’heure pour elle d’aller s’occuper des chevaux. Olympias rouspéta quelque peu avant de se lever, de faire une rapide toilette et de s’habiller.
Lorsqu’elle posa un pied dehors, elle observa avec attention et plaisir la nature qui l’entourait. Leur demeure se trouvait a une bonne vingtaine de minutes a cheval du château de Tintagel, mais cela leur permettait de profiter du calme et de la campagne.
La jeune fille de quatorze ans tourna la tête vers la route qui menait au château. Au loin, un léger nuage de fumée avançait vers elle. La demoiselle plaça ses mains sur ses hanches et attendit un instant afin que la silhouette devienne plus claire. En reconnaissant le sigle du nouveau Roi, un sourire de plaisir prit place sur son visage.

    Mère Mère ! Venez vite ! Père est de retour !


Elenitsa en entendant les appels de sa fille, souleva ses jupons et se précipita à l’extérieur. Elle s’arrêta au coté de sa fille, et posa une main légère sur l’épaule de celle-ci.
Lorsque le cavalier arrêta sa monture et posa le pied au sol, le sourire des deux femmes avait disparu.

    Dame d’Erec ?
    Oui ?
    Je suis venu vous rendre ca. Il tendit à Elenitsa et Olympias le heaume qui avait appartenu a Ban. Il est tombé sur le champ en héros…


Olympias ne voulait en entendre plus. Elle s’enfuit en courant, le vent sifflant a ses oreilles, et les larmes ruisselant le long de ses joues.




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Dernière édition par Olympias d'Erec le Ven 9 Nov - 10:53, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 9:50



Histoire suite et fin...



Livre troisième : Aparissance del traictre

Uther était mort il y a de ca bien longtemps en laissant son royaume sans héritier, le bâtard qu’il avait procréé avec Ygerne étant mort né. Il avait ensuite suivit de longues années de cauchemars, ou la terreur et la crainte des invasions Saxonne régnaient. Presque tous les chevaliers avaient fini par prétendre au trône, et laissait le royaume sans défense, préférant se combattre en eux.
A chaque fois que son mari était parti a ses joutes stupides, Elenitsa enrageait. Elle ne comprenait pas pourquoi le peuple Breton avait tant besoin d’un roi. Chaque jour où son époux était absent, sa haine envers Uther grandissait.
Lorsqu’Olympias avait atteins l’âge de treize ans, un jeune garçon d’une quinzaine d’années retira l’épée dans l’enclume, faisant ainsi de lui le Roi de tout la Bretagne. Merlin le sage l’accompagnait. Ce jeune homme n’était autre qu’Arthur Pendragon, fils d’Uther Pendragon et d’Ygerne de Cornouailles.

    United we stand, now and forever in truth, divided we fall.Hand upon hand, brother to Brother ; no one shall be greater than all...


Le chant s’élevait dans les airs, emplissant les lieux de tristesse et de mort. Ban d’Erec n’était plus. Il était tombé sur le champ de bataille. Il avait laissé derrière lui une femme aimante de toute beauté, et une jeune fille a la joie de vivre.
En ce jour funeste, Elenitsa tenait sa fille par les épaules et regardait la terre et les cailloux tomber sur le cadavre de son époux. C’était un geste à la fois de protection, de réconfort, et surtout de soutien.
Le très jeune roi avait prit comme première décision de partir en guerre contre les Saxons, devenus bien trop présent sur son territoire. Ban avait immédiatement suivit aveuglement… Et il y avait laissé sa vie. Les larmes inondaient les pales joues du reste de la famille d’Erec. Elles allaient devoir s’en sortir seules ; et elles s’en sortiraient, il n’y avait pas d’autre choix.

[…]
La nuit était tombée sur Tintagel. Elenitsa déposa un baiser sur le front de sa fille qui avait finalement réussi à sécher ses larmes pour dormir. Elle sorti sur la pointe des pieds et se dirigea vers les bois.
Après avoir marché de longues minutes, elle s’arrêta sur les bords d’un lac. De ses doigts tremblants, elle défit ses vêtement qui tombèrent sur le sol avec un bruit mou. Elle plongea dans l’eau sombre et glaciale. La demoiselle nagea quelques instants afin de rejoindre un petit ilot, se trouvant au milieu du lac, sur lequel elle s’allongea avec plaisir. Une fois de plus, les larmes de rage et de haine commencèrent a lui couler sur le visage.
Le vent se leva et se mit a souffler dans les branches des arbres ; formant ainsi une étrange mélodie de mots qui parlaient a Elenitsa.

    Pourquoi laisses-tu ainsi couler ta rage Elena ?
    Uther… Sa progéniture.
    Les arbres rigolèrent. Calme toi ma tout douce… Tu seras vengée, et Arthur Pendragon périra… Mais pour cela, conduits ta fille a moi.


[…]
Olympias avait fait comme sa mère lui avait demandé. Elle avait quitté la maison tard dans la nuit et s’était rendue au lac. Une fois sur l’ilot, elle s’enroula comme elle le put dans ses bras et attendit. Le froid commença a saisir tout doucement le corp nu et vulnérable de la jeune fille. Afin de se protéger de ce vent qui la glaçait, elle se roula en boule sur le sol. Le temps passait et personne ne venait. La douce soupira mais ne bougea pas. Le vent souffla dans les branches des arbres, créant une douce berceuse.
Olympias s’assoupit.
Le vent soufflait encore, mais il emportait cette fois-ci avec lui, des odeurs bien différentes de celles dont Olympias avait l’habitude de sentir dans les bois. Celle-ci frémit doucement et poussa un faible gémissement, signe qu’elle allait très bientôt ouvrir les yeux.

    Attention elle va se réveiller ! On devrait aller prévenir Morgane.
    Tais-toi imbécile et laisse Morgane tranquille.
    La jeune fille ouvrit les yeux, et son regard tomba sur un décor complètement inconnu.Qu’est…..Qu’est-ce que je fais la ? Où suis-je ?
    L’être partit dans un éclat de rire. Tu es ici loin de ta mère, loin de ta maison et loin du morne destin qui t’attendait. Tu es parmi nous pour apprendre de grandes choses. Je vais t’apprendre la magie de l’alchimie petite… Tu es la pour nuire a la descendance d’Uther Pendagron Olympias ; comme le désirait ta mère.


[…]
Les années étaient passées à une vitesse fulgurante, sans que la jeune grecque les ait vues défiler. Elle regarda devant elle la grande porte de bois qui se dressait majestueuse. Cela faisait sept longues années qu’elle n’avait pas revu sa mère, et elle hésitait à frapper. Trop de temps avait passé, et Elenitsa ne la reconnaitrait peut être même pas.
Olympias inspira profondément et frappa trois coups brefs et forts a la porte de son ancienne demeure.

[…]
La jeune beauté brune était assise, face à sa mère, et était en train de lui raconter avec une infinité de détails, comment s’était déroulé son long apprentissage. Elle devait reconnaitre que ça n’avait pas été facile tous les jours, mais jamais elle ne s’était plainte. Elle avait découvert tant de choses, aussi bien humaines qu’intellectuelles. Son savoir de la nature et de la magie, réuni dans l’art ancien mais très savant de l’alchimie, dépassait de très loin ses espérances. Olympias était fière d’elle, et elle espérait que sa mère le serait tout autant.
Après plusieurs minutes d’un silence total, Elenitsa prit les mains de sa fille dans les siennes et lui sourit avec affection.

    Tu m’as manqué ma fille… Mais parles moi plus de ce Méléagant….


La demoiselle sourit. Elle avait rencontré le jeune homme il y a plusieurs années déjà. Son caractère orgueilleux, méprisant, cruel et surtout mauvais, lui avait tout d’abord on ne peut plus déplut. Mais le temps et leur but commun avaient fini par les rapprocher, et Olympias vivait avec lui, depuis quelques mois déjà, une histoire passionnelle.

[…]
    Mais mère… Je ne suis pas venue pour vous parler de Méléagant… J’aurais besoin que vous me rendiez un grand service.


Elle devait trouver sa place au château de Camelot, ou s’étaient installés Arthur et ses chevaliers…


Livre quatrième : Olympias

    «Mon très cher Méléagant.
    Que le temps me semble long lorsque je suis loin de vous…
    Je me suis installée hier au château de Camelot après presque un an de demandes. Je suis aujourd’hui officiellement une habitante de ce lieu.
    Tout y est différent de ce que j’ai pu connaitre auparavant. Il y règne un nombre incroyable de personnes, et il n’est absolument pas rare de se retrouver à marcher a cote d’un chevalier. Certains m’ont déjà accordé un sourire de bienvenue. Je devrais normalement pouvoir en trouver un très rapidement à entourlouper à ma guise.
    Dès que j’ai plus d’information à vous donner mon tendre amour, je vous envoie une autre missive.
    Bien a vous.
    Votre dévouée Olympias »


{Neuf mois plus tard}

    «Mon tendre amour.
    Il n’y a qu’une seule hâte dans mon cœur, vous revoir le plus vite possible. Une fois par semaine n’est pas assez, je me languis de vous et mon corps vous réclame.
    Il s’est passé tellement de chose depuis notre dernière rencontre que j’ai décidé de vous écrire.
    Les jours passent doucement, mais aucun ne se ressemblent. Je commence lentement, mais très surement, à m’intégrer au sein de ce château où l’agitation est permanente. L’autre soir j’ai été invitée à souper avec un chevalier et son épouse, preuve de ma montée sociale. Je n’ose même pas vous expliquer la complexité des ordres sociaux ici, c’est un véritable calvaire. Pour arriver a se faire accepter par les autres, il faut une durée infernale.
    Mais je ne vous écris pas pour ça, et je doute que mes si petites affaires vous passionnent.
    J’ai rencontré quelqu’un aujourd’hui. Et je pense qu’il est parfait pour moi. Lorsque je dis rencontrer, je veux plutôt dire «Un chevalier m’est rentré dedans dans la matinée. ». Nous avons discuté quelques instants et je pense qu’il sera vraiment parfait pour nous. Je vais essayer de le recroiser bientôt.
    Tendrement.
    Votre Olympias prête a tout. »


[…]
Plus d’un an avait passé depuis qu’elle avait fait la rencontre de ce preux chevalier destiné à être, bien malgré lui, un des rôles majeurs dans la montée de Mordred sur le Trône de Bretagne.
La jeune femme avait bien changé. Elle était arrivée à Camelot en parfaite étrangère, ignorant tout des règles de conduites qu’il fallait respecter lorsque l’on croisait quelqu’un dans le couloir et dès que l’on s’adressait à une personne.
Désormais Olympias était devenue une parfaite demoiselle de la cour. Plus rien n’avait de secret pour elle, et la jeune femme maniait le double langage et autre subtilité réservées aux femmes du château, avec une perfection étonnante, comme si elle avait toujours vécu dans ce genre de contexte.
Elle avait fait aménager dans sa chambre quelques mois au part avant, dans le plus grand secret, un petit cabinet d’alchimie, qui se transformait, en un tour de main, en un cabinet de toilette original et pas forcément au gout de tous ; mais cela lui permettait de ne pas perdre la main pour le grand moment qu’elle attendait avec une impatience folle.
Du haut de ses vingt-cinq années, Olympias attirait une légère polémique ; elle n’était toujours pas mariée. La demoiselle ne faisait que sourire à ce genre de réflexions. Elle avait une relation plus que sérieuse avec Méléagant et cela lui suffisait très largement.
Son preux chevalier était devenu, avec le temps, un ami très cher avec qui elle passait un temps fou. Elle jouait avec le feu avec lui, prétendant que son cœur ne battait qu’en sa présence.

    «Mon doux Méléagant.
    Encore une fois mon cœur se languit de vous. Voilà plus de trois mois que je vous attends sans plus en pouvoir. Quand me reviendrez vous mon adoré ?
    Le temps est beau ces jours-ci sur Camelot, ce qui me permet d’aller faire de longues promenades dans les bois. J’espère toujours qu’un jour Morgane me fera l’honneur de me voir.
    J’attends toujours mes ordres ; je suis ici au château, j’ai trouvé le chevalier parfait, et mon petit cabinet est installé, toutefois je n’ai toujours rien a faire.
    Prévenez moi le plus vite possible mon adoré.
    Avec tout l’amour que la Terre puisse porter.
    Votre bien dévouée Olympias. »










Hors
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• Votre âge • 20 ans
• Pseudo • Gen/Mysterious
• Comment as tu connu le forum ? • pouahhh ca fait lonnnngtemps
• Fréquence de Présence (plus ou moins) • 7/7
• Un petit mot pour la route ? • Un jour.... les canards domineront le monde....


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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 11:05

Ah zut, donc en fait on ne s'était pas encore rencontré.
C'était qui le vent qui t'appelait ? Quand même moi ? Joint
C'est bizarre que je t'ai pas encore "vue", en tout cas^^ Surtout que Méléagant n'est qu'un sous-fifre muahaha. Hum. Je m'arrête là, je crois que ça vaut mieux Mr Red

Bon retour parmi nous !! mouton

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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 15:11

roooo quelle honneur!!! Morgane sur ma fiche! *Ronronne*

Bah on a pu se rencontrer sans que Olympias le sache... apres tout, elle n'est que le sous-fifre du sous-fifre... donc bon....


Merciii!
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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 16:26

Merci merci Merci merci Merci merci Merci merci Merci merci Je sais, j'ai la classe, je sais...

Donc oui, c'est fort possible ! Après ta validation, on ira mettre tout ça au clair par mp ou dans les liens Mr Red

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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   Ven 9 Nov - 21:24

J'aime J'aime J'aime
Fais attention aux petites fautes d'orthographes qui se baladent What a Face Sinon:



Le Premier Chapitre


Félicitations, ta fiche est Validée !
Ton personnage est maintenant libre de poser ses bagages dans notre Royaume.

our t'aider dans ton jeu, les sections "Demandes de Liens" et "Demandes de Rps" sont à ta disposition. N'hésites pas non plus à aller fouiller de côté des "Aides" qui t'indiqueront quelques détails bien pratiques pour tes rps (comme la monnaie utilisée, la mode vestimentaire, la carte du royaume). Tu as aussi la possibilité de demander un rang particulier dans ce sujet.

eci étant dis, tu peux dès à présent poster où tu le souhaites dans le forum. Tu découvriras des petits secrets ici et là, libre à toi de t'en servir ou non.

our ce qui est des intrigues (les secondaires comme la principale), tu es là encore libre de les utiliser dans ton histoire ou d'y être tout à fait étranger. N'hésite pas à aller regarder les descriptions des Intrigues Secondaires qui pourraient t'inspirer, ou auxquelles tu pourrais vouloir participer.

la moindre question (sur la jouabilité, le contexte, n'importe quoi), n'hésite pas à envoyer un MP à l'une de nous deux (ou les deux ^^).

on jeu parmi nous et n'hésites pas à commencer à RP, tu trouveras toujours des partenaires dans le coin !



Re-Bienvenue

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MessageSujet: Re: [Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses   

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[Terminée] Olympias d'Erec- les apparences sont parfois trompeuses

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